Gendarmes de Villefagnan

Nos estimés gendarmes sillonnent régulièrement le territoire de nos communes lors de leur patrouilles ; leur présence contribue hautement à générer un climat de sécurité.

Malheureusement la brigade de Villefagnan est menacée de fermeture. Une pétition est proposée à la population en vue de lutter contre cette fermeture et la désertification rurale : on peut la télécharger, la renseigner, la compléter et la remettre dans sa mairie de résidence ou en mairie de Villefagnan.

http://villefagnan.wifeo.com/documents/petition-villefagnan-gendarmerie.pdf

Voir aussi :
Gendarmerie d'Aigre : http://villefagnan.wifeo.com/gendarmerie-aigre.php
Gendarmerie Ruffec
: http://gastronomeruffec.wifeo.com/gendarmeries.php

La brigade de Villefagnan appartient à la compagnie de Confolens (après avoir relevé de la cie de Ruffec). Elle était regroupée depuis quelques années en communauté de brigades avec Ruffec et Champagne-Mouton.

Depuis le 1er janvier 2014, la brigade territoraiale de Villefagnan et celle d'Aigre ont été réunies en communauté de brigades.


Coordonnées
Brigade territoriale de Villefagnan
16 Rue de la Gare
16240 Villefagnan
Horaires ouverture
Mardi et vendredi de 8h à 12h et de 14h à 18h ; dimanche de 9h à 12h et de 15h à 18h.
Brigade territoriale d'Aigre
22 Rue de la Gendarmerie
16140 Aigre
Horaires ouverture
Lundi, mercredi, jeudi et samedi de 8h à 12h et de 14h à 18h ; dimanche de 9h à 12h et de 15h à 18h.
 
Avant la Révolution, les plus proches brigades de Gendarmerie se situaient à Ruffec, Aigre ou Chef-Boutonne.

Cet extrait de L'Observateur de Ruffec du dimanche 20 mars 1932 nous relate une intervention de la brigade d'Aigre sur Paizay-Naudouin en 1814.


Échauffourée politique à Paizay-Naudouin
Le 2 mai 1814, jour de foire à Paizay-Naudouin, la brigade de gendarmerie d'Aigre qui s'était, selon l'usage, rendue dans cette commune a été maltraitée. Une sédition relative à la cocarde blanche a eu lieu. Ils ont eu la leur enlevée et foulée aux pieds et forcés de se retirer. Ceux qui ont pris le plus de part à cette sédition sont des habitants du département des Deux-Sèvres, dont la commune de Paizay-Naudouin est limitrophe, et des anciens gentilshommes qui cherchent à aigrir le peuple, des déserteurs et des partisans de l'ancien gouvernement.
M. Girardin, adjoint de la dite commune, est soupçonné par le maire d'avoir contribué par sa mauvaise tête à cette rébellion en soulevant les esprits. Ils se sont portés jusqu'à crier : «Vive l'empereur...! » (
extrait du rapport de la 20e division militaire, dont dépendait la Charente)
Cette crainte, généralement répandue de voir l'ancienne noblesse rentrer dans ses biens et dans ses droits, tourmente de plus en plus l'acquéreur de propriétés nationales et l'homme des campagnes, et a donné lieu le 2 de ce mois à une scène dangereuse dans l'arrondissement de Ruffec. C'était à la foire de Paizay-Naudouin, une foule d'individus parmi lesquels on a remarqué plusieurs militaires rentrés dans leurs foyers, ont assailli, maltraité à coups de bâtons et de pierres plusieurs personnes parce qu'elles portaient la cocarde blanche et notamment le maire de la Madeleine et l'adjoint au maire de Paizay, en criant «vive l'empereur...! à bas Louis XVIII...!» Il résulte du procès-verbal rédigé par le dit adjoint que cette troupe de séditieux a arraché la cocarde blanche à ceux qui ont refusé de l'ôter, et particulièrement aux gendarmes chargés de la police, et qu'ils l'ont foulée aux pieds, que l'écharpe dont le magistrat était revêtu a été déchirée, que son domicile a été violé, qu'il y a été poursuivi et menacé, qu'un dégât considérable a été commis et que lui même n'a échappé à leurs coups qu'en se réfugiant dans une chambre haute, dont il avait barricadé les portes...
 
Le préfet de la Charente au ministre de la police générale :
Angoulême le 5 mai 1814
«Je vois, M. le Préfet, par votre rapport de police en date du 5 de ce mois, que le tribunal de Ruffec a pris connaissance des actes violents dont plusieurs individus, et notamment des militaires nouvellement rentrés, se sont rendus coupables à la foire de Paizay-Naudouin. Pressez-en la poursuite, non avec rigueur et cette étendue de recherches qui ne tendraient qu'à aggraver le mal, mais avec cette juste mesure qui, par un exemple, fait à propos, fait arrêter les désordres dans leur sources. Continuez, je vous prie, à me donner communication de tous les faits qui intéressent la sureté et la tranquillité publiques. Vous me ferez connaître également les résultats de l'évènement qui a eu lieu à Paizay-Naudouin.» (
Minute de la réponse ministérielle, expédiée de Paris le 19 mai 1814)

Séances du conseil général de la Charente
1845
Brigades de gendarmerie.
Le conseil renouvelle le voeu précédemment émis par lui que des brigades de gendarmerie soient établies à St.-Amant de-Boixe, Montemboeuf, Villefagnan, Segonzac, Brigueuil et Blanzac, et qu'il soit adjoint deux hommes de plus à chaque brigade de gendarmerie dont la résidence est traversée par une route royale, pour les besoins du service qui, dans ce moment, est dans un état de souffrance sur ces directions.

CG16 1847 et 1848
Bientôt une brigade
La brigade de gendarmerie qui a été accordée au chef-lieu de canton de Villefagnan, devrait être installée très-prochainement ; l'intérêt du pays le réclame...
Le conseil sollicite une allocation de fonds suffisante pour que les travaux de construction du palais de justice et de la sous-préfecture de Ruffec soient activés et promptement achevés.

CG16 1848
La brigade de gendarmerie qui a été promise au canton de Villefagnan devrait être à cheval et installée sous le plus bref délai pour surveiller les ouvriers du chemin de fer (Paris-Bordeaux), dont les travaux vont être entrepris dans cette contrée...

CG16 1849 Gendarmeries arrondissement de Ruffec
Conseil général
Les casernes de gendarmerie de Ruffec, Mansle et Aigre ont besoin d'urgentes réparations; le conseil général demande les fonds nécessaires pour cette dépense.
La brigade de gendarmerie promise au canton de Villefagnan devrait être installée promptement, et il serait préférable pour ce service, qu'elle fût à cheval.

CG16 1849
Bientôt une brigade
Le conseil exprime un avis favorable à la création de brigades de gendarmerie à Brigueuil, Baignes, Brossac, Villefagnan et Saint-Amant-deBoixe.
Demandes de Brigades de Gendarmerie.
- Rapport du Préfet.
Messieurs,
Les conseils municipaux et les conseils d'arrondissement réclament, depuis longtemps, l'installation de brigades de gendarmerie à Brigueuil, Saint-Claud, Villefagnan, Baignes et Brossac.
Ces demandes ont été successivement transmises à M. le ministre de la guerre, avec tous les développements susceptibles d'en faire apprécier l'importance relative.
La commission consultative du département, créée par les instructions de M. le ministre du 24 février 1847, sur l'accroissement projeté de l'effectif de la gendarmerie, s'est
occupée de ces diverses réclamations...
D'après ces motifs, je pense, Messieurs, qu'il y a lieu d'appuyer vivement auprès du gouvernement, les réclamations dont il s'agit.
- Rapport de la Commission.
Votre commission, Messieurs, reconnaissant la légitimité de la demande des communes qui sollicitent l'établissement de brigades de gendarmerie dans les différentes localités de
Brigueuil, Villefognan, Baignes, Brossac el Saint-Claud, vous propose d'appuyer de votre approbation auprès de M. le ministre de la guerre les réclamations de ces différentes communes. Les conclusions de la commission sont adoptées...

1850 Séances du conseil général de la Charente
Création de nouvelles brigades de gendarmerie.
Rapport du Préfet.
MESSIEURS, Fort de l'opinion favorable émise par le Conseil général dans sa dernière session, je me suis empressé d'appuyer auprès de M. le ministre de la guerre, les demandes des communes qui sollicitent l'établissement de brigades de gendarmerie à Villefagnan , Brigueuil, Saint-CIaud, Brossac et Baignes. J'ai cru devoir demander également, dans l'intérêt, bien entendu, du service, que les brigades à pied existantes à Blanzac et à Segonzac fussent converties en brigades à cheval. Ces demandes n'ont point encore, il est vrai , reçu de solution; mais, en présence de cette intention bien arrêtée du gouvernement, d'augmenter le corps si utile de la gendarmerie, j'ai tout lieu d'espérer qu'il sera fait droit dans un temps très prochain à des réclamations déjà plusieurs fois reproduites et pour le succès desquelles je n'hésiterais pas, d'ailleurs, à faire, au besoin, de nouvelles démarches. Rapport de la Commission, MESSIEURS, J'ai l'honneur, au nom de la commission de l'intérieur, de proposer au Conseil général de s'associer aux demandes que l'administration a transmises au gouvernement, afin que des brigades de gendarmerie soient établies à Villefagnan, Saint-Claud, Brigueuil, Brossac et Baignes, et que les brigades à pied de Blanzac et de Segonzac soient converties en brigades à cheval. Ces diverses demandes sont toutes justifiées, et elles ont déjà une date ancienne dans les voeux du Conseil général. D'après les crédits accordés par le budget général de 1851, il est à présumer qu'il sera satisfait pendant l'année prochaine au moins à une partie de ces réclamations. Votre commission croit que la demande de Villefagnan se recommande entre toutes les autres à une solution urgente et favorable ; ce canton compte 21 communes et une population de près de 15.000 habitants ; il est traversé par le tracé du chemin de fer d'Orléans à Bordeaux dont les travaux prochains appelleront un surcroît de population nomade dont l'agglomération pourrait être un danger si on n'augmentait pas en proportion les moyens de surveillance, cette considération et l'étendue superficielle de ce canton rendraient même nécessaire qu'il fut pourvu une brigade de gendarmerie à cheval dont la demande pourrait être faite avec succès après que l'administration se serait assurée de l'existence d'un local suffisant et convenable. Parmi les autres demandes, il est aussi à remarquer que la conversion en brigade à cheval de la brigade de Blanzac n'entraînerait aucune dépense à la charge du département. La caserne de Blanzac étant déjà disposée et appropriée pour cette destination. Je ne dois pas laisser, du reste, ignorer au Conseil général que l'administration de la guerre a exprimé aux représentants du département l'intention de faire droit à une partie des demandes de brigades nouvelles sous les conditions que les chefs-lieux postulants auraient préalablement, de concert avec le département, préparé des habitations satisfaisantes pour le casernement. DISCUSSION. M. d'Asnières observe que si l'on émet le voeu que la brigade à pied de Blanzac soit le plutôt possible convertie en brigade à cheval parce que les casernes sont déjà depuis longtemps établies et préparées il ne voit pas pourquoi le Conseil général n'émettrait pas le même voeu pour la conversion de la brigade de Segonzac qui se trouve absolument dans les mêmes conditions que celle de Blanzac. L'honorable membre ajoute qu'il y a même et plus forte raison encore de décider, car les chemins du canton de Segonzac sont excessivement mauvais, et rendent très-difficile et très onéreux le service de la brigade à pied. M. le préfet dit qu'avant peu le canton de Villefagnan, celui de St-Claud et Brigueuil seront pourvus : l'inspecteur général en a donné l'espoir à l'administration qui ne négligera rien pour obtenir la plus prompte satisfaction de ces besoins. M. Esmein fait observer que les raisons présentées par l'administration en faveur de Brigueuil militent également en faveur de la commune de Baignes. Les conclusions de la commission sont adoptées.
L'établissement d'une brigade à Villefagnan ne tardera pas, en 1853 le conseil général n'en parle plus. D'autres cantons déposent des demandes. C'est donc le chemin de fer Paris-Bordeaux (Poitiers-Angoulême) qui va faciliter l'installation d'une brigade à Villefagnan.


L'appui de la loi sera décisif
La loi de 1850 fixe l'objectif d'une brigade par canton, entérinant une dynamique enclenchée depuis une décennie. Ainsi, en 1851, on comptait 16 500 gendarmes (dont 11 800 à cheval) répartis dans plus de 3 000 brigades françaises.

Première brigade à Villefagnan en 1851

Brigade à cheval créée le 10 juin 1851 par décision ministérielle.
Le premier loyer sera de 750 francs par an.

En 1851, le canton de Villefagnan est enfin doté de sa propre brigade qui se serait d'abord située selon transmission orale dans la Grand'rue, derrière la boucherie-charcuterie.
Elle aurait un temps été déménagée route d'Aigre où se situe le centre de remise en forme Balnéo (encore selon témoignage).

 


Peu de sources sur l'installation dans cette caserne vers 1851
Parce que la loi du 10 mai 1838, sur les attributions des Conseils généraux, n'avait pas compris les baux parmi les actes sur lesquels les Conseils généraux devaient délibérer.
Cette obligation leur fut formellement imposée en vertu de la loi du 18 juillet 1866. En conséquence, quels qu'en soient le prix et la durée, tous les baux de biens donnés ou pris en location durent être soumis aux Conseils généraux.

La bâtiment principal de la caserne.
 
Depuis le recensement de 1861 (celui de 1856 n'est pas en ligne) elle est implantée sur le même site, donc celui d'aujourd'hui.
Elle a d'abord été campée sur l'emplacement de bâtiments existant auxquels on a ajouté des annexes, tout en donnant au tout l'allure d'une solide caserne.


 
  • 1. Bâtiment principal, 2 étages plus 1 logement sous les combles
  • 2. Maison à 1 étage sans combles.
  • 3. Bâtiment sans combles : à l'ouest contient les 5 chais et 5 bûchers, à l'est se transforme en hangar.
  • 4. Bâtiment sans combles servant d'écuries et magasin à fourrages
  • 5. Bâtiment de la sellerie
  • 6. Pavillon buandrie
  • 7. Pavillon prisons.
La description de ces bâtiments est donnée plus loin.

L'eau avant l'adduction en 1960
La brigade de gendarmerie a été reconstruite de fond en comble, et en béton, vers 1983, seuls sont restés en tant que bons témoins, la tour (pavillon) nord et le puits (sur citerne).
Pas d'eau : pas de puits ni rivière.
La caserne était desservie par une citerne.
En 1894, le nouveau propriétaire propose de faire construire dès alors, une nouvelle citerne dont la capacité serait de 50 mètres cubes. Ce qui fut fait.
Aujourd'hui, cette citerne permet aux gendarmes "aux mains vertes" d'arroser convenablement leurs fleurs remarquables .

 


Au premier plan, vers 1900, la tour nord.
 
En 1861, la brigade compte 4 gendarmes aux ordres d'un brigadier, Georges Balthzaner.
En 1872, l'effectif a augmenté d'un gendarme, le brigadier est Pierre Lacan (né dans l'Aveyron). Les PV avaient un autre accent...

CG16 septembre 1867
Baux à loyer caserne de gendarmerie de Villefagnan.
Rapport du Préfet.
Messieurs,
La loi du 10 mai 1838, sur les attributions des Conseils généraux, n'avait pas compris les baux parmi les actes sur lesquels les Conseils généraux devaient délibérer, dès lors il était loisible aux préfets de les en saisir ; mais désormais cette obligation leur est formellement imposée en vertu de la loi du 18 juillet 1866. En conséquence, quels qu'en soient le prix et la durée, tous les baux de biens donnés ou pris en location devront être soumis aux Conseils généraux.
Je viens, en conséquence, Messieurs, pour me conformer aux prescriptions de la loi, vous prier de ratifier les conditions des deux seuls baux renouvelables cette année. L'un de ces baux concerne la maison servant de caserne à la brigade de gendarmerie de Villefagnan. Soit un crédit de 900 fr. pour prix de ce qui est -relatif à la caserne de gendarmerie de Villefagnan.
Les conclusions de la commission sont adoptées.


CG16 19 août 1875
Bail à ferme de la caserne de gendarmerie de Villefagnan.
Messieurs,
Le bail actuel de la caserne de gendarmerie de Villefagnan expire le 1er juillet 1876. Je me suis occupé de le renouveler, et j'ai l'honneur de soumettre à votre approbation, conformément à l'article 46, §3, de la loi du 10 août 1871, les nouvelles conventions faites avec Mme veuve Vallier, propriétaire de l'immeuble, pour une période de neuf années.
Une augmentation de 100 fr. a dû être consentie en raison des réparations extraordinaires réclamées dans l'intérêt du service.
Rapport de la Commission.
MESSIEURS,
L'administration propose de renouveler pour neuf ans, à partir du 1er juillet 1876, le bail, expirant à cette date, du loyer de la maison servant au casernement de la brigade de gendarmerie de Villefagnan. Et comme des réparations nombreuses et d'une certaine importance ont été faites par Mme veuve Vallier, qui est propriétaire de l'immeuble, en vue et comme condition de ce renouvellement de bail, M. le Préfet propose de consentir à élever le prix du bail de 900 à 1,000 fr.; le tout conformément à l'acte de bail proposé, joint au dossier.
La commission propose au Conseil de donner son assentiment à ces propositions de l'administration.
Les conclusions de la commission sont adoptées.


1876 : le brigadier est Célestin Thorin, 41 ans.
1881 : le brigadier est encore Célestin Thorin, 46 ans.


Thorin (Célestin), brigadier à Villefagnan (Charente). Le 30 janvier 1882, mis à l'ordre de la légion pour s'être particulièrement distingué dans un violent incendie, dont il a atténué les conséquences par sa courageuse initiative, son activité et son dévouement. Goumy, Castanier, Geoffrion, Mainvieille, gendarmes, même citation.

CG16 août 1882
Caserne de gendarmerie de Villefagnan.
"M. Rivet, notaire à Villefagnan, m'a fait savoir qu'il était chargé de mettre en vente, sur le prix de 20,000 fr., la maison servant de logement à la brigade de gendarmerie de celle localité, et dont le bail, consenti pour neuf années au département, à raison de 1,000 fr. par an, doit prendre fin le 1er juillet 1885.
M. Rivet, réservant, dit-il, la préférence au département, a cru devoir différer l'affichage et la mise publique en vente jusqu'à ce que vous ayez pu vous prononcer sur son offre de céder cet immeuble au département moyennant ladite somme de 20,000 fr.
M. le commandant de gendarmerie, dont vous trouverez l'avis au dossier, serait favorable à l'acquisition.
Je vous prie, Messieurs, de vouloir bien prendre une décision à ce sujet.
"

CG16 21 août 1884
Caserne de gendarmerie de Villefagnan.
Rapport de la Commission.
Messieurs, le bail de la caserne de gendarmerie de Villefagnan prendra fin le 1er juillet 1885. D'un autre côté, la maison occupée actuellement par la brigade, très convenable dans son ensemble, est dans un état qui exige des réparations. Aucune autre maison n'a été proposée.
Mme Vallier, la propriétaire, offre la vente de son immeuble au département pour le prix de 15,000 fr. Elle serait même disposée, parait-il, à se contenter de 14,000 fr. Elle a, d'autre part, consenti une promesse de bail, pour le prix de 1,150 fr.
Comme condition de ce prix de bail qui constituerait une augmentation de 150 fr. sur le chiffre actuel, Mme Vallier s'engage à faire un ensemble de réparations reconnues suffisantes par M. le commandant de gendarmerie.

Le Conseil est appelé à se prononcer entre l'achat et la location.
Il n'existe au dossier qu'une pièce indiquant d'offre de vente de Mme Vallier; c'est une lettre de son notaire, qui propose la vente au nom de la propriétaire. Mais il n'a point paru à votre commission qu'il fût nécessaire de surseoir à la solution de l'affaire.
M. l'architecte du département a constaté que si les murs sont en assez bon état, la charpente, la menuiserie, les toitures et la serrurerie laissaient considérablement à désirer et exigeraient prochainement d'importantes réparations qu'il faudrait ajouter au prix d'acquisition.
Votre commission préférant d'ailleurs, en principe, les locations aux acquisitions, propose de décider que le projet de bail consenti par Mme Vallier pour une durée de neuf années, à partir du 1er juillet 1885, sera converti en acte définitif.
Elle propose d'autoriser M. le Préfet à consentir, le bail avec Mme Vallier aux conditions prévues au projet de bail.
M. de Champvallier pense que l'acquisition serait moins onéreuse pour le département que la location au prix du 1,150 fr. En effet, le département pourrait acheter cette maison 14,000 fr.; en comptant 5,000 fr. pour les réparations, et 1,000 fr. pour les frais, la dépense totale s'élèverait à 20,000 francs, et le département serait propriétaire d'une caserne très bien située, sur le boulevard qui mène à la gare (laquelle gare va ouvrir en février 1885).

M. Ganivet n'est pas partisan des acquisitions d'immeubles par le département, parce que le chiffre des réparations va sans cesse croissant.
M. Nadaud appuie l'opinion émise par M. de Champvallier ; il est convaincu que si le département avait acquis les casernes de gendarmerie dont il a besoin au fur et à mesure, en saisissant les bonnes occasions qui se présentaient, il se serait enrichi. Les locations constituent une charge perpétuelle pour le département sans qu'il devienne jamais propriétaire ; les acquisitions, au contraire, l'enrichissent dans l'avenir.
M. le Rapporteur dit qu'en principe la commission préfère les locations; mais que, dans le cas présent, l'acquisition paraissant offrir des avantages réels, il est prêt à demander le renvoi pour consulter de nouveau la commission,
M. Gueslin fait observer que la commission s'est prononcée sans hésiter pour la location, parce qu'on lui a assuré que ces immeubles exigeraient dans un avenir peu éloigné de très grosses réparations. De nombreuses propositions de vente ont été faites, et que toujours le Conseil général a affirmé son désir de se borner à la location. Il est d'avis qu'il est plus avantageux, en général, pour le département d'avoir des immeubles en location que de les acquérir, à cause des réparations, dont le Conseil ne peut débattre le chiffre comme le fait un particulier propriétaire.
D'ailleurs, tous les départements qui ont voulu entrer dans la voie des acquisitions de casernes de gendarmerie sont revenus aux locations.
M. Ganivet dit qu'à ce titre l'achat de la caserne de Confolens peut servir d'exemple.
M. Tradeux est d'avis qu'il est bien difficile en cette matière d'émettre une théorie absolue, de soutenir qu'il ne faut jamais acheter et toujours louer, ou inversement, toujours acheter et ne jamais louer. Si l'occasion est bonne, pourquoi ne pas acheter?
M. Ganivet cite l'exemple de la caserne de Confolens pour dissuader de l'achat; il existe d'autres cas qui militent en faveur des achats, entre autres la caserne d'Aubeterre. La commune d'Aubeterre a installé dans l'immeuble acheté pour y loger la gendarmerie, sa municipalité et la justice de paix, réalisant ainsi une économie importante. Il ne faut donc pas avoir de parti-pris; si la dépense totale ne doit pas dépasser 19 à 20,000 fr., pourquoi ne pas acheter la caserne de Villefagnan?
M. le Rapporteur fait observer qu'au point de vue des réparations, on se trouve en face de l'inconnu. M. l'architecte du département reconnaît bien que les murs sont en bon état, mais il ajoute "que tout ce qui est charpente, menuiserie et serrurerie laisse considérablement à désirer et nécessitera à bref délai d'importantes réparations dont le chiffre ne peut être fixé à première vue."
M. l'architecte termine son rapport par cette phrase : «Si l'on admet que le propriétaire est tenu de faire les réparations qui deviennent nécessaires par suite d'usure, il me semble que le département aurait avantage à conserver sa position de locataire.»
L'honorable M. de Champvallier pense que 5,000 fr. de réparations suffiront; on pourrait à cet égard demander l'avis de M. l'architecte du département.
M. Gautier constate que les réparations jugées suffisantes, d'après le rapport de M. le Préfet, s'élèvent au chiffre de 2,500 à 3,000 fr.; il demande pourquoi ce chiffre serait augmenté si le département achetait cet immeuble.
M. le Rapporteur répond que cette somme ne concerne que certaines appropriations intérieures et des réparations d'entretien destinées à assurer la conservation des bâtiments. Restent les grosses réparations annoncées par M. l'architecte du département et qui devront être faites à un moment donné par le propriétaire.
M. de Champvallier émet l'avis qu'il serait bon de prendre des renseignements avant de se prononcer pour ou contre l'achat; en conséquence, il propose au Conseil d'ajourner la solution de cette question au mois d'avril prochain.
M. le Préfet fait remarquer que le Conseil général est contraint de prendre une décision pendant cette session, parce que, s'il renonce à la location, le bail doit être dénoncé avant le 31 décembre.
M. de Champvallier demande alors le renvoi à la commission, afin de permettre à la commission de se réunir et d'entendre M. l'architecte du département.
M. le Rapporteur appuie la proposition de M. de Champvallier.
Le renvoi est prononcé.

 
En 1861 et 1866, l'agent recenseur débutait  par les maisons précédant la gendarmerie.

6 août 1890
Eclairage extérieur de la gendarmerie
Le colonel commandant la 12e Légion de gendarmerie demande l'installation à l'entrée de la caserne d'une lampe éclairée toute la nuit qui porterait en lettre blanches sur verre bleu l'inscription «Gendarmerie». Le conseil municipal refuse la dépense.

CG16 23 août 1892
Caserne de gendarmerie de Villefagnan.
Prorogation de bail.
Rapport de la Commission.
Messieurs,
La caserne de gendarmerie de Villefagnan, qui appartenait à Mme veuve Vallier, vient d'être acquise, aux termes d'un acte authentique du 31 mars 1892, par M. Rouhaud (Charles) entrepreneur de travaux publics. Le bail consenti au département par Mme Vallier, pour un loyer annuel de 1,150 fr., n'expire qu'au 30 juin 1894. Bien que deux années presque entières nous séparent de celte échéance, le nouveau propriétaire de l'immeuble demande à le renouveler par avance, s'engageant par un acte sous signature privée à faire dès aujourd'hui les réparations et améliorations nécessaires pour mettre le local en parfait état. Il propose que le bail soit prorogé pour une durée de quinze années et que le prix de location soit élevé de 1,150 à 1,400 fr. Celle augmentation de 250 fr. paraît justifiée par les réparations exigées dont la dépense s'élèverait à 6,000 fr.
M. le commandant de gendarmerie constate que l'immeuble de M. Rouhaud convient en tous points au service de la gendarmerie. Il est complètement isolé des habitations voisines.
Les locaux sont vastes, bien distribués, parfaitement aérés, et l'eau est en quantité suffisante, si bien qu'il serait impossible de trouver à Villefagnan un immeuble aussi convenable pour une caserne.
Votre commission de l'intérieur, estimant avec M. le Préfet que le département a tout intérêt à s'assurer pour longtemps encore la jouissance de l'immeuble de M. Rouhaud, vous propose d'approuver les conditions du nouveau bail, dont le projet, dressé sur les bases ci-dessus indiquées, est joint au dossier.
Les conclusions de la commission sont adoptées.

Journal LA CROIX 27 novembre 1892 (Numéro 2924)
Angoulême, 26 novembre.
Hervieux, brigadier de gendarmerie à Villefagnan, s'est jeté hier sur la voie ferrée au passage d'une locomotive, la mort a été instantanée.


CG16 1893
Acte constatant la location au département pour une durée de quinze ans, à partir du 1er juillet 1894, et moyennant le prix annuel de 1,400 fr., d'un immeuble situé à Villefagnan, devant continuer à servir de brigade de gendarmerie de ce chef-lieu de canton.


En 1894, la brigade à cheval est implantée rue de la Gare dans une caserne en bon état (PV d'installation en date du 2 juillet 1894, bail pour 15 ans renouvelé le 1er juillet 1909).
Mais ils ne sont que les locataires de cette caserne (pour cinq à six gendarmes et deux prisonniers, un homme et une femme) qui appartient à Charles Rouhaud. Le loyer est augmenté de 400 frs.

Cette caserne située le long de la RD9 se compose ainsi :
La cour est séparée du chemin (de Brettes) par un mur de 2 mètres. Elle mesure 27 mètres de long pour 18,50 m de large. Elle est sablée.
Le bâtiment principal côté ouest, comprend sur sa droite une maison élevée d'un étage avec combles, et à gauche une maison à un étage sans combles. Les deux maisons sont séparées, chacune a son entrée.
Au nord, un bâtiment avec un étage, sans combles, sert d'écurie et de magasin à fourrages, il est suivi d'un pavillon à un étage sans combles dont la façade est bordée par le chemin n°9.
Au sud, un bâtiment avec un étage, sans combles, servant de chais et bûchers, suivi d'un hangar puis d'un pavillon à un étage sans combles dont la façade est bordée par le chemin n°9.

A l'ouest du bâtiment principal, un terrain de labour cultivé en jardin.

La bâtiment principal renferme les logements :

  • 2 au rez-de-chaussée,
  • 2 au premier,
  • et un sous les combles,
  • et les greniers des 5 gendarmes.
Au milieu de la façade, une porte ouvre sur un corridor de 10,30 m sur 1,75 m, qui traverse la maison, donne accès au logements, ouvre sur le jardin et contient à un escalier.
Cet escalier tournant est fait de 22 marches et conduit au 1er étage en débouchant sur un corridor de 7,25 m par 1,20 m. Il est éclairé par une fenêtre donnant sur le jardin. Il donne accès aux logements 3 et 4 et au bureau du chef de brigade.

A noter que chaque logement est équipé de placards dans les murs.

Au rez-de-chaussée :

Le logement du chef de brigade (n°1) dans lequel on entre par une ouverture percée (dans le corridor) à côté de la porte d'entrée du bâtiment, est ainsi distribué :
1 chambre à feu (avec cheminée) servant de cuisine dans laquelle on entre par le corridor ;
1 souillarde en prolongement de la cuisine (arrière-cuisine) ;
1 chambre à feu dans laquelle on entre par la cuisine, elle est éclairée par uen fenêtre donnant sur le jardin, un ratelier d'armes est fixé près de la porte de la cuisine ; de cette chambre dépend une alcove de 2,15 m par 2,05 m ouvrant dans l'angle sud-ouest ;
1 cabinet (3,58  mx 2,10 m) en prolongement de l'alcove sur le côté sud de la chambre avec lequel il communique.

De ce logement dépendent les grenier, chai, bûcher et part de jardin n°1.

Le logement n°2, on y entre par une porte située à côté de la porte de sortie du corridor vers le jardin, contient :
Une chambre à feu servant de cuisine (5m X 3,60 m) avec accès direct sur le corridor. Une cheminée, un évier, un potager ;
Un cabinet au nord de la cuisine ;
Une chambre à feu de (5m X 5m) avec sa cheminée ; contre le mur ouest, un ratelier d'armes.
De ce logement dépendent un réduit sous l'escalier, et les grenier, chai, bûcher et part de jardin n°2.


A l'étage :

Le logement n°3 contient :
Une chambre à feu ((5m X 3,60 m) servant de cuisine avec cheminée, évier et potager
;
Un cabinet (5m X 2,15m) contient des placards et un ratelier d'armes.
Une chambre à feu (5m au carré).

De ce logement dépendent les grenier, chai, bûcher et part de jardin n°3.

Le logement n°4 contient :
Une chambre à feu ((5,90m X 4m) servant de cuisine avec cheminée, évier et potager ;
Un cabinet (5m X 2,50m) contient un placard et un ratelier d'armes.
Une chambre à feu (6m X 3,50m).

De ce logement dépendent les grenier, chai, bûcher et part de jardin n°4.

Le bureau du chef de brigade (3m au carré)
Une fenêtre donne sur la cour.
Il dispose d'une cheminée en fonte dite à la prussienne, d'un placard, d'un tableau noir, de rayonnages scellés aux murs, d'une table bureau, d'une rallonge à bascule, d'un tiroir fermant à clé.

De ce bureau, un escalier droit en bois, comptant 17 marches, mène aux combles. Ces combles sont divisées par les murs de la maison en trois parties contenant 5 greniers.

La maison annexe (logement n°5)
Au sud du bâtiment principal, on y entre par la cour, elle contient le logement n°5, et un couloir desservant des chais.
Elle contient :
Un petit vestibule de 1,70m par 1m.
Une chambre à feu servant de cuisine (5m au carré) avec cheminée, potager.
Un escalier tournant en bois à 20 marches conduit à l'étage.
Au sud de la cuisine, une souillarde avec un évier.
A l'étage, une chambre à feu au dessus de la cuisine (5m X 5m) avec un ratelier d'armes. Au sud de cette chambre, une chambre sans chauffage (6m X 3,90 m).
De ce logement dépendent les grenier, chai, bûcher et part de jardin n°5.


Appentis sellerie (5m X 3m)
Ce bâtiment est adossé au bâtiment principal au nord. Il contient 6 chevalets porte-selles mobiles et des rateliers fixes.


Ecurie et magasin à fourrages
L'écurie occupe tout le long du rez-de-chaussée de ce bâtiment (14m X 6m, hauteur 3,70m). Elle est pavée, plafonnée, éclairée, et contient 6 stalles avec ratelier et mangeoire en bois. Un escalier conduit à l'étage, sous l'escalier el coffre à avoine.
Le magasin à fourrages peut contenir l'approvisionnement de 2 mois.


Pavillon Nord-Est (encore existant)
Une salle à chaque étage, le rez-de-chaussée est aménagé en buandrie (5m20 X 5m), on entre par la cour. Un fourneau, deux ponnes en terre cuite, une cabine de bains (isolée par des toiles tendues puis en 1909 par une cloison en briques).
La salle de l'étage est aménagée en magasin à avoine à 4 compartiments, on y accède directement du magasin à fourrage par une ouverture percée dans le mur refend.


Bâtiments côté sud de la cour
Ce bâtiment comprend à chaque étage deux parties inégales séparées par un mur de refend.
Au rez-de-chaussée les chais (1 à 5);
A l'étage, les bûchers (1 à 5).


Pavillon Sud-Est
Au rez-de-chaussée, en partie ouest, une écurie (4,40m X 2,05m) avec mangeoire en pierre et ratelier en bois. En partie est, deux chambres de sûreté. Celle des hommes, située du côté de la cour, est blanchie à la chaux et contient un lit de camp, le sol est en terre battue. Celle des femmes, dans laquelel on entre par une porte située sous un hangar dans l'angle sud-est, est blanchie à la chaux et contient un lit de camp, le sol est en terre battue.
A l'étage, une pièce grenier (5,20 X 5 m) sans destination fixe, pouvant servir de débarras.


Le hangar (6,50 m X 4m) s'intercalle entre le pavillon sud-est et le bâtiment des chais. Il ouvre sur la cour.

Dans la cour
En face du logement n°1 une 2e citerne qui reçoit les eaux des bâtiments sud et ouest de la cour. Devant l'écurie une autre citerne et face à son extrémité est, une citerne de 14 m3, accès par une margelle, dispose d'une poulie avec corde. Reçoit les eaux du versant sud des bâtments au nord de la cour. Deux timbres en pierre, l'un sert d'abreuvoir, l'autre de lavoir. Une pompe puise l'eau de ma 1ère citerne.
Contre le mur de la rue, entre les deux portails, une pompe puise l'eau dans un puits de profondeur de 12 mètres, creusé environ 3 mètres avant.

Une fosse au fumier en prolongement de l'écurie, une rigole d'évacuation...

Une citerne sera réalisée avant 1909 pour recevoir les eaux de la rue. Le souci de l'eau sera constant jusqu'en 1960 quand, enfin, était installée l'eau courante (lire page SIAEP).

Les jardins
En tout 18 ares entourés de murs au nord, ouest et sud, divisés en 5 parties, des arbres fruitiers et plants de vignes.

Les latrines
Dans un petit bâtiment dans l'angle nord-ouest du jardin, deux compartiments séparés par une cloison, sièges à la turque, lunettes pourvues de soupapes automatiques. La fosse est étanche. En 1909, un siège en bois a été installé dans les latrines des femmes.

CG16 1894
Caserne de gendarmerie de Villefagnan.
Construction d'une citerne par le propriétaire.
15 décembre 1893. M. Corderoy a exposé qu'aux termes du bail relatif à la location de la caserne de gendarmerie de Villefagnan, le propriétaire, M. Rouhaud, doit, dans le cas où le puits et la citerne existant actuellement dans les dépendances louées ne suffiraient pas à l'approvisionnement de la brigade, creuser une nouvelle citerne ou augmenter la capacité de celle déjà établie.
A la suite de la sécheresse anormale survenue pendant l'été dernier, ce propriétaire a offert de faire construire dès maintenant une nouvelle citerne dont il propose de fixer la capacité à 50 mètres cubes.
M. le commandant de la gendarmerie et M. le Préfet ayant proposé l'acceptation de cette offre comme addition audit bail,
La Commission départementale, après en avoir délibéré, '
A émis un avis favorable à l'acceptation de l'offre de M. Rouhaud.


1902 : Promotion
Au grade de brigadier à cheval, Ducoudray, maréchal des logis à cheval à Villefagnan (Charente).




1907 : le bail de la caserne est renouvelé.
Propriétaire : Mme Veuve Emile pour dix ans.
Ancien bail : 1400 francs par an ; nouveau bail : 1600 frs par an.
Remarque : l'eau est suffisante l'hiver mais manque en été. Le puits sera creusé, une pompe est demandée. Il existe une écurie infirmerie pour un chpavillon prison).
Des travaux sont à faire par le propriétaire.


Le bail de cette caserne sera renouvelé régulièrement jusqu'à l'achat en 1924.


Emploi de la Bicyclette dans la Gendarmerie
"A l’origine, la maréchaussée patrouille ou à pied (brigades à pied) ou à chbrigades à cheval). En 1901, le Ministre de la Guerre décide l’adoption de la bicyclette pour le service de la Gendarmerie à pied.
L’arrivée de la bicyclette en tant que véhicule officiel en 1903 montre un certain retard car les premières automobiles roulent déjà dans toute la France.

Une instruction du 6 août 1909 réglementant l'emploi de la bicyclette dans la gendarmerie remplace l'instruction provisoire du 4 août 1903.
Après six ans d'expérience on peut constater, en comparant les deux instructions, que les principes posés au début de l'utilisation par la gendarmerie de ce moyen de locomotion n'ont pas été profondément modifiés.
Cependant on s'est décidé à faire un usage plus étendu de la bicyclette qu'auparavant. C'est ainsi, par exemple, qu'aucune limite minima ou maxima ne doit être fixée pour l'emploi de la bicyclette, alors que l'instruction provisoire ne permettait de s'en servir que pour les tournées de communes comportant un parcours total de 20 kilomètres au moins.
Cette limitation était quelque peu enfantine, car si on avait en vue par là d'empêcher les gendarmes de l'emporter pour de petites tournées, rien n'était plus facile aux chefs de brigade de tracer un itinéraire comportant un minimum de 20 kilomètres. Qui serait allé vérifier le chemin parcouru? En tournée les gendarmes doivent avoir la possibilité, tout en suivant la direction générale ordonnée, de pousser des pointes à droite ou à gauche.
Le vieil esprit de méfiance, dont la gendarmerie est encore imprégnée, se manifestait dans cette prescription. On paraissait craindre que les gendarmes ne se fatigassent pas suffisamment. Les tournées ne doivent pas être considérées comme des exercices physiques destinés à développer l'endurance des militaires de l'arme. Quel est leur but ? voir si sur les routes et clans les campagnes la loi est observée. Qu'importe que les gendarmes arrivent à ce résultat sans effort musculaire ! Ne serait-il pas préférable, au contraire, qu'ils pussent l'obtenir avec la moindre fatigue possible? Les tournées ne seraient pas alors considérées comme un service pénible, se prolongeant encore une heure ou deux l'arrivée à la résidence pour la rédaction des procès-verbaux dressés en cours de route.
Le rêve assurément serait d'effectuer les tournées à motocyclette. Tous les jours toutes les communes pourraient être, visitées en tous sens pour le plus grand profit des populations rurales, qui, quelque événement qui se produise, assassinat, vol, incendie, seraient presque certaines de voir bientôt arriver les gendarmes sur les lieux. C'est alors que l'on pourrait supprimer nombre de brigades n'ayant qu'une ou deux communes à surveiller. Une par canton, comme à l'origine, suffirait amplement.
En attendant l'adoption de ce merveilleux moyen de transport, contentons-nous de la bicyclette, qui rend déjà d'importants services, et qui permettrait, elle aussi, de faire des économies, si on en dotait tout le personnel d'une brigade à pied.
L'usage de la bicyclette, formellement proscrit dans les brigades à cheval par l'instruction provisoire, sauf en dehors du service, est autorisé maintenant dans certaines circonstances, chevaux en dressage ou indisponibles.
Cette latitude devra être comprise dans son sens le plus large, c'est-à-dire qu'un gendarme ayant un jeune cheval ou un cheval malade pourra très bien, dans une tournée accompagner à bicyclette son camarade à cheval.
Une innovation de l'instruction du 6 août 1909 est la division de la circonscription d'une brigade, dotée de bicyclettes, en secteurs, chaque secteur devant être complètement exploré au cours d'une tournée. Les itinéraires devront être tracés en conséquence.
La nouvelle instruction permet encore d'utiliser la bicyclette dans les tournées pour la répression du braconnage. L'interdiction prononcée par l'instruction provisoire pour ce genre de service ne s'expliquait pas. Ce n'est généralement pas à proximité de la résidence qu'opèrent les braconniers, mais bien sur un point éloigné. L'emploi de la bicyclette était donc tout indiqué pour s'y rendre rapidement, au besoin par des chemins détournés, de manière que l'arrivée des gendarmes ne fût pas signalée par des indicateurs postés en des endroits choisis.
La vitesse maxima est toujours maintenue à 42 kilomètres à l'heure. Prescription puérile ! Qui assurera qu'elle n'est pas dépassée ? On peut être tranquille. Le faible développement des machines pliantes et l'âge de nos gendarmes sauront empêcher tout emballement téméraire.
La tenue ne subit pas de modifications. Seuls l'arrimage du portefeuille de correspondance et de la pèlerine diffère de l'ancien. Le portefeuille pourra être placé sur le guidon, suspendu à la traverse supérieure du cadre ou porté en bandoulière. La pèlerine, au lieu d'être roulée derrière la selle, le sera sur le guidon.
En résumé, l'instruction du 6 août 1909 nous paraît conçue dans un esprit large et pratique. Elle permet l'emploi de la bicyclette dans tous les services faits d'ordinaire à pied. Bien qu'elle reste muette en ce qui concerne les escortes; de prisonniers, il va de soi que ce moyen de locomotion ne peut être utilisé dans cette circonstance.

12e corps d'Armée 1912
Lettres de félicitations.
M. Sarrette (Alexandre), brigadier de gendarmerie à Villefagnan, l'Avant-Garde de Villefagnan. (Le chef de brigade veille à la préparation militaire des appelés.)

Guerre de 1914-1918
XIIe LEGION DE GENDARMERIE
(1914-1918)
Extrait

La 62e division séjourne dans la Somme jusqu'au début de 1917 ; elle assure tous les services qui lui incombent pendant cette période de stationnement, notamment le contrôle de la circulation et, en août et septembre 1915, la surveillance de 1200 travailleurs civils venus du Gouvernement militaire de Paris.

  • Le 12 janvier 1916, la division est relevée ; la gendarmerie cantonne à Villers-Bretonneux.

Seront (en outre) cités à l'ordre du régiment (7 mai 1918) :
Maréchal-des-logis Sarrette, Alexandre, (Villefagnan, Charente) : «Excellent sous-officier, doué d'autorité et d'énergie. Lors des dernières opérations, a assuré avec fermeté et sang-froid le service difficile dont il était chargé dans une région violemment bombardée, donnant à tout son personnel l'exemple du dévouement et d'une inlassable activité.»

  • Le 11 novembre 1918, au moment de l'armistice, la 62e division a atteint la Meuse ; la prévôté est à Sormonne. Le 17 novembre 1918, la division revient sur ses pas pour être rattachée au XIVe Corps, puis au IXe, dans la région de Saint-Martin-d'Ablois. Le 8 décembre, elle reprend sa marche vers l'est, par voie de terre et, par Vertus, Wassy, Bains-les-Bains, arrive à Lure le 2 janvier 1919.

Chef de brigade de 3e classe Sarette, Alexandre, (Villefagnan, Charente) : «Sous-officier d'une grande conscience professionnelle qui a toujours témoigné des mêmes qualités d'activité inlassable et du même dévouement absolu. Pendant les périodes de combat, de juillet à septembre 1918, a assuré, avec fermeté et sang-froid, sous des bombardements incessants, le service de la circulation en arrière des corps engagés.» (2e citation).

La gendarmerie "à pied" pédalera jusqu’à la fin de la première guerre mondiale, la gendarmerie à cheval attendra pour posséder des chevaux mécaniques. Le parc automobile se monte alors avec les véhicules laissés par les Américains ou des motos équipées de side-car (voir Villefagnan).
En 1919,
le Président du Conseil Georges Clémenceau a décidé que quelques vieilles voitures Ford et des side-car, laissés par l’armée Américaine seront attribués à la Gendarmerie : une voiture par département ; un side-car par arrondissement.


CG16 1923
Installation de l'éclairage électrique, à la Caserne de gendarmerie de Villefagnan.


CG16 1924
Acquisition des casernes de gendarmerie de Baignes-Sainte-Radégonde, Chalais, La Couronne, Brossac, Montbron, Rouillac et Villefagnan.
Appropriation des casernes de gendarmerie de Chalais, Villefagnan, Chasseneuil Brossac, Rouillac, La Couronne et Montbron.

CG16 1931
En avril 1931, un bail est signé par le Chef d'Escadron Gabarra, commandant la compagnie de gendarmerie de la Charente, pour le compte de l'Administration de la guerre, et autorisé par décision ministérielle du 29 avril 1931.
Les locaux sont identiques. Le bail est signé pour une duée de 3, 6, 9 ans à compter du 1er avril 1931 : loyer de 5000 frs par an.
Approuvé à Limoges par le général commandant la 12e légion de gendarmerie le 19 février 1932.






Et les véhicules ?
 
Le vélocipède deviendra après guerre "le petit cheval" des gendarmes.

Après 14-18, le mouvement était créé. Outre de vaillantes Ford T surplus de l'armée américaine, peu à peu la gendarmerie disposait de 550 voitures de marques françaises, au début des années trente.

L’aventure motorisée avait débuté en 1928 avec la police de la route. Et dans les années 30, la voiture préférée des gendarmes était bien entendu la Citroën traction avant..."

Le magicien de la Ford T dans les années Vingt à Tours

En janvier 1937 la gendarmerie dispose de motocyclettes 1000 cm3 René Gillet solo pour la parade. En 1945 par circulaire ministérielle, est instituée une brigade motocycliste de 15 hommes au chef-lieu de chaque département.
Enfin les gendarmes disposent-ils de Renault Juvaquatre. Arrivent ensuite les Peugeot 203 et 403 break noires avec gyrophare orange. Puis la 2CV et au début des années 60, la 4L Renault qui permettait aux gendarmes de garder leur képi en conduisant. N'oublions pas les Renault Estafette ni les Renault Trafic, succédés par des Ford Transit. Etc.

En 1944, selon le gendarme retraité René Boudraut (article CL 1989 à lire plus bas) le seul véhicule de la brigade de Villefagnan était un side-car réservé aux liaisons.

«Face à la montée en puissance du grand banditisme, la Gendarmerie dut se résoudre à se mécaniser. En ordre dispersé et sans réel volontarisme des autorités de l'Etat car il faudra attendre 1950 pour qu'un véritable budget spécifique soit alloué à l'achat des moyens de locomotion, les véhicules devant alors faire l'objet de modifications afin qu'ils répondent à un cahier des charges très précis. Jusqu'alors, on adaptait, on bricolait, on improvisait sur les bases les plus diverses : Renault NN ou Primaquatre, Citroën 5 HP ou Traction, Simca 8, Peugeot 202 ou 402 et même Ford T, première voiture à moteur en dotation en Gendarmerie. Par la suite, vont apparaître la Juvaquatre, la 2 CV, la Simca Châtelaine, le break Peugeot 203, l'Estafette, la Renault 4...»

Il y eut les mobylettes...
Pour soulager les mollets des gendarmes, la brigade a été dotée de mobylettes (cyclomoteur) dans les années 50. Effet de surprise garantie sur la population ! Les gendarmes de Villefagnan ne portaient pas de casque contrairement aux motards. Lorsque leur engin passait sur une plaque de caniveau, le képi basculait...


Vers 1960, le bureau de la brigade de gendarmerie est transféré dans la tour nord. Les chevaux sont remplacés depuis des années par des vélos, des mobylettes puis une automobile, l'écurie obsolète sera transformée en logement pour le chef de brigade.

En 1962 - anecdote - la commune de Villefagnan achète pour son centre de secours une Renault Estafette version ambulance (VSAB comme disent nos pompiers) et double la rentabilité de cet investissement en l'adaptant au transport de corps. "Cette Estafette, un jour elle nous sauve, et un autre elle nous enterre" : aurait pu être la blague favorite des piliers de comptoir. A l'époque, à Villefagnan le chef de la brigade de gendarmerie était un ancien mécanicien-ajusteur. "Il passait son temps libre à bricoler la ferraille chez le mécanicien Tourissou, raconte René Gallais, maire de Brettes, c'est lui qui a réalisé le chassis qui permettait d'installer les cercueils dans l'ambulance. Un farceur avait mis une étiquette - étiquette du fabricant - portant l'inscription FLIC."

La gendarmerie vire au bleu
Tous les véhicules et motos de la gendarmerie étaient peints en noir jusqu'aux années 1970. En effet, c'est en 1969 que change cette coutume. La gendarmerie opte pour une couleur uniforme et spécifique, le bleu moyen ou bleu de France, qui évoque le bleu des pantalons et son histoire avec la royauté. Les Renault 4 et Estafette sont les premiers véhicules à recevoir cette nouvelle teinte, puis la mesure s'étend à toute la flotte, y compris les véhicules de casernement et de servitude ainsi que les véhicules d’intervention de la gendarmerie mobile, etc.
Tout le parc auto se teint du même bleu au cours des années soixante-dix. Sauf quelques breaks des années cinquante et soixante qui termineront leur carrière dans leur livrée d’origine.

A gauche au 1er plan : La Cantinolière.
A droite à l'arrière, la brigade de Villefagnan et ses jardins.
A noter, masquant la tour carrée, l'ancienne écurie transformée après-guerre en maison du chef de brigade.

La caserne sera reconstruite de 1980 à 1983.
Sources : délibérations du CM de Villefagnan, notes d'information à la population, et enquête du député Jérôme Lambert. (Pour ma part, je recherche tout témoignage ! Merci.)
Les bâtiments ont pris de l'âge, sont devenus vétustes et inadaptés. La décision de reconstruire cette brigade obsolète est prise.

17 avril 1978, le conseil municipal délibère sur le projet d'une nouvelle caserne de gendarmerie à Villefagnan qui concerne 5 logements HLM et un logement et des bureaux à la charge de la commune. Voté à 12 voix sur 12.
Nota : un conseiller municipal en place à l'époque nous dit aujourd'hui qu'une lettre avait été adressée aux communes du canton pour leur demander de participer, ce qu'elles ont refusé. On nous dit que le SIVOM était trop endetté pour se lancer dans ce dossier. (Je recherche tout témoignage)

Introduction : le schéma établi a prévu que les cinq logements des gendarmes seront construits dans les jardins à l'ouest de l'emprise par le conseil général (HLM) et que le bâtiment administratif plus le logement du chef de brigade seraient construits par la commune. Les raisons en sont fournies par cette note explicative diffusée par la mairie au début de l'annnée 1981, le Maire était M. Henri Le Gueut. (origine M. Joël Babaud)
Le 16 octobre 1978 le conseil municipal délibère pour désigner comme coordonateur du dossier la DDE (approuvé par le Préfet le 20 novembre 1978).

Gendarmerie
La décision de principe de la construction d'une nouvelle gendarmerie s'est posée à la municipalité de Villefagnan fin 1979. Les exemples des municipalités de Rouillac et de Montignac avaient montré les nombreux avantages de ce choix peut-être difficile, mais un choix permettant de préserver l'avenir.
D'une façon générale il faut admettre que les casernes domaniales sont très souvent vétustes et ne correspondent pas aux normes de travail et de confort actuels, dans la plupart des cas ce sont des immeubles anciens et en très mauvais état. Tel était le cas du casernement de Villefagnan.

Causes de l'opération
Trois causes essentielles ont motivé notre action :
1. Le fait que, suivant un programme de construction déterminé par le Conseil Général de la Charente et la Gendarmerie Nationale, la Gendarmerie de Villefagnan était la dernière dans le classement de rénovation, seulement à partir de 1985 au plus tôt.
2. Le fait que, suivant une nouvelle loi, et à partir du 1er janvier 1980 les HLM n'étaient plus autorisés à la construction de logements de gendarmes. Dans ces conditions la municipalité dès fin 1979 prenait la décision de la construction de 5 logements par les HLM ce qui n'hypothèque en rien le budget communal et cela sans intervention financière.
3. Enfin une troisième cause qui se rapporte à des logements très vétustes, et par répercussion dans le peu de demandes d'affectations à Villefagnan, ou des départs successifs et rapprochés. Depuis déjà longtemps, l'effectif a toujours été incomplet, ne permettant pas à nos gendarmes de travailler dans des conditions normales.
D'ailleurs nous n'avions pas tellement le choix et je pense que tout Villefagnan tient à garder sur son territoire sa sympathique brigade dont l'effectif de 6 gendarmes sera ainsi au complet.
Dans notre chef lieu de canton, on ne peut négliger six gamins apportant leur contribution active à la vie de la Cité surtout à une époque où la démographie est en perte de vitesse."

[Note :
3 avril 1979, le conseil municipal  examine la lettre du préfet du 16 mars 1979 relative aux modalités de construction de la nouvelle brigade de gendarmerie : l'aide du département consistera en la fourniture gratuite à la commune du terrain, à la prise en charge des frais de démolition des anciens bâtiments (à hauteur de 30 000 F), et fournira une subvention au taux de 25 % du coût des travaux. 


24 septembre 1979, le conseil municipal fixe après consultation de la Gendarmerie la durée du bail à 12 ans, les loyers seront invariables durant ce délai et réajustés par les services fiscaux à l'issue, leur montant sera de 7 % du coût plafond au moment de l'occupation des locaux.]

En résumé, Villefagnan bénéficie de 40 % de subventions (25% CG16 + 15% Etat), de la propriété du terrain, de la tour nord qui ne sera pas détruite, et du montant des loyers.

"Comme beaucoup d'entre vous, nous aurions préféré peut-être d'autres solutions :
- ou réparer l'ancienne brigade, mais les réparations auraient été très onéreuses devant la vétusté des bâtiments, et d'autre part nous ne pouvions nous conformer aux nouvelles normes de construction ;
- ou construire sur un nouveau terrain ; mais la complexité à la fois de trouver un lieu et la rapidité pour construire 5 logements par les HLM nous faisant rejeter cette solution. Certes, cette hypothèse nous aurait permis de garder l'ancienne construction mais dans quel but ?
- certains avaient pensé à une maison de retraite mais là encore la loi impose des normes bien précises et les frais auraient été tels que cela ne pouvait être supportable pour le budget communal.

Avant :

  • 1. Bâtiment principal, 2 étages plus 1 logement sous les combles
  • 2. Maison à 1 étage sans combles.
  • 3. Bâtiment sans combles : à l'ouest contient les 5 chais et 5 bûchers, à l'est se transforme en hangar.
  • 4. Bâtiment sans combles servant d'écuries et magasin à fourrages
  • 5. Bâtiment de la sellerie
  • 6. Pavillon buandrie
  • 7. Pavillon prisons.

A noter que le bâtiment n°4 (écurie) avait été transformé en logement de chef de brigade quand  les chevaux sont partis.

En 1975.
A gauche au 1er plan : La Cantinolière.

A droite à l'arrière, la brigade de Villefagnan et ses jardins.

A noter, masquant la tour carrée, l'ancienne écurie transformée après-guerre en maison du chef de brigade.


Dans ces conditions et ayant pris conseil auprès de nombreux services compétents, nous nous sommes arrêtés à un programme qui se divise en trois temps :
1. construction de 5 logements par les HLM derrière l'ancienne gendarmerie ;
2. démolition de l'ancien bâtiment ;
3. construction du bâtiment administratif et du sixième logement.

La construction des 5 logements HLM est sur le point de se terminer (janvier 1981) et nous allons dans un deuxième temps donner l'autorisation pour effectuer la démolition de l'ancienne gendarmerie. Certes, cette décision ne se fait pas sans un regret, mais la responsabilité d'un choix doit se faire en admettant toutes critiques. Sur les deux premiers points il n'y a aucune incidence financière pour la commune, les logements HLM étant financés par les HLM et la démolition par le département.

Dans le prochain numéro, nous envisagerons le 3ème point : bâtiments administratifs et 6ème logement...


L'architecte retenu par le conseil municipal pour cette nouvelle phase de travaux sera la cabinet Joliard-Rampnoux d'Angoulême. Le montant du marché s'élève à 89 280 F. (Décision approuvée en préfecture le 21 avril 1980.)

Après :

En gris, la tour nord conservée par Villefagnan.

Cliché vu du ciel PB 2002.


Les gendarmes "à l'abri", il devint possible de démolir l'ancien bâtiment et d'ériger le bâtiment "administratif".
Le futur logement du chef de brigade sera posé à l'étage, au dessus de l'entrée et au sud du bâtiment administratif. Outre cette
entrée, le bâtiment abritera deux bureaux (chef de brigade et gendarmes), une cellule, un espace détente. Un garage le jouxte en partie nord.


La nouvelle brigade : bâtiment administratif et logement du chef (1983).

Conseil municipal de Villefagnan
17 mai 1982
Construction des locaux techniques de la gendarmerie et du logement chef de brigade : le conseil municipal s'engage pour cette construction : 1 800 000 F ; sollicite l'attribution d'une subvention de 15% (selon décret n°82 261 du 23 mars 1982).

7 juin 1982
Passation des marchés de travaux selon attribution décidée par commission d'attribution.

Lot 1 Pinganaud Gros oeuvre 486 806,22 F
Lot 2 Prévost Platrerie 74 376 F
Lot 3 Papot Charpente 125 628,77 F
Lot 4 Laumondais Couverture 31 681,44 F
Lot 6  Prévost  Sol et carrelage 36 995,94 F
Lot 7  Fredon Hennebert Chauffage 112 576,56 F
Lot 8 Babaud et Pommier Electricité 59 668,88 F
Lot 9 Nicouleau Peinture 70 502,25 F
    Total : 998 236 F

Le lot 5 (serrurerie) n'a fait l'objet d'aucune offre, il fera l'objet d'un marché négocié. 

28 septembre 1982
Garantie accordée par la commune de Villefagnan pour un prêt contracté par l'Office départemental de HLM de 225 300 F auprès de la caisse de prêts aux organismes d'HLM pour une durée de 34 ans concernant un 1 logement dans le programme gendarmerie.

13 janvier 1983
Garantie accordée par la commune de Villefagnan pour un prêt complémentaire contracté par l'Office départemental de HLM de 189 300 F auprès de la caisse de prêts aux organismes d'HLM pour une durée de 34 ans concernant un programme de 5 logements à la gendarmerie.

Vint le moment de démolir les anciens bâtiments (ancienne écurie transformée en logement du chef de brigade) : de l'ancien temps ne sera conservée que la tour nord, aujourd'hui propriété de la commune (occupée par le SIVOM avant 1996) transformée en logement et louée à un particulier.

Finalement : les locaux administratifs et le logement du chef de brigade sont la propriété de la commune de Villefagnan. Et le casernement (logements) est la propriété de la société des HLM départementaux
donc du département (Logélia  a succédé aux HLM et reçoit le loyer afférent de la Gendarmerie).

La livraison et l'inauguration se feront en 1983 ou 1984 (maire Edgard Saulnier), les entreprises seront payées en octobre 1983. La commune de Villefagnan se remboursera en faisant payer le loyer à la gendarmerie.

Je remercie le député Jérôme Lambert qui n'a pas un instant hésité à se renseigner pour moi. Il s'est adressé au LCL Gauthier (adjoint du CL Domecq, ancien commandant adjoint du Groupement de Gendarmerie de la Charente il y a quelques années, et chef de bureau des affaires immobilières à la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale) pour nous fournir toutes les réponses voulues concernant Aigre et Villefagnan.
"Pourquoi cette enchevêtrement ?
En fait, il n'y a pas d'explications d'ordre réglementaire ou légales. C'est toujours une question d'opportunité et de volonté politique.
Il y a des gendarmeries qui sont la propriété des communes, d'autres qui sont la propriété des départements. Seules les très grosses structures (groupement - casernes de gardes mobiles - ou écoles, etc. ) appartiennent à France Domaine l'organisme de l'Etat. Toutes les autres sont la propriété de collectivités et il existe même des exemples de propriétés privées - par exemple dans le cadre de PPP (partenariat public privé) qui ont eu cours ces dernières années, y compris en Charente.
Pour Villefagnan il y a eu un deal entre Commune et Département pour satisfaire aux besoins exprimés par la gendarmerie. À l'un une partie de la construction et la gestion de celle-ci, et à l'autre le bâti et la gestion du reste... Pour la DGGN rien d'anormal, de multiples exemples existent sur le territoire national pour arriver au résultat escompté afin de satisfaire les besoins."


Exercice évacuation logement HLM suite incendie novembre 2012.


Manoeuvre pompiers-gendarmes novembre 2012.


Nos estimés gendarmes étaient regroupés depuis quelques années en communauté de brigades avec Ruffec et Champagne-Mouton.
Nouveau : depuis le 1er janvier 2014, la brigade de Villefagnan et celle d'Aigre ont été réunies en communauté de brigades. En savoir plus : Communauté de brigades territoriales de proximité Aigre-Villefagnan : Clic !

Ils sillonnent régulièrement le territoire de nos communes lors de leur patrouilles ; leur présence contribue hautement à générer un climat de sécurité.
 
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