Empuré

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Dans la presse locale : http://villefagnan.blogs.charentelibre.fr/empure/
Mairie
Le Bourg
16240 Empuré
Mairie ouverte mardi, jeudi et vendredi de 10h à 12h
Tél. 05 45 31 72 10 - Fax 05 45 31 68 03

E-Mail : mairie-empure@wanadoo.fr

Empuré, petite commune de 113 habitants, d'une superficie de 870 hectares, dispose d'un réseau routier communal de 32 kilomètres...
 


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Empuré dépendait du Marquisat de Ruffec (http://pioussay.wifeo.com/marquisat-de-ruffec.php). L'ancien château, situé en face de l'église domine de sa masse imposante le bourg d'Empuré.




Ah cet orthographe !!!

Empuré a su garder son identité avec un bourg de caractère, dominé par une église du XIIe siècle, un magnifique lavoir reconstruit à l'identique en 1987, et, une ancienne salle voûtée sous la salle des fêtes.

L'église Saint-Maixent du XIIe, classée Monument Historique, est l'un des beaux édifices romans de la région. 

Sur le mur qui ceinture la cour de la mairie et la salle des fêtes, un cadran solaire est posé sur un socle.



A l'entrée du village, un petit logis (qui aurait appartenu au sieur de La Grand Maison) est caractéristique des demeures du XVIe. Des fenêtres Renaissance sont disposées de chaque côté d'une grosse tour ronde à poivrière qui abrite un escalier à vis, dont l'assise repose sur un magnifique pavage dit "cœurs de demoiselles".
Marc Déligny, le propriétaire, aussi artiste sculpteur, va sans doute entreprendre dans quelque temps la restauration de ce logis, dont il recherche l'histoire passionnément.

Un autre logis, le Logis des Egaux, est la copie conforme de celui de La Grand Maison. Marc Deligny dit, que le seigneur d'Empuré avait élevé ces logis pour chacune de ses deux filles, d'où le Logis des Egaux : cette hypothèse n'est-elle pas charmante ? Cependant elle est totalement fausse !!!


Plus haut et plus ancien, l'ancien château des Voluire de Ruffec avant 1300, témoigne face à l'église de ce que pouvait être un château qui évolue à partir du XIIe dans notre région, et subit de nombreuses transformations. Son nouveau propriétaire, fervent amateur de vieilles pierres et passionné d'architecture, va lui redonner son faste médiéval (affaire à suivre).
C'est le château d'importance à Empuré, celui du seigneur de la paroisse, est celui situé en face de l'église. Restaurer un château situé sur une hauteur et en face d'une église classée n'est jamais facile. Surtout lorsque les ans et les occupants l'ont massacré. Rien ne peut se faire sans de sacro-saintes autorisations.
Frank et Sabine Mougeolle ont investi le château d'Empuré il y a dix ans. Il cherchaient un site à restaurer, un site chargé d'histoire. Avec l'ancien château des Voluyre de Ruffec, ils seront servis. Empuré, siège d'une baronnie qui relevait du marquisat de Ruffec, ne manque pas de cachet, si l'on sait lire dans la pierre.

Malgré ce travail dans l'urgence, de belles informations se font jour, des bases de murs émergent, des fenêtres et des portes se révèlent. Peu à peu les esquisses du château se précisent, le plan se fiabilise. «On s'est aperçu en étudiant le site que la bâtisse avait subi une rotation, sans doute pour cause d'éboulement de murs en bordure des douves - supposées profondes de 8 mètres - car le sous-sol alterne l'argile et le calcaire.» L'histoire du site est désormais mieux connue : érection au Moyen-Âge, écrêtement comme Ruffec sous Louis XI, militarisation à la Renaissance, et chocs intenses avec les guerres de religion. «On retrouve loin d'ici des Dampuré, D'Empuré, etc. des villageois ont émigré


Les meilleurs points de vue sur Empuré se situent sur les collines lorsque l'on arrive de Villefagnan ou de Brettes.

Depuis le 18 juin 2000, à l'occasion de la journée du petit patrimoine organisée à Empuré par la C.D.C. du Pays de Villefagnan, un four du XIX° (acheté récemment à un particulier par la commune) a retrouvé une nouvelle jeunesse grâce au dévouement des artisans locaux qui ont fait là, s'il en était besoin, la démonstration de leur savoir-faire.

Chaque année, grâce à des boulangers bénévoles, la mairie offre le pain.

La fête du patrimoine, en 2000, a été aussi l'occasion de renouer avec la tradition au travers des démonstrations de lavandières. Le lavoir a été mis à profit à cet effet.





 
Notons depuis 1997, un site accueillant, l'aire d'accueil de la Gargotte dotée de l'ensemble des services (léphone, eau, électricité, sanitaires, congélateurs, etc.)


IMPORTANT : ce site est l'un des seuls de la région capable de vous accueillir en plein air (méchoui, repas champêtre, mariage, etc.) tout en vous offrant l'ensemble des services nécessaires à la réussite de votre journée festive. Un traiteur est à votre service à deux pas, à Paizay-Naudouin.
 



Et pour se réunir en famille, entre amis, faire une pause en cours de voyage, en plein air mais sans risquer de se faire griller par le soleil ou se voir inonder sous la pluie, l'aire de la Gargotte se dote d'un bel hangar en bois et tuiles de 240 m2. Elle est pourvue de sanitaires accessibles aux handicapés, de jeux, on peut y camper.

Gargote ou gargotte
C'est vrai qu'a Empuré les pancartes indiquent "La Gargotte". Mais...

Consulter cette page passionnante !
Prononc. et Orth. : [ga?got]. Ds Ac. dep. 1694; ds Ac. 1694 et 1718 gargotte; ds Ac. 1740-1932 gargote; var. gargotte ds la docum. (cf. Pergaud, De Goupil, 1910, p. 249 et Mounier,
Les deux noms sont employés à Empuré et par bien des restaurants, mais il faut écrire gargote, seul orthographe valable : nom féminin, veut dire restaurant bon marché... Petit cabaret où l'on donne à manger à bas prix.
Ce qui n'empêche pas gargotte d'exister en vieux français, gargotte, gargotter ; gargottier, gargottiere, gargotterie...
Tous les Empuréens (Emporitains pour certains) sont de vieux amis...




Empuré vaut plus qu'un détour, il mérite une longue pause. Flâner dans ses rues suscite inévitablement un fort émoi...

 


 

C'était en 2006
Quatorze vautours s’offrent une escale de rêve au Pouyaud d'Empuré.
Depuis le jeudi de l’ascension, ce ne sont pas moins de quatorze vautours qui se sont installés pendant deux jours en résidence à Empuré. Aucune raison ne justifie cet atterrissage de fortune pour ce grand oiseau dont le territoire se cantonne habituellement aux montagnes de moyenne altitude comme les Pyrénées. Un de ces oiseaux a été secouru. Les autres ont quitté Empuré : destination inconnue. Une enquête pas facile pour les spécialistes.
 
 
En fait, les vautours se tiennent à distance (300 m). Vu dans la lunette ONF.
 
Il faut deux gars costauds pour déployer les ailes du vautour fauve.

Joël Charrier a les yeux qui clignotent encore ! Des vautours au Pouyaud, à côté de la pierre debout ? Marius Gagnère lui-même n’aurait pas osé. Et pourtant, c’est ici que se déroule son conte célèbre sur le bénitier des loups garous (Editions la Péruse), à l’encroisée de six chemins au sud de La Billauderie. Entre des bois de gros chênes sur les branches desquels se sont perchés ces vautours.
 
Le vautour blessé a pris place à bord de la R11. Sa respiration crée de la buée sur els vitres.


Tête fine, long cou de duvet blanc et ras.


 
Joël n’a jamais été autant charrié de sa vie : «T’as vu des dindons !» s’est-on amusé à lui rétorquer. Quant à lui, Gilles Renou avait cru voir des marcassins à l’angle d’un bois. Il a visiblement des excuses : l’oiseau, en position campée au sol, les ailes repliées, tromperait n’importe quel bon chasseur. De toute façon, des vautours à Empuré, ça ne se voit pas tous les jours ! Des bestiaux de presque 15 kilos. «Et de 2,50 mètres d’envergure» comme a pu mesurer Robert Rubbens.
Joël Charrier s’est approché des oiseaux. Il en a repéré un, prisonnier en bordure d’un chemin, à l’orée d’un champ de colza. Comme un planeur qui se serait vautré dans la verdure. Décollage impossible ! Courageux, l’homme lui a lié les pattes avant de l’embarquer dans le coffre de sa R11. Malgré l’odeur insupportable de charogne que dégage le rapace ! Ce vautour, visiblement fatigué a aussitôt été déposé entre de bonnes mains, au centre de soins de Torsac (16).
Ce sont au total treize vautours «fauve» et un vautour «moine» qui ont été comptés. Les agents de l’office national de la chasse et de la faune sauvage ont été appelés aussitôt. Les yeux écarquillés, ils ont avoué ne pas comprendre : «Des cigognes, en Charente, on en a vu oui !» Mais pas des vautours. De mémoire de spécialiste, ce serait donc la première fois. Disons tout simplement qu’autant de vautours atterris d’un coup le jour de l’Ascension à Empuré, c’est vraiment incroyable ! Les voleries, zoos, ménageries, et les parcs d’attraction ne possèdent généralement pas plus d’un couple de ce type de rapace. Ceux de cette escadrille ne sont pas des pigeons de l’année, ce ne sont pas non plus des oisillons. Ces rapaces ne sont pas connus pour être migrateurs. Et ils ne sont pas bagués.
Bien des questions à résoudre. Venaient-ils des Pyrénées ou du sud du Massif-Central. Est-ce un incident climatique ? Ont-ils été happés par un courant d’air chaud, ont-ils perdu le Nord (magnétique), ont-ils eu peur de l’ours, va savoir !
Le phénomène pourrait se reproduire en ces jours d’orage et de tempête. C’est pourquoi il faudra d’urgence signaler les cas éventuels à l’office national de la chasse et de la faune sauvage (1)
Pascal Baudouin
(1) Permanence téléphonique de l’office national de la chasse et de la faune sauvage en Charente : 05.45.39.00.00.

Ce ne sont pas des dindons
Le vautour fauve est décrit comme l’un des plus grands rapaces de France : envergure de 2,35 à 2,65 mètres, poids de 7 à 11 kg. Il est de couleur brune et crème. Sa tête est fine, le front plat. Son long cou est garni de duvet blanc et ras, émergeant d’une collerette de plumes blanches duveteuses.
En vol, le vautour fauve révèle sa très grande taille, des ailes longues, larges, arrondies à l’arrière, aux extrémités digitées et relevées vers le haut. Mais sa queue est très courte. Il niche en colonies, dans des falaises abruptes ou de grands rochers escarpés. Il se reproduit à partir de 4 ou 5 ans. Les couples s’unissent pour la vie. L’œuf, unique, est pondu entre fin décembre et mi-mars. L’incubation dure une cinquantaine de jours. Le jeune reste au nid jusqu’à 120 jours nourri par ses parents avec lesquels il restera encore quelques semaines.
Le vautour fauve quitte la colonie après le lever du soleil et y revient en fin d'après-midi. Il profite des courants ascendants pour s'élever dans l'espace. Dés qu'il repère une charogne, il alerte toute la colonie, et chacun passe à table : c’est la curée. Ce vautour ne s’attaque pas à des proies vivantes et ne sait pas utiliser ses serres pour transporter sa nourriture. Il ne dédaigne pas la chair putréfiée mais préfère la consommer fraîche. Il est capable de jeûner pendant plusieurs semaines. Il peut vivre plus de 40 ans, il voit au moins jusqu'à 3 km et n'a pas d'odorat (tant mieux !).
Le vautour moine est un peu plus grand, 2,65 à 2,85 mètres d’envergure. Mais plus léger : 7 à 10 kg. Sa coloration est très sombre. C’est la tonsure sur le dessus de la tête et sa robe foncée qui lui ont donné son nom. Il niche dans les arbres en colonies lâches, son nid est construit à la cime d’un arbre, pin sylvestre ou un chêne vert, à flanc de coteau.

 
 
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