Nouvelles énergies

Salles de Villefagnan
Salles-de-villefagnan parc éolien
Sauvetage du haut d'une éolienne par le GRIMP à Salles-de-Villefagnan


La Faye
Mercredi 21 avril 2010, la première éolienne de la Fayedébute son "envol" entre Veillemorte et le bourg.
Visite des travaux sur le site éolien La Faye-La Chèvrerie
La société VALOREM Energie
Shéma éolien en Poitou-Charente
Villefagnan
http://www.charentelibre.fr/2011/05/20/villefagnan-plein-soleil-sur-la-zone-artisanale,1036795.php


En Poitou-Charentes le parc éolien devrait plus que doubler d'ici 2020 : http://www.youtube.com/watch?v=peMc8PgqoBE

A La Faye en janvier 2005
Le maire de La Faye, Jean-Claude Thomas, a profité de la cérémonie des vœux annuelle pour inviter les habitants de sa commune à visiter leur nouvelle mairie.
Un mât de test est érigé depuis quelques semaines entre La Faye et Veillemorte. Il a pour objet de mesurer la nature et la vitesse du vent sur un plateau qui pourrait recevoir un groupe d’éoliennes. Un projet qui poursuit son cap.

Theil-Rabier (septembre 2005)
Les éoliennes auront bon vent sur le plateau de Theil-Rabier
La société VALOREM avait installé un mât de test de 40 mètres au nord de la commune de Theil-Rabier en avril 2004 pour vérifier si le plateau aux alentours convenait à l’installation d’éoliennes. Ce premier mât installé en Charente a été démonté mardi après avoir permis de vérifier le potentiel du site. Après 16 mois de mesures, les premiers résultats semblent donner satisfaction. «Il restera à la société à monter un projet en étudiant les contraintes d’impact de tous ordres, environnementales entre autres» souligne Denis Lelann, responsable du projet chez VALOREM. Cet aspect réglementaire ficelé, il restera à déterminer l’implantation exacte sur les trois communes concernées, Theil-Rabier, La Forêt-de-Tessé et La Magdeleine, puis à déposer un permis de construire à l’horizon 2006.

La conjoncture et le retard pris par la France en matière d’équipement d’éoliennes par rapport aux objectif européens (10 000 MW soit 5000 éoliennes de 2 MW sur le territoire national) devraient être propice à la réalisation de ce projet.
Un second projet se dessine à La Faye. «Une mesure rapide» explique Denis Le Lann. Un petit mât de mesure de 12 mètres a permis pendant trois mois de vérifier la potentialité du site et l’intérêt de poursuivre l’étude.
A Villefagnan, pourtant en zone de plateau très venteux, Natura 2000 a fait rebrousser chemin à une autre société qui envisageait d’implanter des éoliennes sur la ligne de crête qui va traverse le nord de la commune.
Les tests réalisés à Theil-Rabier ont fourni des résultats d’analyse du vent à différentes altitudes. Quatre anémomètres et de deux girouettes ont permis de savoir avec précision l’intensité et la direction des flux éoliens. Chaque mois, le maire de la commune, Guy Broussard échangeait la carte mémoire contenant les données avant de l’expédier à la société VALOREM pour exploitation.
Six éoliennes étaient évoquées en 2004, le moyeu de leur rotor devant se situer à une hauteur de 80 mètres avec trois pales de 40 mètres.
Guy Broussard ne peut que souhaiter bon vent à ce projet qui apporterait d’évidence de grandes bouffées d’oxygène à sa commune.


Salles-de-Villefagnan décembre 2005
Salles-de-Villefagnan a trouvé de bonnes énergies pour bien démarrer ce troisième millénaire. D’ailleurs, le vent semble vouloir lui-même s’associer avec l’ambition de sept éoliennes disposées sur un axe nord-sud à environ sept cent mètres à l’est du bourg. Un mât a été érigé par la société ABO Wind pour tester l’opportunité de cette implantation qui n’occupera au sol que 1,35 hectare. Neuf éoliennes hautes de 80 mètres, pesant chacune 200 à 250 tonnes, d’une durée de vie de 20 ans et pourvues de trois pales de 40 m, devraient produire une puissance électrique de 22,5 MW. Des watts et des euros qui devraient permettre à Salles-de-Villefagnan de se maintenir dans le vent du développement rural.

Le permis de construire sera déposé au cours du dernier trimestre 2005.

La Faye en avril 2007
Le permis de construire du champ éolien a été déposé
Une réunion d’information était organisée jeudi à la salle de fêtes de La Faye pour présenter aux habitants le projet de champ éolien dont le permis de construire a été déposé en février. L’enquête publique devrait débuter cet été ou à l’automne. Le cabinet d’étude, Valorem, a choisi d’œuvrer en toute transparence.
Vincent Vignon, chargé de projet à la société Valorem, a retracé l’historique du dossier ouvert en 2002. «L’avantage de La Faye, dit-il, c’est un vent moyen de 6,25 m par seconde à une altitude de 80 mètres, des vents dominants placés au sud-ouest, un raccordement EDF à seulement 1,5 kilomètre». Il a projeté une carte de la commune et a masqué les zones de contraintes : habitations, bois, ligne électriques, zones Natura 2000, etc. Un espace reste libre au nord de La Faye. Cinq éoliennes pourront s’y implanter. Une sixième sera posée sur la commune de la Chèvrerie. Le tout produira 12 MW.
Six éoliennes implantées par groupe de deux sur une même ligne perpendiculaire aux vents dominants. «L’espace est maximal entre chaque groupe pour laisser un couloir aux oiseaux migrateurs» rassure Vincent Vignon. L’étude acoustique a révélé une zone particulièrement calme malgré la proximité de la RN 10 et de la voie ferrée. Les éoliennes seront implantées à au moins 600 mètres des habitations.
Le public n’a pas attendu la fin de l’exposé pour poser des questions. Il a appris que la ligne électrique vers la station Edf de Longchamp sera enterrée à un mètre, la section du câble de trois fois 240 mm2, qu’en cas d’orage les éoliennes sont protégées de la foudre, que les éoliennes sont arrêtées lorsque le vent est supérieur à 100 km/h, etc.
Les retours pour la commune : 10 à 12.000 euros par an par machine qui seront investis prioritairement dans l’environnement. «Notre démarche s’est inscrite dans la protection de l’environnement plus que dans une nouvelle source de profit. Nous avons acheté l’ancienne ligne de chemin de fer pour en faire un sentier de promenade face aux éoliennes» indique le maire Jean-Claude Thomas.


Paizay-Naudouin septembre 2007
Le château de Saveilles refait son histoire
La fête programmée dernièrement par Via Patrimoine autour du château de Saveilles a attiré un public convaincu par la beauté des lieux. Et par la magie du spectacle de déambulation créé spécialement par le comédien Daniel Crumb et la danseuse Marlène Koff de la compagnie «Kaos Aurore Lenoir».
Texte et danse mêlés à l’envie, le spectacle «La belle via» a mené le public le long des douves en s’imprégnant de la mythologie et des malheurs d’Hercule. «Un costaud qui, clame Daniel Crumb, n’a pourtant pas réussi à ériger les éoliennes de Saint-Fraigne». Beaucoup d’humour pour conclure ce rendez-vous auquel participait activement la guide conférencière Pascale Lacourarie en vue de révéler chaque page d’histoire de l’ancien château du Maréchal de Turenne. Une fin de rendez-vous où acteurs et danseurs ont dansé ensemble.


Paizay-Naudouin-Embourie janvier 2008
Electricité solaire au Breuil-Tizon, le soleil offre des ressources
«Nous avons étudié la possibilité d’installer des éoliennes pour vendre de l’électricité, explique Raymond Fortin, mais le budget ne faisait que s’équilibrer.» L’installation de panneaux solaires permet quant à elle de gagner de l’argent à partir de la dixième année de production. Ce sera le choix de l’EARL. Un pan de hangar sera débarrassé de ses «éverites» et recouvert de panneaux solaires. Quatre cent m2 orientés au sud-est. La puissance crête délivrée par les 288 modules sera de 48.960 watts. L’électricité d’origine photovoltaïque sera entièrement vendue à EDF. Un contrat d’achat sur vingt ans a été établi. C’est la durée de garantie de fonctionnement de l’installation. C’est aussi la durée du prêt contracté pour financer cet investissement. «Un prêt calculé pour ne pas immobiliser de fonds. Nous ne gagnerons rien pendant dix ans environ, explique Eric Gire, mais les années suivantes ne seront que bénéfice». L’installation coûtera 265.000 euros hors taxes. Le kilowatt sera vendu 55 centimes d’euro (le prix sera actualisé chaque année). Le produit de 56.400 KW d’électricité d’origine solaire est estimé à 31.000 euros par an.


Salles-de-Villefagnan janvier 2008
Vœux à la population
Gérard Sorton, maire de Salles-de-Villefagnan, a rappelé que neuf éoliennes sont très attendues à l’est de la commune. «Le géomètre a fait les découpes des parcelles. Le notaire prépare les baux pour signature à la fin de janvier. Les travaux démarreront ensuite».

Nota : la production débutera à la fin de l'été 2008.

CDC Pays de Villefagnan juin 2009
L’avenir de l’éolien passera au mieux par l’intercommunalité
Alors que les éoliennes de Salles-de-Villefagnan battent des ailes depuis un an, que celles de La Faye et La Chèvrerie sont sur le point d’être plantées, les autres projets attendront que la communauté de communes définisse des zones de développement éolien.
«C’est la loi de 2005 qui a fixé les règles de la politique énergétique française» a exposé Philippe Mauriac, de la cellule énergie de la DRIRE, devant le conseil communautaire. Même si cette loi autorise l’esquisse d’une zone de développement éolien (ZDE) par les communes, en Poitou-Charentes la responsabilité en a été reportée vers les communauté de communes. «Et si le projet de ZDE concerne plusieurs communautés de communes, c’est encore mieux, à la condition d’une bonne entente entre les élus» ajoute le représentant de l’état.
Il a bien fallu évoquer le projet de douze éoliennes dans le nord du canton. Retoqué… Un sujet pas facile. La société VALOREM qui s’intéresse depuis 2001 à ce secteur proposait trois zones de quatre éoliennes implantées sur Theil-Rabier, La Forêt-de-Tessé, Montjean, Saint-Martin-du-Clocher, et Villiers-le-Roux. Ce champ éolien devait fournir 30 MW et produire annuellement 62.500 MW/h. Retoqué parce qu’il n’a pas été proposé par une intercommunalité alors que les études étaient achevées. «Pour la LGV qui coupe le canton en deux, il y a eu moins de contraintes» osent les élus. «Projet national, voire européen» soupire Philippe Mauriac.

Des coûts pour les études... Pour créer une ZDE, il faut nommer une cabinet d’études et le coût peut être estimé entre 20.000 et 30.000 euros. La communauté de communes du pays de Villefagnan a décidé de prendre la compétence éolien et photovoltaïque, mais il faut d’abord que cette compétence fasse l’objet d’une délibération par chaque conseil municipal.
«Il vaut mieux prendre un cabinet d’études indépendant» indique Sébastien Jamois, ingénieur à VALOREM, même si cette société a déjà largement sondé le territoire. VALOREM, au cours de réunions publiques à Theil-Rabier, Montjean ou La Faye, avait expliqué en détail, cartes à l’appui, toutes les contraintes. Certaines communes sont d’autorité exclues de la ZDE. «A Empuré tout le territoire est interdit à cause de l’outarde canepetière» dit Alain Etourneaud, président de la communauté de communes. Il faut compter aussi avec le TGV, les monuments historiques comme l’église de La Magdeleine qui repousse toute éolienne hors des limites de cette commune. «Il faudra aussi tenir compte de ce qui se fait autour à au moins dix kilomètres» ajoute Philippe Mauriac. Même la puissance des éoliennes devra être définie. «Il faut stipuler les puissances maximales et minimales produites pour toute la ZDE.» Mais une ZDE est modifiable après une durée de vie de sept à huit ans. Des élus, Michel Gall amire de Paizay-Naudouin-Embourie et Jean-Paul Terrassier maire de Tuzie, se demandent si face aux contraintes il est bien raisonnable de se lancer dans un projet de ZDE. «La loi est floue, nous n’avons pas de repères, on peut tomber dans l’arbitraire» confie Yves Manguy. D’autres sont dubitatifs face à l’avenir de la taxe professionnelle.
Des élus demandent : «Est-ce que ça crée de l’emploi ?» Sébastien Jamois évoque le travail confié aux entreprises de travaux publics et la création d’une antenne permanente pour l’exploitation, une antenne pour six machines.


La Faye janvier 2010
Vœux pour le dynamisme de la commune
Albert Saint-Louis, maire de La Faye, a annoncé que «Le chantier des éoliennes a démarré, ajoute-t-il, à partir de juillet elles fourniront de l’électricité.» Des efforts sont fait pour l’environnement et se poursuivront.


Saint-Fraigne janvier 2011
Pays Ruffécois, Saint-Fraigne bétonne ses éoliennes
Les éoliennes à Saint-Fraigne, c'est désormais du concret. Une longue attente et de nombreuses péripéties ont retardées ce chantier. Dans quelques semaines, d'un seul coup d'oeil, les Villefagnanais sauront de quel côté vient le vent.
Sur le plateau qui sépare le canton de Villefagnan de celui d'Aigre se dessinent les premiers mâts des éoliennes ENERCON du champ de Saint-Fraigne. Des avaleuses de vent qui permettront bientôt d'injecter 12 MW d'énergie renouvelable dans le réseau d'électricité d'EDF. A proximité de l'ancien moulin à vent de Marie, une ruine qui témoigne de l'activité qui régnait là autrefois.
Le chantier, qui se voit de très loin, attire les visiteurs tant il surprend. Alors que les autres éoliennes du Pays Ruffécois ont été équipées de mâts métalliques, les constructeurs de celles de Saint-Fraigne ont misé sur le béton. Parce qu'il permet de faire des économies car le prix de l'acier est très élevé. Cette tendance à construire avec du béton se confirme par la mise en route par ENERCON dans le nord de la France d'une usine spécialisée.

Du coup, assis sur une solide base enterrée, le départ du fût haut de 83 mètres est constitué de 22 buses en béton collées les unes aux autres. Ces buses arrivent par camion du port de Saint-Nazaire où elles arrivent d'Allemagne. Ces éléments en béton vibré se superposent et, par les tubes qu'ils contiennent dans l'épaisseur de la paroi, sont postcontraints par des câblages en acier inox protégés par un ciment-colle hydrofuge. Un élément de mât en acier haut de 25 mètres coiffera cet ensemble, la hauteur totale sera de 108 mètres.
Des machines plus économiques... Alors qu'il ne fallait qu'une petite journée à La Faye ou Salles-de-Villefagnan pour monter un mât, à Saint-Fraigne l'exercice dure une semaine, uniquement pour la partie en béton. Deux grues de 100 tonnes (à roues) opèrent sur le chantier. Avant de poser un élément sur le précédent, il convient de nettoyer parfaitement la portée et d'y répartir une couche de colle. Lorsqu'un mât est terminé, une nacelle suspendue à la grue permet aux ouvriers de peaufiner les joints par l'extérieur du mât.
Contrairement à la plupart des modèles vendus actuellement, les éoliennes E-82 ENERCON ne possèdent pas de boîte de vitesse entre le rotor et le générateur. Le moyeu du rotor est fixé par bride directement sur la partie en rotation du générateur et tourne par conséquent à la même vitesse que celui-ci. L'absence d'une boîte de vitesse ou d'autres composants en rotation rapide réduit les pertes d'énergie entre le rotor et le générateur, les émissions sonores, l'usure mécanique, les pertes d'huiles et les pertes dues à la friction mécanique. Les vidanges d'huile ne sont plus nécessaires. Le coût de la maintenance est ainsi réduit.


Villefagnan mai 2011
Du photovoltaïque en couverture d'un investissement immobilier
Un joli toit de verre sur un prisme qui abritera trois PME ou PMI. Un ensemble immobilier imaginé par 2C IMMO qui produira plus d'électricité qu'il n'en consommera. De nouvelles perspectives dans le ciel villefagnanais.
Un concept totalement adapté à la vocation de la zone artisanale de Villefagnan au Clos de la Salle : sous un toit de panneaux photovoltaïques, trois entreprises (PME ou PMI) pourront louer à partir de la fin juin un local de 400 m2 dédié à leur activité. «A l'instar des maisons à énergie positive, expose Bernard Guerlais de la société 2C IMMO, le bâtiment produira plus d'énergie qu'il n'en consommera, le photovoltaïque nous a aidé à financer ce projet
Une cathédrale de verre s'érige depuis quelques jours dans la zone d'activité de Villefagnan où deux parcelles contiguës ont été achetées à cet effet. Une architecture surprenante qui rappelle le futuroscope même s'il manque pour l'illusion une géode posée au sommet. Un joli treillis de métal à faire s'enthousiasmer le sculpteur Marc Ferroud, père de l'aérotecture.
Le bâtiment, d'une surface au sol de 1.729 m2 (66,50 m par 26 m) est implanté au fond du terrain. Le toit d'un seul tenant (2.015 m2 soit 66,50 m par 30,30 m) part au sud du niveau du sol pour s'élever au nord à la hauteur de 13,50 m. Couvert de 1.386 panneaux solaires (18 lignes de 77 panneaux) il est fortement incliné - pente d'environ 60 pour cent - pour capter idéalement les rayons du soleil.

Devant, une vaste pelouse éloignera ce prisme de toute zone d'ombre. Au milieu de cet espace enherbé, une zone d'infiltration des eaux de pluie qui seront recueillies dans un caniveau à la naissance du toit. Les pans verticaux de la structure seront équipés de bardage vert pour s'intégrer au paysage. L'ensemble de la zone sera clôturée.
La zone artisanale quasi complète. 2C IMMO a confié la réalisation de son projet à la société Hanau énergies qui s'est appuyée sur le groupe Cancé quant à la construction métallique, et à Temsol pour préparer les bases. Le financement de l'opération a pu se faire grâce au Crédit Mutuel Océan et Oséo. Le projet n'aura demandé qu'une année pour sa réalisation.
«Trois locaux à louer dans la zone artisanale, c'est une bonne opportunité de voir arriver de nouvelles entreprises à Villefagnan» se félicite la maire Christiane Prévost (1). Pour l'édile, ce bâtiment à deux pas de la RN10 et de Ruffec serait une magnifique vitrine pour les entreprises qui voudraient développer des activités liées aux énergies renouvelables. Sur la zone d'activité il ne reste qu'une seule parcelle nue en attente d'affectation. «Un artisan de la région projette de s'y installer» se félicite l'élue.


Salles-de-Villefagnan septembre 2011
Réunion publique d’information pour un parc photovoltaïque
L'ancien stade de football de Salles-de-Villefagnan devrait voir pousser des panneaux photovoltaïques sous peu. La réunion publique d'information qui s'est tenue vendredi 23 septembre à La Salamandre n'a révélé aucune opposition.

Marie-Yvonnick Legal du cabinet d'études nantais AL TECH a fait le tour des parcs exploité par la société Photoner en Poitou-Charentes. Six parcs fonctionnent en Poitou-Charentes : trois dans la Vienne (Saint-Secondin, Sommières-du-Clain, La Ferrière-Airoux) et deux en Charente (Pérignac et Courbillac). Quatre autres sont autorisés à construire. Et quatre encore sont en cours d'étude. Dont Salles-de-Villefagnan, et Taizé-Aizie lequel serait déployé sur 14 hectares.
Depuis juin dernier, le projet sallois se dessine sur le terrain de football situé au lieu dit «les Maines». Le site appartient à la commune qui le louera à l'exploitant pour 2.400 euros annuels minimum - bail de 20 ans sur la base de 3 pour cent du chiffre d'affaires. La demande du permis de construire sera déposée sous peu.
Du travail pour les entreprises locales. La puissance du parc photovoltaïque sera de 249 kW. La surface de la parcelle est de 11.380 m2, celle des modules photovoltaïques de 1.737 m2. Le raccordement aux convertisseurs se fera au travers d'une petite bâtisse érigée à proximité de la RD 27 à quelques mètres d'un transformateur électrique. La production annuelle est estimée à 304 MWh pour 1220 heures de fonctionnement. De quoi alimenter en électricité 121 foyers (hors chauffage).
Le projet s'articule en 208 structures de 5 panneaux (1040 au total). Ces structures sont ancrées au sol à l'intérieur de tranchées mais sans utilisation de béton. D'où un démantèlement facilité et garanti si nécessaire après vingt années de production.
La commune bénéficiera de la taxe foncière entre autres taxes. Des entreprises locales se chargeront des travaux de terrassement, de maçonnerie, de clôture, d'électricité, de l'aménagement paysager. Et fabriqueront les structures qui seront inclinées différemment selon la saison - deux changements par an au printemps et à l'automne. Ensuite il faudra entretenir le parc (fauchage) et le surveiller sur place et à distance.
Le public avait apporté de bonnes questions : l'éblouissement, le risque face à la grêle, le raccordement au réseau, le devenir du photovoltaïque. Satisfait, il est reparti certain que cette installation ne générera ni bruit ni mauvais rayonnements électromagnétiques.
Ce parc n'a pas encore été réalisé (octobre 2013)
.

85% du photovoltaïque produit en Charente-Maritime.

Parc photovoltaïque de la Génétouze (17).

Parc photovoltaïque de Saint-Léger (17).

Qu'est-ce qu'une ZDE (zone de développement éolien) ?

Courcôme septembre 2011
Aigrinois et Villefagnanais discutent de leurs zones de développement éolien
Sept zones de développement éolien en objet d'une réunion publique jeudi. Avant d'être proposées aux conseils communautaires d'Aigre et Villefagnan et à la commune de Villefagnan. Mais aucune décision n'est encore prise.
Une réunion publique s'est tenue à Courcôme jeudi pour présenter les zones de développement éolien (ZDE) des communautés de communes des pays d'Aigre et Villefagnan, et de la commune de Villefagnan.
Alain Etourneaud a expliqué pourquoi la CDC de Villefagnan, qu'il préside, s'est saisie du dossier : «A cause du refus de l'état qui ne voulait pas valider un projet concernant six communes au nord du territoire, parce que la loi impose le développement éolien aux CDC. Nous avons décidé de faire faire l'étude en commun avec Aigre pour abaisser les coûts».
Cette réunion au nombreux public était suivie d'un conseil communautaire commun. «Quand je vois cette salle, ça aurait pu faire une belle communauté» soupire Franck Bonnet, conseiller général et président de la CDC du Pays d'Aigre. Pas sûr ! Si la réunion publique s'est déroulée dans de bonnes conditions, le conseil communautaire n'a pas abouti. Tous les élus ne valident pas les propositions des cabinets CIUPA environnement et GENIPLANT en charge de l'étude. La réflexion se fixe souvent au niveau communal. Ce qui pousse Michel Duchiron a proposer un vote global, en vain. La CDC d'Aigre n'avait pas le quorum voulu. Le vote fera l'objet de conseils communautaires ultérieurs et séparés.
Chantal Ciupa a rappelé qu'il avait fallu faire des choix : «On ne peut pas mettre des éoliennes partout». Et rappelé le contexte législatif : «Grenelle II impose cinq éoliennes minimum par ZDE à 500 mètres au moins des habitations, en conformité avec le schéma régional éolien et l'enquête publique sur les installations classées».

Sept secteurs, trois sur Aigre et quatre pour Villefagnan, répondent aux critères. Le vent minimal est de 5 m/s, le raccordement est possible vers les postes situés le long de la voie ferrée. Il a fallu exclure 250 m de part et d'autre de la future LGV, le site de Tusson, les zones de patrimoine naturel (Natura 2000 et outarde canepetière) et les espaces remarquables (secteurs boisés, coteaux couverts de vigne). Jordane Ancelin de GENIPLANT a décrit le paysage : «Terres rouges au nord, plaine de Villefagnan dessous, marche boisée de la forêt d'Argenson, plaine au sud, l'axe de force du paysage va du nord-ouest au sud-est». «Il faut avoir un projet cohérent au niveau des deux CDC» indique Chantal Ciupa. La carte du territoire s'est couverte de masques au fur et à mesure de l'exposé. Pour finir constellée de zones minuscules et de quelques ZDE possibles. «Ce sont des zones, pas des projets» précise-t-elle. Si les élus valident l'étude, si les ZDE sont acceptées par le préfet, les exploitants de parc éolien pourront lancer des projets.
Sept zones de développement éolien proposées
ZDE 1 Au nord-ouest de Theil-Rabier et à l'ouest de la Forêt-de-Tessé en limite Deux-Sèvres.
ZDE 2 S'étale sur les communes de La Forêt-de-Tessé, Montjean, Villiers-le-Roux, Saint-Martin du Clocher et La Chèvrerie.
ZDE 3 A La Chèvrerie, valide l'emplacement d'une éolienne déjà érigée sur le parc La Faye-La Chèvrerie.
ZDE 4 Au nord de Saint-Fraigne poursuit le parc existant vers l'ouest sur Brettes et Longré.
ZDE 5 Nord-ouest de Saint-Fraigne, près de Boisbeaudrant, petite zone en limite de Couture-d'Argenson (Deux-Sèvres).
ZDE 6 Courcôme et Tuzie, à l'est de la voie ferrée Paris-Bordeaux, du nord au sud.
ZDE 7 Au nord d'Aigre sur Villejésus et Fouqueure, de part et d'autre de l'embranchement des D736 et D19.


Suite de ce débat en conseil communautaire du pays aigrinois

Et encore chez nos amis aigrinois.

Theil-Rabier novembre 2012
Le vent continue à souffler fort pour le projet éolien
Une réunion publique était organisée par les communes de Theil-Rabier, Montjean, La Forêt-de-Tessé, Saint-Martin-du-Clocher et Villiers-le-Roux la semaine dernière dans la salle des fêtes de Theil-Rabier. En vue de présenter le projet éolien.
Le site de Theil-Rabier est prospecté par cette société productrice d'énergies vertes depuis 2002. Des accords ont été établis avec les propriétaires, des mesures effectuées. Le projet s'est élargi aux communes de la Forêt-de-Tessé, Montjean, Villiers-le-Roux et Saint-Martin-du-Clocher. Une réunion publique le présentait en avril 2008 à Montjean juste avant de déposer le permis de construire. «Un projet cohérent avec celui de La Faye» explique Sébastien Jamois. Un logiciel de photomontage a permis de simuler l'image du site vu selon plusieurs directions. «Nous avons respecté les règles de protection concernant les outardes canepetières, ajoute-t-il, nous nous sommes aussi éloignés des zones boisées et avons accru l'espacement entre éoliennes
Douze éoliennes par groupe de quatre, situées à plus de 600 m de toute habitation. Trois seront érigées au nord de la commune de Theil-Rabier, trois au sud de La Forêt-de-Tessé, trois au sud de Montjean, une au nord de Villiers-le-Roux et deux au sud de Saint-Martin du Clocher. Ce champ éolien sera en mesure de fournir une puissance d'au moins 30 MW (12 fois 2 à 2,5 MW) et de produire annuellement 65 millions de KW/h. La hauteur de l'axe du rotor se situera à 105 mètres du sol, 150 mètres en haut de pales. Ces éoliennes seront comparable à celles de Saint-Fraigne.

Depuis 2008, de nombreux compléments ont été imposés par l'administration. Se sont ajoutés le régime des installations classées (ICPE), l'étude des zones de développement éolien (ZDE), et le schéma régional éolien.
VALOREM pense cependant obtenir le permis de construire en 2013-2014, après l'enquête publique qui va se dérouler durant un mois à partir de la fin novembre. Après d'éventuels recours. Et construire en 2014 et 2015 pour une exploitation d'au moins vingt ans répartie entre Theil-Rabier Energies et Montjean Energies.
Initialement le raccordement au réseau devait se faire par le poste source de Longchamp près de Ruffec. Mais une autre possibilité est donnée à VALOREM : se raccorder directement à la ligne HTA de 90.000 Volts qui relie Ruffec à Melle. Un poste interface serait alors établi sur la commune de La Magdeleine traversée par cette ligne. Une première !
VALOREM est connu pour entourer ses projets de transparence. Pour ceux qui ne pouvaient se rendre à Theil-Rabier, et pour continuer à s'informer régulièrement, un blog a été créé : http://www.parc-eolien-de-theil-rabier-montjean.fr/


CDC Pays de Villefagnan 15 novembre 2011
Le développement éolien s'emmêle les pales
Le pays de Villefagnan se démène pour bétonner son projet de zones de développement éolien. Les contraintes sont nombreuses et imposent des délais.
«Finalement, la CDC du Pays d'Aigre est revenu sur sa décision et a validé en conseil communautaire le dossier ouvert en partenariat avec celle du Pays de Villefagnan» a exposé le président Alain Etourneaud.
Mais la CDC de Villefagnan doit encore valider elle-même le projet. Le conseil municipal de Longré refuse qu'une zone soit posée sur sa commune qui possède déjà une vue directe sur le parc de Saint-Fraigne.
A Paizay-Naudouin-Embourie, l'éolien semble ne pas intéresser une majorité d'élus d'où un vote défavorable.
D'autres communes aimeraient bénéficier d'une zone mais les contraintes environnementales s'y opposent.
Des questions se sont posées par rapport à la zone de Courcôme, le maire Michel Duchiron a expliqué l'intérêt du site qui assure une cohérence réelle entre celui de La Faye et celui de Salles-de-Villefagnan. Il a rappelé l'historique de ce projet qui concernait à la base Courcôme, Tuzie et Charmé : «Le projet avait été bloqué car non communautaire à l'époque».
Par ailleurs, la communauté de communes du Coeur du Poitou (Deux-Sèvres) qui jouxte celle de Villefagnan, souhaite élargir sa zone de développement éolien.
Le conseil communautaire du pays de Villefagnan a donné son accord au développement de quatre nouvelles zones.


Le parc est-charente en vidéo

Des articles et des artices proposés par Charente Libre

Le point par Charente Libre en septembre 2013

L'avenir
La LGV SEA laissera après travaux des zones pentues (bord de voie) totalement exposées au soleil qui mériteraient d'être partiellement couvertes de panneaux photovoltaïques : improbable ?



 
 
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