Le château du Peu

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Londigny église

La paroisse de Londigny était en Angoumois, relevait du marquisat de Ruffec, et était rattachée au diocèse de Poitiers. Les seigneurs du château du Peu étaient seigneurs de Londigny.

Le château du Peu
Le château de Londigny se situe en réalité sur le hameau du Peu à 7 km environ au sud de Sauzé-Vaussais mais dans le Département de la Charente. Le petit village de Londigny (CP16700) fait partie du canton de Villefagnan.
Le château de Londigny appartient en 1635 à René Jousserand, en 1666 à Casimir Prévost, en 1729 à Auguste Prévost de TOUCHIMBERT, puis à Auguste-François suivi de Jean-Auguste Prévost, marquis de TOUCHIMBERT.
De l’époque de la Renaissance, l’ancien château formait un corps de logis à charpente en tiers-point, flanqué de deux tours à l'est et à l'ouest. Il offrait un pavillon carré du XVIe siècle ; une belle fuie dont les fenêtres sont ornées de pilastres et couronnées d'un fronton (Statist. monumentales de la Charente).

Londigny, ce qu'on en disait en 1863
Epoque de la renaissance. Château formant un corps de logis à charpente en tiers-point, flanqué de deux tours à l'est et à l'ouest ; pavillon carré du XVIe siècle ; belle fuie dont les fenêtres sont ornées de pilastres et couronnées d'un fronton. Ce château appartint à la famille de Sansac, illustre sous François Ier.


Le château du Peu vers 1700.

De l’époque de la Renaissance, l’ancien château formait un corps de logis à charpente en tiers-point, flanqué de deux tours à l'est et à l'ouest...

Vue tirée du cadastre vers 1830
Au centre, la fuie. En haut et dans l'angle gauche, un arrondi repère la tour du XVIe qui sera conservée dans le nouveau château.


Cadastre actuel (la fuie - cercle central - devrait être effacée).


Au début du XXe siècle.

 
Le château du Peu - actuel - a été érigé en 1881 par Léopold Auguste Prévost Sansac (Marquis) de Touchimbert et son gendre Joseph Ambroise Antoine Alfred de Lameth (Comte puis en 1904 Marquis de Bussy).
Ce château reconstruit dans l'esprit de Viollet-le-Duc, est une imposante réalisation du siècle dernier. On y trouve tous les poncifs de l'époque. Le gothique y côtoie le style renaissance, les sculptures du parc en béton, ajoutent encore au baroque de l'ensemble. De l'ancien édifice il ne reste qu'une tour ronde en ouest, rabillée au XIXe siècle et la fuie en partie ruinée. Construit sur le coteau opposé au village, surplombant la petite vallée de la Péruse, le château de Londigny ressemble à certaines constructions de Viollet-le-Duc. Au XVe siècle, il n'existait qu'une petite gentilhommière qui était la propriété de Jean Jousserand, écuyer, seigneur de Laire. Le château est d'une architecture complexe et variée où se mélange Gothique et Renaissance. Formé d'un corps de logis à charpente en tiers-point, il est flanqué de tours rondes et carrées. Côté cour, une aile en retour fait le pendant d'un grand pavillon construit en avant-corps sur la façade. Tout est dans la recherche visuelle et la décoration est exubérante : pilastres, frontons, clochetons, échauguettes, lucarnes, haute cheminées, blasons aux armes des Lameth... et même des bouches de canon dépassent des créneaux de tours. Ces canons ont valu au château de nombreuses visites de soldats allemands durant la seconde Guerre Mondiale. Menaçant les occupants, ils voulaient savoir si ces pièces d'artillerie pouvaient représenter un danger. Le château de Londigny est également remarquable par son parc paysager de 15 hectares. Au détour des allées (4 km), on découvre de magnifiques arbres aux essences variées, mais également des groupes d'animaux, façonnés en béton armé : échassiers, meutes de chiens, sangliers... Pour permettre au gens de l'extérieur de contempler ces scènes de chasse, on a même pris soin d'abaisser à certains endroits le mur d'enceinte. Le marquis de Lameth, a qui l'on doit ce château et son parc, reflet du mouvement pittoresque des XVIIIe et XIXe siècles, eut une fille qui est l'arrière-grand-mère des actuels propriétaires. (Texte publié en 1885)
 

Vue sud :
Au premier plan, la chapelle ; au fond, en premier, la tour conservée (coiffée en poivrière et couverte d'ardoises), et au fond une nouvelle tour (à créneaux) sur laquelle trône un réservoir d'eau. Dans la cour à gauche, un puits.

 
"Ce château reconstruit dans l'esprit de Viollet-le-Duc, est une imposante réalisation du siècle dernier. On y trouve tous les poncifs de l'époque. Le gothique y côtoie le style renaissance, les sculptures du parc en béton, ajoutent encore au baroque de l'ensemble. De l'ancien édifice il ne reste qu'une tour ronde du XVIe à l'ouest enclavée dans la nouvelle bâtisse, rhabillée au XIXe siècle et la fuie."
Texte tiré de :
Les femmes au XXe siècle
Les grands châteaux de France

Londigny
Propriété du Marquis et de la Marquise de Lameth
5 juin 1905 Note personnelle : "Du pompeux à pleines tours..." mais important.
« La splendide demeure seigneuriale dont nous donnons, en primeur, les vues à nos lectrices (sic), grâce à la courtoisie de son propriétaire, M. le marquis de Lameth, - le si bienveillant abonné du Carnet de. la Femme - constitue une des merveilles architecturales Renaissance, dont la France aime à parer ses provinces.
Chaque génération prit à tâche d'en poursuivre les embellissements, augmenta les constructions, cisela plus à loisir, lentement, avec piété artistique, l'œuvre commencée par de rudes ouvriers au temps des longues guerres.

Les créneaux ne menacent plus ceux qui approchent, loin de là !.. Leurs jours ne guettent que l'arrivée des nombreux amis... Pour la joie seule des regards, s'emplissent d'eaux-vives, les fossés ; les cheminées en auvent, - où brûlent encore les troncs d'arbres, - ne rougeoient que pour répondre aux jeux des diamants et des perles sur les blanches épaules. Si le passé apparaît encore, c'est avec l'infinie attirance des choses vues de très loin, empreintes de beauté douce, d'affabilité chevaleresque, dans une ambiance estompée de gloire et de poésie.
Tel est Londigny, dominant ce côté de l'Angoumois où le joli affluent de la Charente - la Péruse - petit ruisseau, jette la gaité de ses courants parmi les arbres sombres du rivage.
Ce fut en 1657 que Casimir Prévost de Sansac, sire de Touchimbert, fils de François Prévost de Sansac et de Jeanne de La Rochefoucault, épousa Marie de Robillard, et acquit de la maison de Jousserand la terre de Londigny.
Le château était une vieille forteresse gothique composée d'une tour et d'un pavillon crénelé ; il ne parait pas que les nouveaux propriétaires en aient fait leur séjour habituel ; mais leur fils ayant épousé en 1729, Jehanne-Magdelaine de Lameth-Bussy, joignit aux terres de Londigny, les seigneuries de Chalonne, de Colombier, de Montalembert et autres fiefs ; dès lors commencèrent les embellissements du château.
De nos jours, une double alliance eut lieu entre ces mêmes familles dont les mariages décidèrent, en 1687-1721, de la brillante destinée de Londigny : nous voyons, en effet, ces deux illustres noms s'unir à nouveau, en 1872 ; à cette époque se fit le mariage de Marie-Joseph-Ambroise-Antoine-Alfred, marquis [comte à ce moment là] de Lameth, avec Louise Sansac de Touchimbert.
Peu après, le marquis [comte] de Lameth, entreprit la complète restauration du vieux manoir, - commémoration des deux unions à trois siècles de distance. De nouveaux corps de bâtiments furent ajoutés, et la magnifique demeure, après les travaux qui durèrent de nombreuses années, se dresse dans un site incomparable, chef-d'œuvre dû aux recherches érudites de son propriétaire.
Que faut-il le plus admirer, dans cet amoncellement de beautés :
- Le parc ? - déroulant les pelouses, les massifs exotiques, les arbres gigantesques, en un tracé savant où s'unissent, afin d'encercler le merveilleux château d'un écrin d'émeraude, l'art consommé du dessinateur et la fécondité du sol ?
- Le hall ?...
- Le grand escalier d'honneur sur les côtés duquel semblent veiller encore dans leurs miroitantes cuirasses les vaillants hommes d'armes ?

- Les lampadaires, qui s'alignent dans le corridor aux voûtes lancéolées comme celle d'une nef ?
- Les verrières d'où tombent en lumineuses ondes les rutilances d'or et de pourpre ?
- Les immenses baies ouvertes sur la terrasse, sur le billard ?
- Les suites de salons, les boiseries fouillées, les toiles sans prix, les beaux portraits d'ancêtres ?
L'imagination ravie entrevoit la splendeur de ce passé pendant lequel notre France glorieuse s'épanouit dans le génie de ses enfants et le visiteur éprouve une admiration vive, profonde, pour celui qui, recueillant cet héritage ancestral a su l'augmenter encore en y joignant dans son culte pour l'art, le fruit de ses longs travaux, de ses études, des dons aussi rares que brillants, qui sont l'apanage des grandes intelligences et des grandes races.
Nos grands châteaux de France emprunteraient tous, le caractère de l'époque où ils furent construits et de l'ambiance climatérique de leur province.
La Bretagne, guerrière, sauvage et dure, élevait des tours pleines de défi, menaçant l'envahisseur, Saxon, Normand, Anglais. Ceux-ci, on le sait, furent en possession de presque toute la France, qui se hérissa de forteresses vers le XIVe siècle.
L'Angoumois fut assez heureux pour s'en débarrasser en 1371 : sous Charles V et dès lors, la douceur du roi, le charme du climat, semblent peu à peu modifier les mœurs de ses puissants seigneurs : vint François Ier apportant les recherches artistiques, les délices d'une cour élégante, le culte de la Beauté, de la Femme, de la Galanterie et la renaissante civilisation s'épanouit autour de lui.
Londigny est bien la demeure caractérisant l'évolution du Moyen-Age à la Renaissance. Sur les vieilles assises des tours. l'Art a marqué son apogée; au milieu du bruissement des arbres qui l'entourent, se reflétant, pareil à Chillon, dans les eaux limpides du lac, et se dégage de lui l'enchantement qui appartient aux œuvres parfaitement belles, élevées par le génie humain, dans sa plus haute et plus heureuse inspiration.
"
 

Vue de l'est.


Vue depuis le parc, en premier plan la fuie en partie effondrée en 1963.


En 1965, la fuie est en ruine. Par la hauteur des boulins (qui ne vont pas jusqu'au toit) on peut vérifier que le seigneur n'avait pas droit de haute justice.
Les propriétaires ont laissé le château se déliter sans consentir la moindre réparation, sans respect pour leurs ancètres. Et les collectivités locales, l'Etat n'ont rien entravé...
La tour et la fuie auraient dues être classées !










Vue vers le sud (à droite, une partie des annexes).


Vue vers le sud (à droite, une partie des annexes).

Les annexes sont devenus en partie des bâtiments agricoles.

Auguste Raphaël, maître artisan tailleur et sculpteur de pierre, a réalisé des sculptures en pierre de Saint-Même pour le marquis de Lameth. 
Notamment en 1912, avec cette statue équestre haute de plus de cinq mètres érigée à la gloire des ancêtres Lameth de Bussy et Prévost de Sansac de Touchimbert. C'est également lui qui a sculpté de nombreux cervidés, cerfs et biches, et en 1909 le monument érigé à la gloire de Jeanne d'Arc en mémoire des filles Lameth, Jeanne et Magdeleine décédées en 1882 et 1888.
 



Statue équestre haute de plus de cinq mètres érigée à la gloire des ancêtres Lameth de Bussy et Prévost de Sansac de Touchimbert.


Lameth de Bussy.


Statues en béton : le Marquis de Lameth a fait ériger cette scène en mémoire d'une chasse exceptionnelle en forêt de Chizé (79).


 
Le nouveau château du Peu date selon Beauchet-Filleau de 1881. Sa construction a duré très longtemps selon le Marquis de Lameth. L'édifice avait encore fière allure en 2007. Sans doute un jour, pensera-t-on à lui donner un avenir "économique" voire touristique.
Le château de Londigny est tout en complexité et formes variées. Il correspond au mouvement pittoresque des 18e et 19e siècle, expression de l'empirisme et du romantisme. Là les architectes-peintres sont à la recherche des effets visuels (caractéristiques des jardins paysagers, jardins anglais) allant de pair avec le mélange des styles : gothiques, renaissance etc. éclectisme qui utilisera un vocabulaire formel uniquement symbolique ou visuel.
A Londigny, l'architecture des "communs" est une architecture ordonnée, régulière, fonctionnelle (se référant à l'utilitaire dans des matériaux tels que la brique, matériau industriel) employant un vocabulaire formel classique. Par contre l'architecture du château correspond à une absence totale de réalisme ou de nécessité et devient au contraire le cadre d'une sorte de rêve éveillé. Elle exprime la fuite du réel avec par exemple l'emploi d'images évocatrices détournées de leur sens premier : tout est décor, la chapelle abrite la cuisine, le puits est sans eau ; l'ancienne tour du château et à peine reconnaissable tant elle est transformée. Cette recherche visuelle se trouve aussi dans l'utilisation judicieuse du paysage et la façon de le modeler. Le château est en situation dominante dans le site, visible de très loin, des points de vue sont réservés dans le mur d'enceinte pour permettre de regarder de l'extérieur le jardin animé par une scène de chasse en ciment armé.
Cette construction luxueuse et exubérante (à l'intérieur, mosaïques, plafonds à caissons, mobilier gothique etc.) comme la plupart des châteaux du XIXème siècle, véritables gouffres financiers, exprime par une nouvelle monumentalité la satisfaction de la richesse, le rétablissement d'une hiérarchie sociale créée par l'argent. La recherche esthétique est fondée sur l'irrégularité, l'effet théâtral (mise en scène en particulier de l'aristocratie avec ses attributs).
Source : «Du côté de Villefagnan», inventaire des possibilités d'étude d'un canton rural, novembre 1985.

Et maintenant...
Le château a été vendu vers 2010, et de nouveau, serait à vendre. Pour 1,5 M€ et une montagne de réparations, on pourrait y établir un hébergement de luxe, un parc de loisirs avec des possibilités de balades le long de la Péruse ou en forêt.

Les seigneurs et propriétaires du château du Peu à Londigny

Jousserand
Depuis 1500 pour le moins... Paoul Jousserand, alias Paul, écuyer, seigneur de la Bonnardelière (Saint-Pierre d'Exideuil) et de Londigny. Epoux de Anne Tudert. La seigneurie de Londigny est dite passée en 1666 aux Prévost de Touchimbert : en fait c'est plus tôt selon le Marquis de Touchimbert, lire ce qui suit :
"Ce fut en 1657 que Casimir Prévost de Sansac, sire de Touchimbert, fils de François Prévost de Sansac et de Jeanne de La Rochefoucault, épousa Marie de Robillard, et acquit de la maison de Jousserand la terre de Londigny."

Prévost de Sansac de Touchimbert
Auguste Prévost de Sansac de Touchimbert, chevalier, seigneur de Londigny, né le 26 juin 1696, servit dans les mousquetaires. Epoux le 17 décembre 1729 de Jeanne-Madeleine de Lameth, fille de Louis-François, comte de Bussy, et de Jeanne Bernard d’où Auguste-François.
Nota 1 : les Prévost poursuivent leur lignée jusqu'en 1897 quand décédera Léopold Auguste Prévost de Sansac, marquis de Touchimbert, (maire de Londigny) né le 13 avril 1817 au château de Londigny, auteur de Louise Marie Stéphanie Prévost de Sansac de Touchimbert, épouse de Lameth.
Nota 2 : Louis Bernard, lieutenant particulier au présidial d'Angoumois, seigneur de la Font, paroisse de Mérignac, a été marié à N... Clément. Bernard, son fils, seigneur de la Font, n'a eu qu'une fille nommée Jeanne Bernard, mariée à Louis-François de Lameth, comte de Bussy, seigneur de Presle, Moulineuf et Mainxe, veuf de Magdeleine Raity, dont il avait Louis-François, comte de Bussy. Il est venu du second mariage François Réné de Lameth, Jeanne et Marie de Lameth de Bussy ; cette dernière a épousé le seigneur de Londigny dont il sera parlé au mot Prévôt. Jeanne Bernard, nommée la comtesse de Bussy. est auprès de mademoiselle de Charolais.

JO 1896
Lameth (comte de), négociant en rhums à Londigny ; Touchimbert (marquis de), propriétaire, maire à Londigny.

Le Figaro 7 août 1897
Nous apprenons la mort du marquis de Touchimbert, décédé au château de Londigny (Charente). Il était le beau-père du comte de Lameth.


Le Figaro 29 octobre 1916
Nous apprenons la mort du marquis de Lameth, ancien capitaine des mobiles de la Somme, décoré de la médaille de 1870, décédé, à l'âge de soixante-quatorze ans, au château de Londigny (Charente). Il était le père du comte de Lameth, adjudant au 42e d'artillerie, de la marquise d'Estourmel et de la comtesse Edouard du Douhet.

Le Figaro 7 février 1932
On annonce la mort de la marquise de Lameth, née de Touchimbert, pieusement décédée au château de Londigny (Charente), le 2 février 1932, à l'âge de quatre-vingts ans.


De Lameth
Alfred Marie Joseph Amboise Antoine Alfred de Lameth, comte (marquis en 1904), né à Henencourt, le 18 avril 1842 et décédé à Londigny (Charente) à l'âge de 74 ans le 25 octobre 1916, inhumé à Londigny. Il avait épousé à Paris (8e), le 5 août 1872, Louise Marie Stéphanie Prévost de Sansac de Touchimbert, née au Château de Londigny le 10 octobre 1851, décédée à Londigny le 2 février 1932. Dont Marie Eugénie Louise Nathalie Adrienne de Lameth épouse de d'Estourmel.
Le rhum Lameth produit en Martinique (lire plus bas)...

Une affaire qui fit grand bruit au début du XXe siécle
Le pot de terre contre le pot de fer

Le marquis de Lameth, ancien maire de Londigny, est propriétaire d'un ténement d'immeubles appelé le domaine des Grandes-Brandes, situé partie sur le territoire de la dite commune et partie sur celle de Montalembert.
Ce ténement d'immeubles est traversé par différents chemins publics existant de temps immémorial et figurant parmi des chemins publics du plan cadastral et sur toutes les cartes tant des ministères de l'Intérieur et de la Guerre que sur celles du service vicinal.
Dans le courant du mois d'octobre 1898, le marquis de Lameth intercepta arbitrairement la circulation sur ces chemins en établissant des barrières à leur entrée dans sa propriété. Quelques habitants de Londigny, à la tête desquels se trouvait Métayer, s'émurent de cet état de choses, et mirent la commune en demeure de faire rétablir la circulation sur les chemins en question.
Le Conseil municipal, alors dirigé par le marquis de Lameth, maire, refusa par délibération de donner suite à la pétition de Métayer, en prétendant que les chemins obstrués par de Lameth étaient sa propriété. C'est alors que 19 contribuables inscrits de la commune de Londigny prirent l'initiative d'exercer les droits qu'ils prétendaient appartenir à leur commune, et à la date du 7 août 1899, intentèrent au marquis de Lameth devant le Tribunal de Ruffec, et à leurs risques et périls, une action ayant pour but de faire décider que les chemins interceptés par de Lameth étaient des chemins publics. Un procès s'engagea donc.

De Lameth mit tout en oeuvre pour entraver le cours de la justice par ses menaces, il effraya les co-intéressés de Métayer, amena quelques-uns à se désister ; et, Métayer, pour faire consentir les autres à figurer au procès, dût prendre l'engagement de répondre seul de tous les frais.
Après des incidents aussi regrettables que scandaleux provoqués par de Lameth, le Tribunal de Ruffec, par jugement en date du 8 mars 1904, fit droit à la demande des consorts Métayer, déclarant publics les chemins revendiqués au nom de la commune. Le marquis de Lameth ayant fait appel de cette décision, la cour de Bordeaux, par arrêt en date du 17 janvier 1906, infirma le jugement du Ruffec, déclarant que les chemins litigieux étaient la propriété du marquis et condamna Métayer en 500 fr. de dommages-intérêts. Au cours des débats devant la Cour, de Lameth avait produit la copie certifiée «exacte et véritable» du tableau des chemins de la commune de Londigny, délivrée par le sieur Migaud, maire. Ce document forgé de toutes pièces à la demande de de Lameth, fut reconnu inexact, et sur l'ordre du Garde des Sceaux, une information fut ouverte contre les auteurs-de celte pièce. En attendant la solution de cette information, par décret en date du 19 mai 1906, le maire Migaud fut révoqué de ses fonctions.
Métayer, en présence des agissements de son adversaire, en voulant avoir la preuve qu'il avait été victime de manœuvres frauduleuses de la part de celui-ci, découvrit un tableau de classement des chemins ruraux de la commune portant la date de 1865, signé de Lavigerie, maire de cette époque et annoté dé la main de de l'ouchirnbert, alors conseiller municipal, devenu maire, auteur (fi de Lameth, sur lequel figurait le chemin litigieux. Et un projet d'état de classement des chemins ruraux à reconnaitre en vertu de la loi du 20 août 1881, écrit en entier de la main de M. de Touchimbert, maire, sur lequel figure également le chemin litigieux.
Métayer, estimant que la découverte de ces pièces qui ne figuraient pas aux archives de la Mairie lors du transport du Tribunal sur les lieux, donnait ouverture à la requête civile, provoqua consultation prescrite par la loi en vue de ce recours.

MM. Bertin, bâtonnier de l'ordre des avocats près la Cour d'Appel de Bordeaux, Chevalier de la Légion d'honneur ; Descoubis, ancien bâtonnier près la même Cour ; Brazier, également bâtonnier près la même Cour, jurisconsultes désignés par Métayer, émirent l'avis à l'unanimité qu'il y avait lieu à ouverture de la requête civile contre l'arrêt rendu par la Cour d'Appel de Bordeaux le 17 janvier 1906, pour cause de dol et de rétention de pièces imputables au marquis de Lameth.
L'affaire revint donc devant la même Cour. La deuxième chambre de la Cour d'Appel de Bordeaux, malgré les faits dolosifs et délictueux relevés à la charge tant de de Lameth que de son entourage, malgré la découverte et la production de documents absolument décisifs, malgré la consultation émise par les trois honorables et savants jurisconsultes ci-dessus désignés, malgré les conclusions conformes du Ministère Public, la Cour persévéra dans son attitude, et maintint sa première décision par un arrêt en date du 23 avril 1907.
Cet arrêt constitue un monstrueux déni de justice : c'est un infâme soufflet infligé à la raison, au droit, à la justice. Les magistrats de la deuxième chambre ont, dans toute celte affaire et depuis son commencement, fait preuve à l'égard de Métayer, d'un parti-pris, d'une hostilité, d'une partialité systématique et absolument révoltante.
Ils n'ont pas jugé l'affaire métayer, ils ont donné raison au Marquis contre le propriétaire, au clérical contre le franc-maçon.
L'affaire des Grandes-Brandes, qui a duré près de neuf ans, a causé dans le pays une émotion énorme et sera considérée, à juste titre, commue un scandale judiciaire.


Les chemins communaux menacés : exemple à Raix.

Le franc-maçon git à deux pas de la croix hozannière... (cimetière de Londigny).

D'Estourmel
Marie Eugénie Louise Nathalie Adrienne de Lameth, (sera marquise d'Estourmel), née le 11 août 1876 à Londigny, décédée le 27 février 1951 à Paris, épouse à Paris, le 16 juin 1896, Jacques-Marie-Charles, marquis d'Estourmel, né le 31 mars 1867 à Paris 8e, décédé à Saint-Georges sur Layon (49) le 12 octobre 1940 au château des Mines, inhumé à Suzanne (Somme) où il possédait le château de Suzanne). D'où Louise d'Estourmel épouse de Louis Eugène Guy de Monti. Dont Alain de Monti  époux d'Yvonne de Lassat.

De Monti
De Monty Louis Eugène, vicomte, né en 1812. Dont de Monty Maurice (33 ans en 1887), vicomte, époux de Jeanne Marthe Andréa de Gabriac, baronne ; d'où de Monty Louis Eugéne Guy né le 12/9/1887 à Saint-Georges de Layon où il décèdera le 11 novembre 1962. Louis Eugène Guy de Monti épouse Louise d'Estourmel, d'où Alain de Monti, vicomte, (1925-2004) époux d'Yvonne de Lassat (1932-1989). Dont deux enfants, Baudoin Louis Stanislas né en janvier 1956 et …
Nota : Yvonne de Lassat est la soeur du baron Régis de Lassat de Meynard, propriétaire du château de Dissay dans la Vienne.

C'était en 2000
Installation : la loi d'orientation agricole cherche application !
Depuis un an, à Londigny, en Charente, la Confédération paysanne se bagarre pour installer un jeune. L'affaire illustre l'incohérence entre un affichage politique unanimement favorable aux installations agricoles et une réalité "de terrain" préférable aux agrandissements.
Depuis 1966, Hélène et Yves Manguy louent 30 hectares (2/3 irrigables). Leur fils, Jean-Luc s'est installé à proximité et travaille avec l'exploitation parentale. Cette association viabilise les deux exploitations.
L'an dernier, les parents décident de prendre leur retraite. Un jeune, Éric Boissonneau est prêt à leur succéder. Les Manguy propose donc à leur propriétaire, M. De Monti, de louer les terres à ce jeune. Mais, celui-ci refuse. Prétextant reprendre ses terres au profit de son fils, il envisage de les louer à un autre de ses fermiers, un voisin qui exploite déjà 162 ha (dont une grande partie irriguée).
Les Manguy sollicitent la cession du bail pour leur fils, sachant que celui-ci se dessaisirait parallèlement de 30 ha, sur les terres qu'il exploite actuellement.
Trois décisions soulignent un dysfonctionnement du judiciaire et du réglementaire. Le 3 mars 2000, le tribunal paritaire des baux ruraux de Ruffec accorde la reprise des terres par le fils De Monti. Pourtant, bien qu'inscrit à la Mutuelle sociale agricole (MSA) celui-ci n'exploite pas ses terres (17 ha). Il le fait faire par le fermier voisin potentiellement repreneur du fermage des Manguy (et par ailleurs, assesseur au tribunal paritaire…).
Ensuite, la Commission des structures a autorisé le démembrement de l'exploitation des Manguy parce qu'elle est inférieure aux 56 ha servant de plancher pour l'obligation d'autorisation de démembrement. Mais ce calcul ne comptabilise pas une équivalence d'hectares pour l'élevage porcin hors sol. Depuis la nouvelle loi d'orientation, cette correspondance est en vigueur. Mais, l'administration ayant fait traîner le délai d'application, elle ne s'applique pas au cas présent.
Enfin, l'administration s'est défilée sur le critère de compétence professionnelle du futur repreneur, se retranchant derrière l'appréciation du tribunal paritaire et refusant tout contrôle effectif. Pourtant, légalement, les deux aspects sont indépendants.
L'affaire de Londigny, jugée en appel le 21 décembre dernier (procédure d'urgence) sera mise en délibéré fin février. Depuis six mois, la Confédération paysanne mobilise pour faire connaître cette affaire et infléchir son dénouement. Le fait qu'Yves Manguy ait évincé son propriétaire de la mairie en 1995 a peut être attisé le conflit. Dans les opposants au contrôle des structures, on trouve à la fois les défenseurs du droit de propriété dans son sens absolu et les tenants de la libre entreprise. Majoritaires dans les commissions, ces personnes œuvrent pour l'application a minima des textes législatifs et tirent toutes les "ficelles" possibles. L'arrivée dans les Commissions départementales d'orientation agricole, de membres de la société civile et d'une pluralité syndicale apportera-t-elle plus de transparence dans les décisions de politiques départementales ? Ce n'est pas encore gagné.
André Puygrenier (Afip)

Le château a été vendu vers 2010 et serait à vendre à nouveau.


Généalogie des seigneurs et maîtres du château du Peu
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Jousserand
Famille d'ancienne chevalerie, originaire du Poitou, présente dès 1174. Cependant, la filiation suivie ne commence qu'à partir de 1295.
1. Pierre Jousserand, seigneur de Molimis. Serait fils de Pierre, qui aurait fondé une chapelle dans l'église de Saint-Léger les Melle (79). Il fonda… lui-même, le 4 mars 1340, dans le couvent des Frères Prêcheurs de Poitiers, en juillet 1349, il fondait… dans le même couvent. Il épousa en premières noces N., et en secondes noces, Marguerite Rataud. Pierre avait eu de son premier mariage : Jean.
2. Jean Jousserand, écuyer, épousa en 1314 à Saint-Maixent, Margot (ou Marguerite) de Villedon. Ils eurent:
3. Jean Jousserand, chevalier, seigneur de Lairé (Saint-Pierre d'Excideuil), et de Tassay (Chaunay). Décédé avant le 3 juillet 1447. Epoux de Marguerite de La Rochefoucauld dont Jean.
4. Jean Jousserand, chevalier, seigneur de Lairé et de Tassay. Epoux de Marie de Lezay. Dont Ythier et Guichard, écuyer, seigneur de Tassay qui partageait, le 19 février 1500, avec Jean, Bernard, autre Jean, Pierre et Jean Jousserand, sans doute ses frères et neveux, les seigneuries de Londigny et de Champagné le Sec. 5. Ythier Jousserand, chevalier, seigneur de Lairé et de Tassay. Epoux en premières noces le 28 novembre 1435, de Marie de Nossay décédée avant le 25 juillet 1457. Epoux en secondes noces, avant le 12 septembre 1482, de Jacquette de Melun. Il fit son testament le 16 juillet 1483. Jacquette de Melun fit le sien le 25 décembre 1503. Il était décédé avant le 14 novembre 1486. Ils eurent :
  • A. Jean, qui suit.
  • B. Autre Jean, prêtre.
  • C. Pierre, seigneur de Londigny.
  • D. Charles, écuyer, seigneur de Londigny, décédé avant le 22 décembre 1537…
  • 6. Jean Jousserand, écuyer, seigneur de Lairé, époux du 9 mars 1476 de Philippe de Saint-Amand. Décédé avant le 26 novembre 1520. Ils eurent :
  • A. Jean, qui suit.
  • B. Paoul, alias Paul, qui fera la branche de Londigny.
7. Jean Jousserand, écuyer, seigneur de Lairé, chevalier de l'ordre du roi. Le 31 octobre 1540, devant Grenet et Porcheron, notaires à Poitiers, il fit un accord avec son frère Paul, agissant en son nom et en celui d'Anne Tudert, sa femme. Pour demeurer quitte de 200 livres de rente qu'il devait et des acquêts fait lorsqu’ils demeuraient ensemble, il abandonna l'hôtel noble de Londigny... Epoux en premières noces de Renée Dages, alias Daguin le 22 janvier 1535. Epoux en secondes noces le 3 juin 1541 de Marguerite de Saint-Gelais, dame de Maumont, veuve de Jean Vigier. Il décéda avant le 18 mai 1563.

Les Jousserand de Londigny portaient :
"Burelé d'azur et de gueules de 8 pièces, à l'aigle au vol abaissé d'argent sur le tout, becquée et membrée d'or".

Jousserand, branche de Londigny, château du Peu

7. Paoul Jousserand, alias Paul, écuyer, seigneur de la Bonnardelière (Saint-Pierre d'Excideuil) et de Londigny. Epoux de Anne Tudert. Ils eurent Paul.
8. Paul Jousserand, écuyer, seigneur de Londigny. Sa femme pourrait être Silvaine de Montfort… Il eut René.
9. René Jousserand, écuyer, seigneur de Londigny et de la Bonnardelière, son blason ainsi que celui de sa femme, Renée Robin de La Tremblaye, figurent sur l’une des cloches de l'église de Londigny.
Il épousa en premières noces le 5 janvier 1579 Renée Robin de La Tremblaye.
Il épousa en secondes noces et avant 1591, Jacquette de La Chapellerie.
Il eut de son second mariage Philippe.
10. Philippe Jousserand, chevalier, seigneur de Londigny, de la Bonnardelière et de Rouilly. Epoux le 6 juin 1607 d’Anne d'Escoubleau. Il était décédé avant le 27 novembre 1636. Anne d'Escoubleau, sa veuve, décéda à Rouilly, le 17 décembre 1660, et fut inhumée le 18 en l'église de Cramard. Ils eurent :  

  • A. Claude, chevalier., décédé avant le 27 novembre 1736.
  • B. Philippe, baptisé à Cramard le 8 novembre 1615.
  • C. Jeanne, baptisée à Cramard le 30 juin 1618.
  • 4) Philippe, baptisé à Cramard le 12 novembre 1619.
  • 5) Louis, baptisé le 25 février 1621.
  • 6) Charlotte, baptisée le 29 août 1622. Fille unique selon Nicolas de Sainte-Marthe sans doute parce que les frères et sœurs sont déjà décédés. Le 27 décembre 1666, elle lègue 4000 livres aux Augustins de Poitiers pour des messes. Elle décéde à Rouilly le 15 janvier 1667.
La seigneurie de Londigny est dite passée en 1666 aux Prévost de Touchimbert : vente, alliance ?

Selon le Marquis de Lameth en 1905 : "Ce fut en 1657 que Casimir Prévost de Sansac, sire de Touchimbert, fils de François Prévost de Sansac et de Jeanne de La Rochefoucault, épousa Marie de Robillard, et acquit de la maison de Jousserand la terre de Londigny."

Prévost de Sansac de Touchimbert, seigneur de Londigny en 1666


Prévost de Sansac de Touchimbert, famille de l'Angoumois et du Poitou qui trouve son origine vers Nanteuil-en-Vallée. On la trouve au milieu du XIIe à Aizecq et à Salles-de-Villefagnan. Puis au XVIIe à Londigny.

Guillaume Prévost, seigneur d'Aizecq, épousa Catherine de Sansac d’où Prévost de Sansac.
Première branche :
1. N. Prévost (alliance inconnue) d’où Pierre, qui suit, et N. épouse de Bernard de Brosse, vicomte de Limoges.
2. Pierre Prévost de Salles époux Anne Guyot.
3. Jean Prévost, varlet, puis écuyer, seigneur d'Aizec et de Salles.
4. Emeric Prévost, écuyer, alliance inconnue.
5. Jean Prévost, écuyer, époux d'Almodie Mathée.
6. Emeric Prévost, époux de Berthe d'Ignac.
7. Jean Prévost, écuyer, seigneur d'Aizec, alliance inconnue.
8. Guillaume Prévost, décédé en ou avant 1402.
9. Guillaume Prévost, seigneur d'Aizec, époux de Catherine de Sansac.
10. Jean Prévost, écuyer, seigneur d'Aizec, de Sansac, époux en premières noces de Jeanne Pezette.
11. Aymard Prévost, chevalier, seigneur de Touchimbert, la Prade, les Poyaux, etc. reçut en partage la terre de Touchimbert le 6 octobre 1466. Epoux de Jeanne de Saugières avant le 10 octobre 1468.
12. Rolland Prévost, écuyer, seigneur de Touchimbert. Epoux de Guillemette de La Haye en 1491.
13. Aymard Prévost, écuyer, seigneur de Touchimbert, époux de Françoise Bouchard.
14. Pierre Prévost, écuyer, seigneur de Touchimbert, la Piogerie, etc. Archer de la compagnie du comte de La Rochefoucauld. Epoux en 1565 de Marie Brossard, veuve de Jean Goumard.
15. Isaac Prévost, écuyer, seigneur de la Piogerie et de Touchimbert. Epoux d’Isabeau Guy le 8 avril 1584.
16. François Prévost, chevalier, seigneur de Touchimbert, la Piogerie, la Treille. Epoux de Jeanne de La Rochefoucauld le 23 mars 1626. D’où :

  • A. François
  • B. Casimir, auteur de la première branche de Londigny.
  • C. Charles, seigneur de Brassac.
Première branche de Londigny (en Angleterre)
17. Casimir Prévost, chevalier, seigneur de Lisleau, Brassac, Londigny, Montalembert, etc.
Epoux de Marie de Robillard en premières noces le 16 octobre 1657, d’où 7 enfants.
Epoux de Marie Coullaud en secondes noces le 9 juillet 1689, d’où 5 enfants dont Auguste, qui fera la seconde branche de Londigny.

Les demoiselles de Saint-Cyr (1686-1793) par Fleury Vindry,... H. Champion (Paris)-1908

- Diane Prévost de Touchimbert, baptisée, comme huguenote, à Sauzé-en-Poitou (sic)1, née en juin 1673, fille de Casimir Prévost et de Marie Robillard. Pr. 17 décembre 1686. Elle épousa (en février 1705) Simon de Dreux-Aigné (mort, le 24 février 1714) puis (i3 septembre 1714) Charles Tiercelin d'Appelvoisin, et mourut, en 1754.
- Julie Prévost de Londigny, née en juillet 1674, baptisée, comme huguenote, à Sauzé, fille de Casimir Prévost et de Marie Robillard. - Pr. 17 décembre 1686. Elle épousa (9 janvier 1697) Jacques de Volvire-Magné, et mourut, en janvier 1703 (Cabinet Hozier, 378).
- Esther-Silvie Prévost de Touchimbert-Liléau, née le 6 janvier 1676, baptisée à Sauzé comme huguenote, fille de Casimir Prévost et de Marie Robillard. — Pr. 17 décembre 1686. Elle mourut, à Saint-Cyr, le 27 janvier 1689 (mairie de Saint-Cyr).
- Marie-Elisabeth Prévost de Touchimbert, née 21 janvier, baptisée 7 mars 1694, à Saint-Savinien-du-Fort (Charente-Inférieure), diocèse de Saintes, fille de Casimir Prévost et de Marie Coulant. — Pr. 9 juin 1704.
Morte, à Saint-Cyr, le 12 juillet 1706 (mairie de Saint-Cyr).

 

Les Prévost portaient :
«d'argent à deux fasces de sable accompagnées de 6 merlettes de même posées 3, 2 et 1.»

NOTA : la merlette est un petit oiseau vu de profil sans pieds ni bec. Pour certains, les merlettes évoquent des ennemis vaincus et défaits. Ainsi, lorsqu'elles sont de gueules, elles figurent l’ennemi tué sur le champ de bataille. Et quand elles sont de sable, il s'agit de l’ennemi en captivité. Pour d’autres, elles évoquent les croisades. Le bec et les pattes coupées marquent les blessures reçues au combat. Enfin, d’autres encore pensent que cette façon de les représenter sans bec ni membres, vient des anciens hérauts qui se servaient de petites pièces d’émail carrées pour figurer ces petits oiseaux sur les cotes d’armes et boucliers, en négligeant d'en marquer les extrémités.
 
Prévost, seconde branche de Londigny (en France)
18. Auguste Prévost, chevalier, seigneur de Londigny, né le 26 juin 1696, servit dans les mousquetaires. Epoux le 17 décembre 1729 de Jeanne-Madeleine de Lameth, fille de Louis-François, comte de Bussy, et de Jeanne Bernard d’où Auguste-François. On ne sait pas la date de sa mort mais on peut supposer car le 1er juin 1775, son fils François Prévost,chevalier, seigneur, marquis de Touchimbert, Coulombiers, la Ratonnière, Londigny, Montalembert, ancien capitaine de cavalerie, rend hommage de son fief de la Ratonnière (près de Lusignan) : cliquer http://www.cc-paysmelusin.fr/IMG/pdf/plaquette_la_ratonniere-2.pdf.
19. Auguste-François Prévost, dit le marquis de Touchimbert, chevalier, seigneur de Londigny, Chalonne, Colombier, Montalembert, etc. né le 27 septembre 1734, décédé au château de Londigny le 9 (ou 19) avril 1786, page du roi en la Grande Ecurie en juillet 1749, capitaine au régiment d'Artois-cavalerie en 1764, chevalier de Saint-Louis. Epoux en 1775 de Jeanne-Charlotte de Chapt de Rastignac née le 12 octobre 1748 d’où Jean-Auguste.
20. Jean-Auguste Prévost, marquis de Touchimbert, né le le 22 février 1776, décédé en 1849. Epoux le 16 avril 1805 de Jeanne-Agathe de Lesmerie d'Eschoisy d’où Auguste-Léopold.
21. Léopold Auguste Prévost de Sansac, marquis de Touchimbert, né le 13 avril 1817 au château de Londigny, décédé le 4 août 1897 en son château de Londigny, maire de Londigny, Conseiller général du département de la Charente. Epoux en juillet 1850 de Stéphanie Caroline Nathalie de Loyac née en février 1821 à Saint-Pierre (Martinique), décédée à Paris le 17 mars 1870, fille du comte Auguste de Loyac et de Stéphanie de Chalvet. 
Ils eurent Louise-Marie-Stéphanie Prévost de Sansac de Touchimbert, née au Château de Londigny le 10 octobre 1851, décédée à Londigny le 2 février 1932 qui épousa à Paris (8e), le 5 août 1872, Marie Joseph Ambroise Antoine Alfred de Lameth, Comte, puis Marquis de Bussy, né au château d'Hennecourt (Somme), le 18 avril 1842, décédé à Londigny le 25 octobre 1916 à l'âge de 74 ans, inhumé à Londigny.

En 1841 le précepteur est Emile Chatillac, 11 personnes vivent dans l'ancien château dont 5 domestiques. Il fut précédé par l'abbé MICHON de précepteur chez Touchimbert à Londigny.


Lameth ; puis d'Estourmel et de Monti

Lameth
La famille Lameth nous intéresse parce qu'elle s'est alliée aux seigneurs du Peu avant la Révolution. A noter une seconde union en 1872.
1. Jeanne Madeleine de Lameth de Bussy (1703-1767) épouse le 18 décembre 1729 Auguste Prévost Sansac de Touchimbert, seigneur de Londigny.
2. Alfred Marie Joseph Ambroise Antoine Alfred de Lameth épouse le 5 août 1872 Louise Marie Stéphanie Prévost de Sansac de Touchimbert.

"Casimir Prévost de Sansac de Touchimbert ayant épousé en 1729, Jehanne-Magdelaine de Lameth-Bussy, joignit aux terres de Londigny, les seigneuries de Chalonne, de Colombier, de Montalembert et autres fiefs ; dès lors commencèrent les embellissements du château.
Une double alliance eut lieu entre ces mêmes familles dont les mariages décidèrent, en 1687-1721, de la brillante destinée de Londigny : nous voyons, en effet, ces deux illustres noms s'unir à nouveau, en 1872 ; à cette époque se fit le mariage de Marie-Joseph-Ambroise-Antoine-Alfred, marquis [comte à ce moment là] de Lameth, avec Louise Sansac de Touchimbert.
"

Généalogie succincte des Lameth pour Londigny

 Les Lameth portaient :

«De gueules, à la bande d'argent, accompagnée de six croix recroisettées...»

Un ancêtre des Lameth aurait combattu les infidèles en 1096, sous Godefroy de Bouillon. Cette famille est originaire de Picardie.
I. Robert, seigneur de Lameth, chevalier, qui était en 1212 écuyer de Baudouin, comte de Flandre et de Hainaut, et empereur de Constantinople. Il épousait Jeanne de Bossut, dont :
II. Enguerand, seigneur de Lameth, mort au siège de Damas en Syrie (1258), qui avait épousé Marie GUERET, (ou Guerel, selon Jougla) fille de Heuchin, chevalier, et en eut :
III. Ancelin, seigneur de Lameth, conseiller et chambellan de Guy, comte de Flandre, époux de Françoise de Luxembourg, dont :
IV. Enguerand II, seigneur de Lameth, Ecuyer de Robert II, comte d'Artois, avec lequel il se trouva à la bataille de Courtrai en 1302, époux de Marie de Saint-Omer, dont :
V. Thibaud, seigneur de Lameth et de Saint-Martin en Artois, chevalier. Il fut tué à la bataille d'Azincourt en 1415, époux de Jeanne d'Aspremont, dont il eut :
VI. Pierre, seigneur de Lameth et de Saint-Martin, époux de Gilette Waencourt, ils eurent :

  • 1. Antoine, qui suit.
  • 2. Jeanne
VII. Antoine de Lameth, seigneur de Lameth, de Saint-Martin et du Plessier, premier écuyer du comte Charles de Charolais (duc de Bourgogne). Conseiller et chambellan de Louis XI, capitaine de Bourges où il meurt le 22 décembre 1494. En 1460, il épousa Jacqueline de Hennencourt dont il eut :
  • 1. Jacques, qui suit (de lui la branche de Londigny au XIXe et XXe siècles).
  • 2. Antoine II de Lameth, auteur de la branche de Bussy (ci-contre).
  • 3. Claude, seigneur de Beaurepaire et Maubeuge.
VIII. Jacques de Lameth, décédé le 14 juin 1541, époux de Marguerite de Flandre-Drincham qui lui donna :
IX. Philippe de Lameth de Hennencourt, lequel avait épousé, en 1541, Anne de Bournonville, héritière de cette terre. Il en eut :
X. Andrien de Lameth-Bournonville, qui s'était marié avec Anne d'Estourmel, dont vint :
XI. Jean de Lameth, seigneur de Bournonville, qui avait épousé, le 17 janvier 1600, Marguerite de L'isle-Marivaux. Bisaïeul de :
XIV. Henri-Louis de Lameth, marquis de Lameth, écuyer, seigneur de Hennencourt, époux le 13 décembre 1722 de Josèphe-Françoise Le Fournier de Wargemont dont :
  • Louis Charles, qui suit.

XV. Louis-Charles de Lameth (1723 – 1761), marquis de Lameth, né le 20 août 1723 à Henencourt, mort à Francfort le 12 mars 1761 époux le 11 mai 1732 à Paris de Marie Thérèse de Broglie (fille de François-Marie, duc de Broglie, et de Thérèse-Gillette Locquet de Grandville) décédée le 9 mai 1819. Dont :
(A noter dit JLC : Ses enfants, donc les neveux du Marquis de Ruffec, furent presque tous très brillants et participèrent tous à la guerre d’Indépendance des E-U :
  • Le 3e, Augustin, né le 20 juin 1755 à Henencourt, décédé le 17 janvier 1837 à Amiens (1755-1837), Marquis de Lameth, fut général, Héros de l’indépendance américaine : de son 1er mariage avec Cécile de la Tour du Pin, il eut 3 enfants. De son 2e mariage avec Zoé de Choiseul d’Aillecourt, il eut, entre autres, Beaudoin (1812-1867) qui eut lui-même Alfred (1842-1916) né à Hénencourt (80) et mort à Londigny (16) c’est celui-ci qui épousa Louise de Touchimbert.
  • Le 4e, Théodore,(1756-1854) fut lieutenant-général, off. de Marine, colonel, maréchal de camp et servit aux USA sous La Fayette  et Rochambeau.
  • Le 5e, Charles, (1757-1832) fût général de division et député (après le suivant Alexandre) de S & O (78) et conseiller Général
  • Le 6e, Alexandre (1760-1829) fut (pêle-mêle ! ) : baron de l’Empire, garde du corps du Roi, colonel de Cavalerie, député aux Etats-Généraux de 1789, maître de requêtes au C-E, député des 76 et des 78, et fît également la guerre d’indépendance des USA)
Augustin-Louis-Charles de Lameth (1755 – 1837) et Zoé Ambroise Honorine de Choiseuil D'aillecourt (1787 – 1846) eurent :
  • Baudoin Marie Ambroise Augustin.

Baudoin Marie Ambroise Augustin de Lameth, (1812-1867) époux en 1839 de Félicie Augustine Aldegonde Antoinette Obert de Thieusies (1818-1891) dont :
  • 1 Henri Baudouin Eugène Marie Augustin  (1840 – 1904)

  • 2. Alfred Marie Joseph Amboise Antoine Alfred (1842 – 1916) , qui suit

Alfred Marie Joseph Amboise Antoine Alfred de Lameth, né à Henencourt, le 18 Avril 1842 et décédé à Londigny (Charente) le 25 Octobre 1916,  inhumé à Londigny, à l'âge de 74 ans. Il était le propriétaire d'un entrepôt de rhum de la Martinique à Ruffec en 1898. 
Il avait épousé à Paris (8e), le 5 Août 1872, Louise Marie Stéphanie Prévost de Sansac de Touchimbert, née au Château de Londigny le 10 octobre 1851, décédée à Londigny le 2 février 1932. Dont :
  • 1. Jeanne Madeleine Marie Félicie Léopoldine (née à Paris le 10 juin 1873 ; décédée le 11 janvier 1882 à Paris, inhumée à Londigny).

  • 2. Thibaud Marie Baudouin Henri Clément, né à Londigny le 3 juin 1875, décédé à Amiens le 29 décembre 1956.

  • 3. Marie Eugénie Louise Nathalie Adrienne, Marquise d'Estourmel, (née le 11 août 1876 à Londigny, décédée le 27 février 1951 à Paris. Epouse à Paris, le 16 juin 1896, Jacques-Marie-Charles, Marquis d'Estourmel (né le 31 mars 1867 à Paris 8e, décédé à Saint-Georges sur Layon (49) le 12 octobre 1940 au château des Mines, inhumé à Suzanne (Somme) où il possédait le château de Suzanne). D'où Louise d'Estourmel épouse de Louis de Monti, d'où Alain Vicomte de Monti (1925-2004) époux d'Yvonne de Lassat (1932-1989). Dont deux enfants.

  • 4. Marie Madeleine de Lameth (née 10 novembre 1882 au château de Londigny ; décédée le 7 décembre 1888).

  • 5. Marie Félicie Germaine (née le 6 avril 1886, dcd en 1952) ; épouse en premières noces, le 8 juillet 1912 à Biarritz, d'Edouard-Charles de Douhet de Villosanges, en secondes noces, le 22 août 1940 à Paris, Emile-Adrien-Fernand Huguenin.


Durant la construction du nouveau château
En 1881 Rosa Stark, 26 ans, est au château de Londigny l'institutrice des petits-enfants. 11 domestiques (bonne, cuisinière, maître d'hôtel, etc.) vivent au château plus 6 membres de la famille et l'institutrice.

On sait qu'en 1885 le nouveau château était terminé (Beauchet-Filleau)

En 1886 et 1891 (ils ont un domicile à Paris aussi) les Lameth sont absents, le Marquis de Touchimbert vit seul au milieu des domestiques.

En 1909, les époux de Lameth faisaient ériger un monument dans le bois au sud de la RD 28 face au château du Peu à la gloire de Jeanne d'Arc, en mémoire de leurs deux filles décédées enfants : Jeanne et Madeleine.


Branche de Bussy
(Bussy se situe dans la Vienne, dans le canton de Gençay et dans la  paroisse de Saint-Secondin)
VIII. Antoine II de Lameth, né à Bourges, le 17 juin 1479, seigneur du Plessier-sur-Just et de Saint-Rémy-en-l'eau, conseiller et maître d'hôtel de François 1er, général de ses finances aux provinces de Picardie, Champagne et Brie, ambassadeur en suisse en 1522. Il épousait le 29 janvier 1498 Michelle de Biche-Cléry, dame de Pinon, Bussy et Anizy-le-Château, vicomtesse de Laon. Ils eurent un seul enfant :
IX. Christophe de Lameth, vicomte de Laon, seigneur de Pinon, décédé en 1572. Il avait épousé Isabeau de Bayencourt, dont :
X. Charles de Lameth, seigneur de Pinon et de Bussy, vicomte de Laon, épousa Louise de Lannoy. Ils eurent :
  • 1 Louis qui suit.
  • 2 Charles.
XI. Louis de Lameth, comte de Lameth, vicomte de Laon, seigneur de Pinon, bailli et gouverneur de Coucy avait épousé Madeleine de Faudoas-Averton. Et en seconde noces Marie le Sénéchal. Il eut du second lit :
  • François de Lameth, qui serait l’auteur de la branche charentaise.
Branche Charentaise
François de Lameth, chevalier, seigneur de Bussy, serait le fils de Louis de Lameth et de Marie le Sénéchal. Epoux de Anne Le Musnier, ils eurent :
Louis François de Lameth (1664-1703), comte de Bussy, seigneur de Presle, Moulineuf et Mainxe, né en septembre 1664, décédé le 28 septembre 1703. Epoux en secondes noces le 18 janvier 1700 de Jeanne Bernard, née à Angoulême le 16 juin 1682. Dont :
  • 1. François-René de Lameth (1701-1771)
  • 2. Jeanne Madeleine de Lameth de Bussy (1703-1767), serait née en janvier 1703, décédée à Londigny le 4 septembre 1767. Elle épouse le 18 décembre 1729 Auguste Prévost Sansac de Touchimbert, seigneur de Londigny, né le 26 juin 1696, fils de Casimir et de Marie Coullaud. Ils eurent :
  • A. Auguste-François Prévost Sansac de Touchimbert, dit le marquis de Touchimbert, chevalier, seigneur de Londigny, Chalonne, Colombier, Montalembert, etc., né le 27 septembre 1734, page du roi en la grande écurie en juillet 1749, capitaine au régiment d'Artois-cavalerie en 1764. Chevalier de Saint-Louis. Il épouse en 1775 Jeanne Charlotte Chap de Rastignac, née le 12 octobre 1748. Il décède en son château de Londigny le 9 avril 1786.
  • B. Marie Claude qui épouse le 21 juillet 1770 Pierre Vassoignes, chevalier, seigneur de Bréchinie.
  • C.Thérèse, baptisée à Notre-Dame de la Payne d'Angoulême, le 20 novembre 1741, reçue à l'école de Saint-Cyr le 24 août 1749 d’où elle sort le 1er novembre 1763, décédée sans alliance en novembre 1772.
  • 3. Marie de Lameth de Bussy, née et baptisé à Angoulême, le 24 Janvier 1704.
Auguste-François Prévost Sansac de Touchimbert repose dans le cimetière de Londigny. Sur sa tombe est inscrit :
  • Sur le dessus
CORPS DE HAUT ET PUISSANT SEIGNEUR
  • Côté sud
MESSIRE FRANCOIS AUGUSTE PREVOST DE SANSAC CHEVALIER SEIGNEUR DE TOUCHIMBERT ET DE SON VIVANT EPOUX DE DAME JEANNE CHARLOTTE CHAPT DE RASTIGNAC
  • Côté nord
CAPITAINE DE CAVALERIE CHEVALIER ORDRE MILITAIRE DE ST LOUIS SEIGNEUR DE LA PAROISSE DE LONDIGNY MONTALEMBERT CHALONNE GUIGNEBOURG COLOMBIER TOUCHIMBERT ET AUTRES LIEUX AGE DE 52 ANS DECEDE AU CHATEAU DE LONDIGNY 9 AVRIL 1786 PRIEZ POUR SON AME
 

Le château du Peu (1881) construit par le Marquis de Lameth sur les vestiges de l'ancien logis.
Une rivière (fausse) creusée dans le parc et alimentée par l'eau pompée dans la Péruse par une machinerie installée au moulin de la Treille.

Le Marquis possédait une voiture automobile en 1900.
Mais ce n'était pas sans risques. "Le 3 juillet 1900, dans la soirée, M. le Comte de Lameth, maire de Londigny, en compagnie de son fils, de sa fille et d'un domestique revenait de Ruffec en automobile lorsque en face de La Chèvrerie, par suite de la rupture d'un pneu, la voiture s'est renversée et brisée. M. de Lameth, ainsi que sa fille en ont été quittes pour la peur, mais il n'en a pas été de même pour son fils, qui, parait-il a une épaule démise, et le domestique une jambe fracturée."

Le rhum Lameth

Les rhums Lameth étaient en dépôt à Londigny et à Ruffec

Alfred de Lameth, né à Henencourt, le 18 avril 1842 est décédé à l'âge de 74 ans à Londigny (Charente) le 25 octobre 1916 où il faut inhumé. Il était devenu propriétaire par sa femme de l'Habitation Chalvet qui produisait du rhum en Martinique.

Lameth, Chalvet, etc.
Au 17e siècle, le possesseur de la concession qui deviendra plus tard l'Habitation Chalvet était Guillaume Pinel. Sa parcelle faisait alors 800 pas de large sur 1000 pas de haut. Pinel est présenté par le père Labat comme ancien capitaine de milice sur l'île de Saint Christophe, retiré à la Martinique en tant que marchand propriétaire d'habitations-sucreries puis de flibustier.
Son successeur sur la concession fut M. Claude Pocquet, capitaine de milice de la Basse-Pointe, conseiller au Conseil Souverain à partir de 1688 et secrétaire du roi en 1703. Sa propriété mesurait à l'époque 1200 pas de large sur 3000 pas de haut, et comptait 3 sucreries. C'est d'ailleurs cette réunion de 3 sucreries sur un même ensemble qui présida à l'ancienne dénomination "Union" de la propriété. Pocquet mort en 1722, ses héritiers prirent la suite et conservèrent le domaine jusqu'à la fin du 18e siècle. Dans les premières années du 19e siècle, Joséphine Périnelle Dumay, veuve Pocquet de Puilhery, perdit une enfant en bas âge et se retrouva seule héritière. Elle se remaria avec M. Etienne Chalvet (Chevalier de l'Ordre Royal et militaire de Saint Louis) faisant ainsi passer l'habitation sucrerie restée aux mains des Pocquets du 17e siècle au 19e siècle, dans le giron de la famille Chalvet. Celle-ci la conserva jusqu'au milieu du 19e siècle, époque à laquelle, par le biais de mariage des héritières Chalvet, Aline et Nathalie de Loyac (1), la propriété échue par indivision aux Lameth et Monti, résidant hors de la colonie. 
En 1919, ils la vendirent à Louis Marie Joseph Léo Clerc dont la famille était propriétaire de l'usine Vivé du Lorrain ainsi que d'autres habitations de la région. L'habitation Chalvet leur servira comme beaucoup d'autres à fournir de la matière première (canne) à l'usine, puis à cultiver de la banane à partir de l'entre deux guerre. A cette époque on y cultiva également de l'arachide, du manioc ainsi que des haricots rouges et blancs. La seconde moitié du 20e siècle y fut marquée par la grève de février 1974, durant laquelle des ouvriers seront blessés par les forces de l'ordre, un autre fusillé par des gendarmes, et un deuxième retrouvé mort le lendemain sans que l'on ait pu définir les causes exactes du décès. Trois ans plus tard, M. Aubéry Albert deviendra propriétaire de l'habitation qu'il exploitait jusqu'alors en location. Après avoir cultivé de l'igname, et fait de l'horticulture en serre, l'exploitation agricole de Chalvet se concentre aujourd'hui autour de la banane et de l'ananas.
L'habitation Chalvet se situe en bordure de la RN 1, sur un site de plaine. Sa superficie est d'environ 360 hectares. On y distingue une zone industrielle, dans laquelle s'intègre la maison d'habitation, et une zone de logements ouvriers. L'exploitation agricole est formée de l'habitation Chalvet et de l'habitation La Capot.
(1) Léopold Auguste Prévost de Sansac, marquis de Touchimbert, né le 13 avril 1817 au château de Londigny, décédé le 4 août 1897 en son château de Londigny, Conseiller général du département de la Charente. Epoux en juillet 1850 de Stéphanie Caroline Nathalie de Loyac née en février 1821 à Saint-Pierre (Martinique), décédée à Paris le 17 mars 1870, fille du comte Auguste de Loyac et de Stéphanie de Chalvet. Ils eurent Louise-Marie-Stéphanie Prévost de Sansac de Touchimbert, née au Château de Londigny le 10 octobre 1851, décédée à Londigny le 2 février 1932 qui épousa à Paris (8e), le 5 août 1872, Marie Joseph Ambroise Antoine Alfred de Lameth, Comte, puis Marquis de Bussy, né au château d'Hennecourt (Somme), le 18 avril 1842, décédé à Londigny le 25 octobre 1916 à l'âge de 74 ans, inhumé à Londigny.
Alfred de Lameth avait épousé à Paris (8e), le 5 août 1872, Louise Marie Stéphanie Prévost de Sansac de Touchimbert, née au château de Londigny le 10 octobre 1851, et décédée à Londigny le 2 février 1932.
A Ruffec il possédait un entrepôt de rhum de la Martinique, en juillet 1887, le comte Alfred de Lameth, demeurait à Paris. En 1907, le comte est en fait marquis, date de la publicité ci-contre, l'importateur-concessionnaire à Ruffec est Angel Devergne.


Lameth (Comte de.), 113 Rue de l'Université à Paris, propriétaire de l'habitation Chalvet, Martinique. dépôt principal, château de londigny, Ruffec (Charente). Rhum et Schrüb (classe 73), 1ère grande médaille, Le Havre 1887, Hors Concours, membre du Jury, Paris, 1888.

Le comte de Lameth propose son rhum en importation directe de ses plantations de Basse-Pointe en Martinique. L'embarquement n'est pas facile : les fûts sont mis à la mer, le rhum flotte (le tonneau bien imprégné de liquide est étanche), chacun d'eaux est accompagné d'un nageur noir qui, en le poussant, le conduit à la pirogue. 
Du rhum souvent médaillé aux expositions et concours. Les Lameth sont allés aux Antilles parce qu'«à la veille de la Révolution, Beauharnais est intéressé aux Antilles comme les Lameth.
Alfred de Lameth, né à Henencourt, le 18 avril 1842 est décédé à l'âge de 74 ans à Londigny (Charente) le 25 octobre 1916 où il faut inhumé. Il était propriétaire à Ruffec d'un entrepôt de rhum de la Martinique. En juillet 1887, le comte Alfred de Lameth, demeurait à Paris.


En 1907, le marquis de Lameth, date de la publicité ci-contre, a confié son rhum à un importateur-concessionnaire qui est Angel Devergne à Ruffec.
 

Le marquis de Lameth décède en 1916.

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