Moto verte en Nord-Charente
La moto verte, une passion de toujours...

Pour un passionné de moto tout terrain en général, et de moto-cross en particulier, le canton de Villefagnan regorge de sites adaptés (terrains de Courcôme, La Faye) offrant la possibilité de pratiquer ce sport avec la discrétion* voulue.
 
Une bitza inadaptée au cross, Automoto à moteur AMC... :
 
1975, une matchless 350 route : inadaptée itou !

XL125 HONDA 1976 Rilly/Vienne : pas fait pour ça !


KTM 175 1974 : belle enduro mais pas faite non plus pour le cross.

Lifting en 1978 (pas la photo, la moto)...


1977 : Bultaco 250 Pur sang, deux tours et plus de vis sur le carbu...

 


1978 : SUZUKI 370 RM de 1976, increvable. (Achat Sauton Saumur.)



RM370, machine sans souci : 1980 à Rilly/Vienne.


1980, SUZUKI 420 RM de 1979 réalésée en 440, ex- JC Sauton, que des ennuis.

Un important réseau de chemins et sentiers, à l'écart des bourgs et villages, peut être emprunté par les adeptes de l'enduro sans causer la moindre gène aux populations. S'il manque un peu de déclivité, l'espace offert autorise en contrepartie à chacun la meilleure sécurité.

* En règle générale, les problèmes relationnels entre les motards verts et la population viennent de la trop grande proximité des terrains de moto-cross et des zones urbaines. Notons que de nombreux efforts ont été réalisés par les constructeurs afin de réduire le bruit des moteurs. De plus, le bruit n'est plus synonyme de puissance ni de vitesse.

En 1989, BARIGO 500 Rotax de 1983, pas fait pour le cross mais... Remplacement du moteur en 1992 (par un 560) et bons résultats. 1993, la fin du tout-terrain.


Votre serviteur était jeune !

Barigault a construit la RB 500 Barigo à Thouars en 1983 : le moteur est un 500 ROTAX 4 temps ; le cadre est soudo-brasé, le bras oscillant est en alliage d'aluminium. Cette moto (n° de série 1001) était la moto personnelle du soudeur de l'équipe Barigo.




Les motos du Paris-Dakar étaient à cette date construite sur cette base. La moto de la photo a reçu un réservoir en polyester dans le style des motos C.C.M. des mêmes années, elles mêmes équipées de Rotax.
Histoire de l'aventure Barigo.
Un rendez-vous pour les amateurs de Barigo.


Le circuit de La Faye
Il a connu ses grands jours dans les années 1960, quand les spectateurs, ravis d'un tel spectacle, se massaient sous les arbres (ou sous le chapiteau de la buvette) pour échapper à la pluie diluvienne qui s'abattait parfois sur cette manifestation. La boue attirait alors un public de néophytes, venus pour de grandes sensations.
C'était le motoclub de la Couronne qui organisait les courses.
Le début des années 1970 marquait la fin de cette si sympathique manifestation, surtout parce que les machines évoluaient (plus puissantes, plus rapides) et qu'il fallait des pistes sécurisées, sans arbres ni obstacles à proximité, plus larges et plus longues (La Faye ne mesurait que 800 mètres pour souvent à peine 2 mètres de largeur).

Le terrain de Courcôme
Ce terrain a été tracé peu avant la Toussaint 1975, un samedi après-midi, par J.M. BARON, alors pilote international sur Bultaco Pur Sang 250cc.
C'est en essayant notre antique 350 Matchless, n'en croyant pas nos yeux, nous nous sentions bien humbles ce jour là, face à ce coureur élégant et racé.

C'est avec une 250cc Husqvarna, posant quelques problèmes de démarrage d'ailleurs (vaincus par une poussette virile et soutenue), que J.M. BARON n'hésita pas à sortir des sentiers de chèvres, pour se jeter à l'assaut de la falaise contre laquelle maintenant s'appuie la piste.


JMB sur Bultaco 250 Pur Sang en 1973.


Un modèle 1976.

Champion de France sur Portal en 250 Inter ensuite.
La belle histoire des Portal  et des belles Portal.

Dès le week-end suivant, la piste s'allongea, et attira de nombreux motards de la région. On venait d'Angoulême, de Poitiers, de Niort, de Saint-Jean-d'Angély et d'ailleurs.

Même de Villefagnan se souvient Théo - et sa légère Elsinore 250.

 
Je dirais même mieux, ajoute Jean-Luc - et sa belle 250 Honda XL.

Les Susuki RM125 étaient nombreuses. Yamaha s'accrochait...

 
Puis l'Elsinore céda sa place à une Montesa (Théo ne s'est pas fait prier pour grimper dessus, dans les Vosges on dit : monte la moto là).

 
De nombreuses gamelles attendaient les débutants, encore peu aguerris, mais tellement téméraires : je me souviens d'une 250cc Bultaco accrochée dans un arbre... Pour ma part, j'ai connu ce bonheur, avec un nez sérieusement écrasé la veille du baptême de mon aîné, et plus tard (1989), une épaule en bouillie...
Nous nous entraînions souvent cependant, nous les modestes (les poireaux), sur le circuit de La Faye qui nous offrait une piste facile, exempte de cailloux, donc peu cassante (c'était mieux pour nos modestes budgets). Nous nous tirions parfois la bourre devant 150 spectateurs, amis ou badauds désœuvrés. Nous ne nous faisions aucun cadeau, et, on se poussait même un peu quelquefois ! Nous roulions sur des Susuki 125 RM (RMS, RMA, RMB, RMC...), KTM 175 enduro, HONDA Elsinore 250cc (si belle), puis YAMAHA 125...

Ce qui devait arriver arriva, et dès le début des années 1980, un moto-club était créé à Courcôme et des courses organisées.



C'était le grand moment de l'ATC (moto à 3 roues) et l'arrivée des Quads. Dommage cependant, car ces courses ne purent exister que quelques années seulement. Un passage à vide était à noter dans l'ensemble du monde du moto-cross avec, aussi, la désaffection du public pour ce sport...

Depuis des années, un moto-club (le moto-club des Orchidées) brille par l'organisation, chaque année, d'un enduro, ici d'abord puis à Champagne-Mouton (enduro de l'Argentor).


Le motocross à Sauzé-Vaussais : http://pioussay.wifeo.com/motocross.php
Lire aussi : http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/La-moto-dans-la-peau-1581621
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