Centre de secours de Villefagnan
La départementalisation et les années 2000

Cliquer ci-dessous pour changer de page !
1872-1948 1948-1996
1996-20.. AMICALE POMPIERS VILLEFAGNAN
En janvier 1996, le centre de secours de Villefagnan est passé - après un très rapide stage à la CDC du pays de Villefagnan - dans le giron du département de la Charente et du SDIS et s'est vu attribuer le n°24 (dernier suivant l'ordre alphabétique).
C'est la CDC du pays de Villefagnan qui collecte la taxe "pompiers" dite de capitation, et
(opération "boite aux lettres") la transfère au SDIS qui en fixe le montant.
saintebarbe2014

1995 (calendrier 1996 - Photo Delaunay).
 

 

Liste des abréviations chères à nos supers-sapeurs-pompiers : cliquer !


Les sous !
La Communauté de communes du pays de Villefagnan a versé au SDIS en 2002 la somme de 71.142 Eur (466.661 F) au lieu de 397.040 F en 2001 : soit une augmentation de 17,65 %.
En 2010 : la CDC a versé au SDIS pour ses 16 communes : 81.890 euros.
Finalement le budget ne s'est accru que de 10 000 euros environ entre 2002 et 2010.
Mais les moyens sont tout autres... et Villefagnan n'a pas à en rougir.

Consulter le texte de cette loi : http://www.ineris.fr/aida/consultation_document/2165


Passation de commandement entre le Lt Plisson et le Lt Gentil (14 février 2004).



Les véhicules du centre en 2004.
FPT Ivéco, CCI Ivéco, CCF 2000 (Unimog 4x4), VTU Fiat, VSAB Citroën, (manquent la VL Citroën et la moto-pompe MPR)
.

Un nom qui parle au pompier : Guinard...

15 février 2004
Le Lieutenant Plisson passe le commandement à son adjoint, le Lieutenant Gentil sera nouveau chef de centre durant six mois à Villefagnan.
Grande tenue, drapeau du CDIS, le centre de secours de Villefagnan est passé sous la coupe d’un nouveau chef samedi matin. Le commandement du centre de secours a été remis au Lieutenant Bernard Gentil … pour six mois. Le temps que l’adjudant-chef Gastard accède à l’épaulette et lui succède. Le Lieutenant Plisson rejoindra le CDIS avec une promotion et de nouvelles fonctions.
Le Lieutenant-Colonel Vennin, chef du SDIS, a tenu à saluer les qualités du chef de centre partant : «Lieutenant Plisson, vous possédez beaucoup de qualités comme celle de meneur d’hommes. Votre verve est très efficace, vous n’avez pas manqué de me faire constater certains dysfonctionnements au plan départemental». Le Lcl. Vennin a salué le travail d’organisation du Lt Plisson qui a réparti à Villefagnan les tâches par sapeur-pompier.


MPR motopompe GUINARD à moteur essence Peugeot 404/504/505.

23 septembre 2004
Patrick Gastard chef de centre des pompiers de Villefagnan
Jeudi, en fin d’après-midi, le directeur du SDIS de la Charente, le lieutenant-colonel Vennin a confié à l’adjudant-chef Gastard le commandement du centre de secours de Villefagnan.
Dans quelques jours, dès que sa formation d’officier sera terminée, l’adjudant-chef Gastard se verra remettre les épaulettes de lieutenant. Après le départ du lieutenant Plisson, son adjoint le lieutenant Bernard Gentil avait accepté le commandement pour six mois. En attendant de faire valoir ses droits à la retraite de sapeur-pompier volontaire après 25 ans de dévouement et à l’âge de 47 ans. «Je ne peux plus cumuler ce volontariat avec la gestion de mon entreprise» a-t-il déclaré dans son allocution.
 

Lt Gentil à gauche ; ADC Gastard à droite.

Villefagnan (juillet 2005)
Le centre de secours hisse ses antennes
Le SDIS vient d’offrir au centre de secours de Villefagnan un nouveau pylône (les anciennes antennes dataient de 1979) pour optimiser la réception de ses antennes radio. La hauteur totale double grimpant de 18 à 36 mètres. Un paratonnerre termine le dispositif.
 
Trois antennes étaient jusqu’à maintenant fixées sur un mât maintenu par des haubans au dessus du toit du centre de secours. Le nouveau pylône est fixé solidement à l’extérieur du bâtiment sur une dalle de béton de 12 m2.
Les spécialistes du SDIS avaient organisé soigneusement le travail de façon à ce que le temps de coupure des communications rendu obligatoire par le déplacement des antennes ne dure pas plus de vingt minutes.
Les cinq éléments du pylône avaient été préalablement boulonnés bout à bout, le paratonnerre fixé en tête et relié à la terre par un feuillard de cuivre. Un câble de sécurité pour assurer les personnels pendant les interventions a été tendu sur toute la longueur.
Une grue à permis de relever le pylône et de le poser verticalement sur son socle. Un jeu de câbles coaxiaux préparé à l’avance a été monté au faîte du pylône par Jeff, un technicien bon grimpeur de l’entreprise TV-Com. Une première antenne a pris le relais des télécommunications. L’ancien mât était déposé et ses antennes démontées. Vite vérifiées, elles ont été hissées à leur place définitive à environ 30 mètres du sol. Le réseau de communication était de nouveau totalement opérationnel.

 
L’ancienne tour de séchage des tuyaux d’incendie qui datait d’une cinquantaine d’années a été sciée à sa base et déposée à l’aide de la grue. Le nouveau pylône sera d’évidence plus élégant que le couple formé par l’ancien mât et cette tour d’un autre âge. «Encore une nouvelle page tournée» confie Joël Babaud chef de corps en 1974 à l’époque de son transfert vers le nouveau centre de secours.
«Le SDIS installe un pylône de ce type chaque année en Charente» explique Alain Benoit responsable du service transmissions du SDIS. Les antennes permettent de recevoir l’alerte - qui peut être doublée par téléphone – et de la relayer vers les «bips» des sapeurs-pompiers avant d’assurer les liaisons vers les véhicules et les groupes en cours d’intervention. Les techniciens du SDIS assurent une «veille technologique» permanente de façon à être en mesure à tout moment de s’approvisionner en matériel performant.

Villefagnan
La sécurité incendie cauchemar des maires ruraux
Une réunion des maires du canton de Villefagnan avec les représentants du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) était organisée. Objectif, faire le point sur la législation, ses contraintes, et d’éventuelles évolutions.

Le maire est responsable de la sécurité dans sa commune au titre de ses pouvoirs de police administrative. L'application de la circulaire du 10 décembre 1951 relative à la protection incendie pose de nombreux problèmes aux maires ruraux. «A Villefagnan il n’y avait pas encore d’adduction d’eau
A moins de 400 mètres de chaque habitation, les sapeurs-pompiers devraient disposer d’un poteau incendie offrant un débit de 60 m3 par heure. Or, le réseau d’eau potable du syndicat cantonal ne peut offrir plus de 30 m3 par heure. Cas général en milieu rural. Entre autres solutions, en absence de réserve naturelle ou de rivière, créer des réserves de 120 m3 ou passer des conventions avec les agriculteurs disposant de réserves d’eau à fin d’irrigation. «Le cahier des charges concernant ces réserves prévoit cette disposition. En ce qui concerne les nouvelles installations importantes, c’est le propriétaire qui doit établir sa propre réserve incendie». Pour les particuliers, l’instruction du permis de construire doit fait apparaître les moyens publics disponibles.
«Il faudrait trois ou quatre réserves par commune, expliquait le Capitaine Ferron, c’est mieux que les poteaux qui coûtent cher en entretien». Mais pour les élus, outre la difficulté à trouver un site pour créer ces réserves, il faut compter avec un coût prohibitif, des mesures de sécurité et d’entretien.
Les élus attendaient du commandant Dupuy, du bureau opérations du SDIS, de bonnes nouvelles. «La réglementation pourrait évoluer et tenir enfin compte des problèmes des zones rurales» a laissé espérer le commandant.
Il est difficile pour la plupart des communes de respecter la circulaire de 1951.


Achat groupé = marché facilité
«Plusieurs communes souhaitent mettre en place des bâches à eau pour constituer des réserves en cas d’incendie» expliquait en 2010 Alain Etourneaud, président de la CDC. Dans les hameaux, le diamètre des canalisations d’eau est généralement trop faible pour tenir le débit imposé par les normes incendie. Un achat groupé par la communauté de communes au moyen d’un bon de commande étalé de 2010 à 2012 permettra aux communes concernées de faire des économies non négligeables. Le besoin sera situé dans une fourchette de 10 à 12 bâches à eau.


Plusieurs communes ont pu ainsi bénéficier d'un marché groupé lancé par la communauté de communes du pays de Villefagnan. Ces achats de réservoirs souples permettent de constituer des réserves à incendie lorsque les canalisations d'eau potable ne sont pas d'un diamètre suffisant.
«Chaque commune règle sa facture» précise Alain Etourneaud, président de la CDC et maire d'Empuré. Les réservoirs ont une contenance de120 m3. Un marché a été passé pour trois années avec la société bordelaise KIPOPLUIE. «Trois communes ont déjà été livrées, Empuré, la Magdeleine et Londigny, précise Alain Etourneaud, d'autres communes se sont engagées pour les deux années qui suivent.»
Un film géotextile est livré avec la réserve afin de l'isoler du sol. La société met en place la réserve dès que le terrassement est fait. Celui-ci, à la charge des communes, nécessite un emplacement de 12 m par 9m avec un sable très fin pour éviter le poinçonnement de la toile. La bâche, est garantie 10 ans en cas de malfaçons, mais pas contre les malveillances. En cas de problème la société assure la réparation.


Villefagnan (19 janvier 2009)
Le camion de pompiers reste la valeur sûre des étrennes
Emoi au centre de secours de Villefagnan samedi après-midi quand arrive le nouveau camion des pompiers. Rouge, rien d’étonnant ! 4x4 c’est très normal ! «Mais qu’elle grosse bête !» clament tous les sapeurs fiers de leurs étrennes qui ne cessent de tourner autour pour en deviner le fonctionnement.

«Un camion qui en remplace deux, le très vieil Unimog CCF 2000 et un Iveco FPT, déclare le maire et conseiller général Edgard Saulnier, nos sapeurs le méritent bien !»

L'Iveco FPT en exercice à la gendarmerie (manoeuvre conjointe février 2007).



Remplissage (borne incendie) face au centre de secours abandonné en 1973.
 
Voici la bête... réalisée par Gallin sous les conseils du SDIS 16

CCRM Made by SDIS 16
Châssis IVECO 140 E 25 WS
Empattement : 3 690 mètres
PTAC 14 tonnes
Equipement GALLIN : eau 2700 litres, émulseur 200 l, additif intégré 60 litres
Pompe 1500/15
Equipement spécifique : treuil hydraulique ; buse d'arrosage sur pare-choc.
Le CCRM est adapté à l'environnement rural et urbain (feu urbain, cheminée, pavillon, véhicule, il est apte à intervenir hors chemin (feu de chaumes, feu de broussailles, feu de forêt) ; il est armé par 6 sapeurs.
 
Il y aura quatre camions de ce type en Charente. «100.000 euros avant équipement et 240.000 terminé, expose le conseiller général Patrick Berthault, président du SDIS, il sera moins onéreux en entretien que les deux anciens et permettra d’armer pour la même mission qu’une équipe de secours au lieu de deux.»
Le lieutenant Patrick Gastard, chef de centre, savoure le plaisir de voir ses volontaires se réjouir, belle récompense ! «La cabine serait presque assez grande pour y loger tous les volontaires du centre» confient les nombreux élus présents.
Les spécialistes du service départemental d'incendie et de secours (SDIS), les commandant Gilles Gonin et Thierry Lefèvre se feront fort d’expliquer l’affectation à Villefagnan de ce gros engin. Ce sont ces techniciens qui après avoir recueilli des tonnes d’informations auprès des sapeurs-pompiers volontaires ou professionnels ont planché sur le camion idéal pour la Charente.
Ce gros camion emporte 2.700 litres d’eau, tous les produits additifs pour la pompe de 1.500 litres par minute (système d’émulsion automatique) et tous les matériels nécessaires au secours incendie en milieu urbain et en milieu rural.
L’ergonomie a été prise en compte dans les moindres détails. La sécurité a été portée à son maximum pour l’équipe de mise en œuvre. «Toutes les places en cabine sont équipées de ceintures de sécurité, un arceau renforce la cabine, les portes d’accès découvrent des marches à l’intérieur, tout le pourtour du camion est éclairé, un marche pied dépliable borde le camion de chaque côté, etc.» montre le commandant Gilles Gonin. Chaque outil particulier est présenté par le commandant Thierry Lefèvre qui les a conçus ou adaptés avec passion.
Le conseiller général Patrick Berthault, même s’il ne le crie pas, explique que le centre de Villefagnan a été doté de ce camion parce que les hommes (dont bon nombre de mécanos) réalisent un entretien efficace et bichonnent leur matériel : «Ce qui explique la présence de vieux engins qui ont encore belle allure, ce qui justifie amplement ce cadeau du SDIS».

 



L'adjudant-chef Bernard est un porte-drapeau efficace depuis 1996.
Il est aussi l'adjoint du chef de centre.

Villefagnan (2008)
Le centre de secours s’équipe d’une aire de lavage des véhicules
Le SDIS a fait réalisé une aire de lavage pour les véhicules du centre de secours. Un investissement profitable à l’environnement et qui facilitera le travail des équipes de sapeurs-pompiers après chaque intervention. La commune de Villefagnan a cédé une partie du terrain nécessaire à cette installation.



Les vestiaires des origines remplacés par une version métallique en 2008,
c'était mieux mais pas ni pratique ni hygiénique : on attendait le local séparé.
Premier pas avec l'affectation de vestiares métalliques.
Villefagnan (2011)

Vestiaire séparé pour les femmes et les hommes au centre de secours
Le centre de secours de Villefagnan entre en phase de travaux. Nouveaux vestiaires et sanitaires, local de décontamination pour les ambulances, normes obligent.
L'effectif des filles monte en puissance au centre de secours de Villefagnan. Sept femmes pour vingt-trois hommes. Deux d'entre-elles ont obtenu leur permis poids-lourds. La plus jeune n'a que 18 ans, la plus âgée 43 ans. Mais la féminisation des équipes de secours, si elle a été bien acceptée car la plupart des volontaires se connaissent depuis les bancs de maternelle, demande des aménagements. Depuis 2007 les sapeurs-pompiers attendent la création de nouveaux vestiaires. Jusqu'à maintenant, hommes et femmes ne disposent que de casiers stockés dans le garage des véhicules. Les filles ont eu droit à un recoin «intime» planqué derrière un mur. Pour tous : une seule douche ! «L'hiver, au départ en intervention, parfois à 3h du matin et juste réveillés, on se déshabille dans le froid et on enfile des vêtements gelés et imprégnés d'odeurs de fumée et gas-oil, explique le lieutenant Patrick Gastard, chef du centre de secours, au retour alors qu'on a généralement bien sué, on reprend nos vêtements civils glacés et pollués.» «La douche on la prend une fois à la maison, ajoute le caporal Didier Allain, comme après chaque séance de sport.»

Le centre de secours après rénovation sera inauguré en 2012.

De gauche à droite :

  • Porte blanche, local communal (seule partie conservée par Villefagnan);
  • Portes rouges : sanitaires filles, sanitaires garçons, entrée du centre;
  • Au dessus : salle d'instruction, bureau amicale et bureau chef de corps;
  • Garages PL
  • Garage VSAB et salle décontamination
A l'arrière : ateliers, salle de permanence, etc.
A côté : mât d'antennes.

La commune de Villefagnan a vidé un local prolongeant le centre de secours pour le céder au SDIS afin d'établir des vestiaires conformes aux attentes. Après des années d'impatience, le bonne nouvelle est arrivée chez les pompiers. L'architecte Anne Moreau a remanié le bâtiment. Avec pour souci l'escalier desservant l'étage. «Il sera cassé et le nouveau lui sera perpendiculaire» précise le chef de centre. Le local radio sera réduit, l'entrée du bâtiment sera déplacée. Deux vestiaires seront créés, avec une douche pour les femmes, et sept pour les hommes.
Le chantier comprend l'aménagement d'un local de désinfection pour les ambulances. «Après chaque intervention, l'ambulance et ses matériels doivent être désinfectés.» Avec ce local le Lt Gastard dit pouvoir respecter «la marche en avant» afin que le sale et le propre ne se croisent jamais.
Les travaux sont confiés à des artisans locaux, leur montant avoisine 80.000 euros. Deux techniciens du SDIS ont opéré le transfert des moyens de communication dans un cagibi provisoire aménagé dans le garage.

En 2012, après une longue attente, le centre de secours subit des transformations.
Lire cet article paru le 5 octobre dans l'Avenir de Ruffec.
Le centre de secours de
Villefagnan inauguré en grande pompe
Jeudi 29 septembre 2012, de la pompe à bras du XIXe siècle au gros camion CCR perçu par le centre en 2009, tout le matériel est rutilant. Les hommes et les femmes sont rassemblés, parfaitement alignés. Les anciens sapeurs-pompiers villefagnanais, les élus du secteur, les gendarmes, le représentant du sous-préfet, le commandant de la compagnie à Ruffec, les chefs du SDIS, et les chefs d'entreprise artisans de la rénovation du centre de secours, sont admiratifs.

Depuis 1872 avec la pompe à bras jusqu'en 2012 et le brillant CCFR : 140 ans.

Les jeunes apprentis sapeurs-pompiers, souriants et timides, présentent à Christiane Prévost, maire de Villefagnan et conseiller général, le cordon et les ciseaux officiels.

120.000 euros ont été consacrés à la modernisation du centre de secours. Les locaux ont été agrandis, la commune a facilité l'opération en offrant un local attenant : 27 m2 de plus. Les vestiaires ont été séparés car six femmes ont rejoint les rangs. Et installés dans des locaux normalisés. «On n'a plus à s'habiller dans la fumée des camions, et nos vêtements sont chauds désormais» apprécie le lieutenant Patrick Gastard, chef de centre. «Ce camion CCR et ces travaux, confie le conseiller général Patrick Berthault, président du SDIS, c'est le signe de ce que vous représentez pour nous.» Christiane Prévost a rappelé l'historique du centre depuis 1948, et Patrick Berthault l'implication d'Edgard Saulnier pour ces travaux.
Le centre de secours, lieu de vie
Le colonel Noël Stock, chef du SDIS, se félicite du résultat obtenu : «Les travaux réalisés par des entreprises locales ont duré six mois sous la conduite de l'architecte ruffécois Anne Moreau, les locaux sont désormais adaptés, conformes, du local de l'ambulance à la salle de formation». Aymeric Jaud, secrétaire général de la sous-préfecture de Confolens, ajoute : «Le centre de secours, c'est un lieu de vie, avec 34 sapeurs dont 20 pour cent de filles, et 185 interventions en 2011, c'est un lieu social au milieu du territoire, la sécurité civile, c'est l'affaire de tous». Le message est fort. Pour le capitaine Philippe Ferron, commandant de la compagnie et du centre de secours de Ruffec, le recrutement de volontaires n'est pas facile, surtout dans la tranche des 20 à 40 ans. A Villefagnan, ce challenge est permanent pour l'ensemble des volontaires, chacun d'eux recrute autour de lui et tente d'obtenir l'aide des entreprises locales en les invitant à embaucher des sapeurs-pompiers.
 


Livre 2012 (année du congrès national) des Pompiers de la Charente (lecture directe) : http://fr.calameo.com/read/00251286710ee3f1ebf56
Le centre de secours de Villefagnan compte aujourd’hui, en 2013, une trentaine d'hommes et de femmes, dont un capitaine médecin... De jeunes sapeurs pompiers (JSP) ont rejoint les rangs.
Le recrutement s'est étendu aux communes alentours, des volontaires hommes et femmes qui oeuvrent avec entrain et sympathie.

Le pompier accoucheur (lire dans la presse...)
Villefagnan : La famille est venue remercier ses amis pompiers, les pompiers acceuillent le petit protégé né dans l'ambulance. Emouvante visite dimanche passé au centre de secours de Villefagnan. Alors que les volontaires terminaient la manoeuvre du dimanche matin - un recyclage - est arrivée une famille anglaise résidant à Brettes. En tête et bien décidé, Joshua Hunt né dernièrement à Courcôme dans l'ambulance des pompiers de Villefagnan. «Nous tenons sincèrement à vous remercier» clament Joseph Hunt et son épouse Lorna. L'amicale des sapeurs pompiers avait prévu un joli cadeau pour le nouveau né, un petit vêtement. «Trop tôt pour offrir un camion de pompiers» conviennent les volontaires de l'équipe d'accoucheurs : Georges Bréchet, Elyse Mercier, Maxime Bonnaud et Pierre Lacombe.
Joshua s'est empressé de réclamer une photo dans l'ambulance qui l'a vu naitre, au milieu de ses gentils protecteurs qui se souviendront longtemps de leur intervention à Courcôme dans la nuit du 1er mars 2013.

Exercice de découpage (manoeuvre au ciseau mécanique)


D'une Sainte-Barbe à l'autre
Villefagnan

Les rangs des braves face aux élus et au public en janvier 2013.

Sainte-Barbe 2013 et les élus félicitent leurs protégés
Les sapeurs-pompiers ont fêté leur sainte patronne samedi 26 janvier 2013. En regrettant la disparition prématurée en cours d'année de deux sapeurs-pompiers vétérans.
Le lieutenant Patrick Gastard, chef du centre de secours, a salué l'arrivée dans la compagnie de Ruffec du centre de Champagne-Mouton.

«Le centre de secours (CS) se compose de 30 volontaires et d'un médecin. Un volontaire, Nicolas Brossard, a été transféré du centre de Mansle. Aléna Bradbury vient d'être recrutée, elle devra se former. Le CS dispose de 4 équipes de gardes, chaque volontaire est de service une fois par mois. La formation secourisme, incendie, feux de forêt, lot de sauvetage, ARI, est faite en interne. C'est un engagement personnel, on ne compte pas ses heures, on n'oublie pas ses devoirs, on vit en groupe, en respectant la hiérarchie, mais en bonne convivialité» expose le lieutenant. Il a énuméré le nombre de formations, de certificats et diplômes obtenus et salué les promus. Il a dressé la liste des activités de l'année (177) et souligné l'importance de la disponibilité en journée qui repose à Villefagnan sur trois agents municipaux, un employé de l'ADA et lui-même employé par le collège. «Pour les entreprises les temps sont durs, difficile de recruter des sapeurs-pompiers volontaires et de leur donner de la disponibilité» dit-il. Il exhorte donc les maires des communes alentours a demander à leurs futurs employés communaux qu'ils soient pompiers volontaires.
La maire et conseillère générale Christaine Prévost, le député Jérôme Lambert, le président de la communauté de communes Alain Etourneaud, le lieutenant-colonel Denis Paquereau du SDIS, ont évoqué la notion d'engagement pour un sapeur-pompier et la valeur d'exemple.

Didier Bonnaud, agriculteur au Coudret de Villefagnan, a rejoint le rang des vétérans. «Grâce à la mise en service des BIP le recrutement n'était plus exclusivement réservé au bourg, aujourd'hui les volontaires sont nombreux à venir des communes alentours" indique Patrick Gastard. Entré comme volontaire le 1er avril 1997, Didier Bonnaud se forme avec intérêt et sera nommé caporal le 1er mai 2002, caporal-chef en 2005. Il a participé au plan POLMAR (pollution du Prestige) en février 2003. «Tu as donné sans compter pour le service et pour notre amicale dont tu as été le président» ajoute le lieutenant Gastard.
Bilan annuel
- Interventions
48 incendies, 28 divers, 101 secours à personnes (26 accidents de la circulation, 8 accidents du travail, 67 assistances à personnes).
- Avancement
Christophe Boinoit a été nommé caporal et Nicolas Brosard caporal-chef. Patrick Gastard a été épinglé de la médaille vermeil pour 25 ans de volontariat.
- Diplômes, certificats, médailles
PSE1 et mod.1B: Magalie Audoin, Guillaume Joseph; PSE2, Guillaume Trillaud; Ont reçu la fourragère et l'écusson avec le module 3 : Anthony Monribot, Benjamin Bonneau, Teddy Godeaux, Jérémy Galerne, Pierre Lacombe. Cod 1: Christophe Boinot. FAE chef équipe DIV2: Maxime Bonnaud; FAE chef éq. SAP2 : Didier Allain. Lettre de félicitation: Georges Bréchet, Guy Pinganaud, Guillaume Trillaud, Maxime Bonnaud, Patrick Gastard (avec PAE1).


Sainte-Barbe 25 janvier 2014
Les sapeurs-pompiers de Villefagnan ont fêté Sainte-Barbe. Ils bouclent une année marquée par un fort accroissement des interventions. Les jeunes, nombreux à l'effectif, se forment et sont récompensés.


Le lieutenant Patrick Gastard, chef de centre, a souligné dans son rapport annuel «de plus en plus d'accidents de la circulation, d'accidents du travail et de secours à personnes, soit 68 pour cent de nos interventions». Soit 32 accidents de la circulation, 38 accidents du travail et 82 secours à personnes. «Une sortie VSAB (ambulance) tous les deux jours montre que les pompiers sont indispensables à Villefagnan» clame le colonel Stock, directeur du SDIS. Si les incendies ont été moins nombreux, de même que les destructions d'insectes, la tempête de juillet a généré 17 interventions.
Depuis le 31 juillet 2013, le centre de secours est géré en gestion individuelle (GI) ce qui permet de gérer en temps réel le nombre de sapeurs-pompiers disponibles, d'où gain de temps pour l'envoi de secours. D'un côté ne sont convoqués en cas d'alerte que les pompiers nécessaires, de l'autre si le nombre est insuffisant l'appel (bip) est transféré vers ceux des centres voisins.
Le lieutenant Gastard se désole du manque de disponibilité des sapeurs-pompiers en journée : «Il n'y a pas beaucoup d'entreprises, il n'est pas facile de libérer des ouvriers car la vie économique est dure, l'effectif en journée repose sur un ou deux agriculteurs, les employés municipaux, un collègue de l'ADA et moi-même». L'effectif du centre compte un médecin et 30 volontaires dont la moyenne d'âge est de 32 ans. Ces jeunes sont parfois d'anciens JSP. Ils sont répartis en quatre équipes de garde. La formation est assurée sur place pour ce qui concerne le secourisme, l'incendie, le lot de sauvetage, si nécessaire des formateurs viennent en renfort, notamment pour le recyclage.
Christiane Prévost, maire et conseiller général de Villefagnan, se dit séduite par «l'esprit d'équipe, familial, la solidarité, qui démontrent que les jeunes propagent les valeurs transmises par les anciens» et souligne le nombre important de femmes (7 à l'effectif). Le conseiller général Bernard Charbonneau souligne «le nombre accru d'interventions dû en partie à la future ligne LGV SEA» et évoque le duel pompiers-SAMU pour cause de concurrence.
Le colonel stock a annoncé l'arrivée prochaine d'un nouveau camion citerne feu de forêt. Puis Patrick Gastard l'a rejoint pour faire signer officiellement par deux de ses hommes la charte nationale du sapeur-pompier volontaire.


Des récompenses méritées
Neuf formations de type différents ont été dispensées au profit de 13 volontaires.
Maxime Bonnaud est nommé sergent, Didier Allain caporal-chef, Charlotte Leclerc et Borris Charrier caporaux, Noémie Bonnaud, Patricia Chauvaud, Elise Mercier, Céline Jobard, Jonathan Bastier et Yves Boireaud, 1ère classe.
Guy Pinganaud a été épinglé de la médaille d'argent pour 20 ans d'engagement.
Didier Allain, président de l'amicale, a reçu la médaille d'honneur départementale.
Christophe Bernard, adjoint au chef de centre, a reçu la médaille pour services exceptionnels : il est engagé au centre depuis 33 ans.

Signature de la charte nationale du sapeur-pompier volontaire.

Que dit cette charte ?
Préambule
Les sapeurs-pompiers sont des acteurs indispensables dans la sécurité nationale à laquelle concourent la sécurité intérieure, la sécurité civile et la sécurité économique.

Le sapeur-pompier joue un rôle essentiel dans la sécurité civile qui a pour objet la prévention des risques de toute nature, l’information et l’alerte des populations ainsi que la protection des personnes, des biens et de l’environnement contre les accidents, les sinistres et les catastrophes par la préparation et la mise en œuvre de mesures et de moyens appropriés relevant de l’Etat, des collectivités territoriales et des autres personnes publiques ou privées.
La loi rappelle, à cet égard, que les missions de sécurité civile sont assurées principalement par les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires des services d’incendie et de secours, qui assurent un maillage complet du territoire, propre à garantir l’efficacité des secours.
Principal acteur de la communauté des sapeurs-pompiers, le sapeur-pompier volontaire prend librement l’engagement de se mettre au service de la société. Il exerce les mêmes activités que les sapeurs-pompiers professionnels. Il contribue ainsi, directement, en fonction de sa disponibilité, aux missions de sécurité civile de toute nature confiées aux services d’incendie et de secours ou aux services de l’Etat qui en sont investis à titre permanent conformément aux dispositions créées par la loi n° 96-370 du 3 mai 1996 relative au développement du volontariat dans les corps de sapeurs-pompiers et la loi n° 2004-811 du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile. Par là même, il est un acteur à part entière des services d’incendie et de secours, au même titre que les sapeurs-pompiers professionnels et les personnels administratifs, techniques et spécialisés qui agissent de manière coopérative et complémentaire avec lui.
L’activité de sapeur-pompier volontaire repose sur le volontariat et le bénévolat.
Par son engagement, le sapeur-pompier volontaire prend part dans le cadre des principes de la Constitution de la République française à la construction d’une société fondée sur la solidarité et l’entraide.


La charte nationale du sapeur-pompier volontaire a pour objet de rappeler les valeurs du volontariat et de déterminer les droits et les devoirs du sapeur-pompier volontaire. Cette charte définit, par ailleurs, le rôle du réseau associatif des sapeurs-pompiers dans la promotion, la valorisation et la défense des intérêts des sapeurs-pompiers volontaires.

Lors de son premier engagement, cette charte est signée par le sapeur-pompier volontaire.

Toute personne, qu’elle soit ou non en activité et quelle que soit son activité professionnelle, peut devenir sapeur-pompier volontaire, sous réserve de satisfaire aux conditions d’engagement :
En tant que sapeur-pompier volontaire, je m’engage à servir avec honneur, humilité et dignité au sein du corps (départemental, communal ou intercommunal ou du service de l’Etat investi à titre permanent des missions de sécurité civile) de..... et à avoir un comportement irréprochable lorsque je porte la tenue de sapeur-pompier.
En tant que sapeur-pompier volontaire, je veillerai à faire preuve d’une disponibilité adaptée aux exigences du service en préservant l’équilibre de ma vie professionnelle, familiale et sociale.
En tant que sapeur-pompier volontaire, je m’engage, par ailleurs, à acquérir et maintenir les compétences nécessaires et adaptées à l’accomplissement des missions qui pourraient m’être confiées.
En tant que sapeur-pompier volontaire, j’œuvrerai collectivement avec courage et dévouement.
En tant que sapeur-pompier volontaire, je respecterai toutes les victimes dans leur diversité ; je serai particulièrement attentionné face à leur détresse et j’agirai avec le même engagement, la même motivation et le même dévouement.
En tant que sapeur-pompier volontaire, je ferai preuve de discrétion et de réserve dans le cadre du service et en dehors du service. Je respecterai une parfaite neutralité pendant mon service et j’agirai toujours et partout avec la plus grande honnêteté.
En tant que sapeur-pompier volontaire, je m’attacherai à l’extérieur de mon service à avoir un comportement respectueux de l’image des sapeurs-pompiers.
En tant que sapeur-pompier volontaire, je contribuerai à promouvoir cet engagement citoyen, notamment dans le but d’en favoriser le développement au sein des générations futures.En tant que sapeur-pompier volontaire, je participerai aux cérémonies publiques et représenterai le service en tant que de besoin.

Tout sapeur-pompier volontaire est rattaché à un cadre juridique spécifique unique :
Le sapeur-pompier volontaire exerce ses missions dans des conditions d’hygiène et de sécurité satisfaisantes.
Le sapeur-pompier volontaire a droit à des indemnités horaires, une protection et des prestations sociales ainsi qu’à une prestation de fin de service.
Le sapeur-pompier volontaire a droit à une formation initiale et continue afin qu’il acquière et maintienne à niveau ses compétences. Ces formations peuvent être valorisées tant dans le monde du travail que dans le secteur associatif.
Le sapeur-pompier volontaire a le droit de porter les tenues, insignes, fanions et drapeaux lors des cérémonies officielles et des activités du réseau associatif.

Rôle du réseau associatif :
Le réseau associatif, fondé sur des structures locales, départementales, régionales et nationales, permet de favoriser et de resserrer les liens qui unissent la communauté des sapeurs-pompiers, des plus jeunes aux vétérans, en un réseau solidaire, source d’échange et de partage.
Le réseau associatif contribue à promouvoir l’image des sapeurs-pompiers volontaires dans la société.
Le réseau associatif veille également aux intérêts moraux et matériels des sapeurs-pompiers, au respect des valeurs dont les sapeurs-pompiers sont porteurs et, plus globalement, notamment par son action sociale, à assurer la défense de leurs intérêts, de leur image et de leurs droits tant auprès des populations, des pouvoirs publics et des employeurs qu’en justice.
Le sapeur-pompier volontaire contribue à faire vivre le réseau associatif.

Discours du CCH Didier Allain, président de l'amicale.
Diaporama photos de la Sainte-Barbe 2014 avec les officiels.


Les pompiers aiment l'altitude
Les sapeurs pompiers escaladent le château d’eau de Raix (2002)
 
A titre d’entraînement, les sapeurs pompiers du GRIMP ont escaladé le château d’eau de Raix lundi dernier afin d’évacuer un blessé dans une civière suspendue à une corde.
Passionnés d’escalade en montagne ou de spéléologie, les sauveteurs du groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux sont aguerris à ces techniques particulières afin d’intervenir en tant que spécialistes lorsque les moyens conventionnels ne suffisent plus. On fait appel à lui non seulement pour intervenir sur des silos, par exemple, ou pour récupérer des animaux apeurés par l’altitude, mais aussi, et à faible hauteur, lorsque l’évacuation d’un victime ne peut se faire qu’en position horizontale. Parfois, il faut même descendre conjointement victime et médecin. Ils sont vingt et un sapeurs pompiers, professionnels ou volontaires, basés à Angoulême, à La Couronne ou à Cognac. L’adjudant Luc Chaubard, du SDIS, est le conseiller technique du groupe. Opérationnel depuis 1996, placé sous la responsabilité du Lieutenant Cyril Lelong, le GRIMP est intervenu conséquemment lors de la tempête de décembre 1999. «Seul, je ne peux rien faire, explique l’adjudant Chaubard, c’est avant tout un travail d’équipe». Pour servir au GRIMP, il n’y a pas de pré requis, il faut simplement «avoir envie de travailler en situation extrême».
Le château d’eau de Raix est découpé en trois niveaux. Dans un premier temps, le blessé sanglé sur une civière a dû être descendu à l’intérieur de l’ouvrage, à la verticale sur une dizaine de mètres. Christophe Boinot, sapeur pompier volontaire à Villefagnan, blessé virtuel : «Même pas peur !». Il faut dire que ce sont de vrais spécialistes. Arrivé au deuxième niveau, la civière était transférée sous une autre corde reliée au sol. Sortie par une fenêtre, elle terminait sa descente en douceur. Yves Magnan qui, il y a cinquante ans, participait à la construction de l’édifice, est resté pantois : «Ces gars ont escaladé ce château d’eau comme des chats !» Une convention fixe les modalités d’utilisation du château d’eau. Le GRIMP va l’aménager de façon à en faire un centre d’entraînement départemental.

 
 
Mise en pratique "à la source du recrutement".

Les sapeurs pompiers du Nord-Charente s’essaient à la grimpette
Samedi (octobre 2002), les centres de secours de la compagnie de Ruffec se sont exercés aux côtés du GRIMP à mettre en œuvre leur lot de sauvetage sur le château d’eau de Raix et à Courcôme.

«Les quatre centres du Nord-Charente s’exercent conjointement au cours d’une manœuvre tournante trimestrielle» a indiqué le Lieutenant Plisson, chef du centre de Villefagnan. Samedi, l’exercice consistait à mettre en œuvre le lot de sauvetage qui peut servir à descendre un pompier dans une excavation, à évacuer un bâtiment par une fenêtre, entre autres exemples. Les sapeurs pompiers du GRIMP ont profité de cet exercice pour rappeler à chacun les modalités d’emploi de cet outil calqué sur ceux employés en escalade ou en spéléologie. D’ailleurs, samedi, le souvenir du sauvetage d’un collégien bloqué dans une grotte à Champagne-Mouton était encore présent dans tous les esprits.
Le château d’eau de Raix a été reconverti en terrain d’escalade. Tous les pompiers de la Charente peuvent venir s’y exercer. En fait, en utilisant les longues échelles métalliques reliant chaque étage à l’intérieur de l’édifice, les sapeurs pompiers s’acheminent au sommet où ils attachent des cordes. A partir de là, il ne reste plus qu’à s’armer de courage pour descendre.
Des évacuations de blessés sont également réalisées à partir des fenêtres. Cette partie de l’exercice a été mise en œuvre à la mairie de Courcôme où une victime - Jeremy Moreau - attendait d’être évacuée dans la salle du conseil municipal. «Cela pourrait se produire lors d’un conseil houleux» a plaisanté le maire, Michel Duchiron. L’exercice s’est déroulé devant la population convaincue par le savoir faire de ses sapeurs pompiers. «Lorsque la hauteur est trop importante, les sauveteurs font appel au GRIMP, a expliqué l’adjudant Luc Chaubard, le GRIMP s’excentre deux fois par semestre vers les compagnies rurales pour participer à des exercices comme celui d’aujourd’hui». Une façon de perfectionner la formation aux moyens propres des centres de secours. «Ces moyens doivent être complétés parfois des nôtres, a ajouté l’adjudant Chaubard, cependant il faut désacraliser le GRIMP car nous sommes avant tout sapeurs pompiers».
Cet exercice s’est ponctué d’un repas pris en commun dans la salle des fêtes de Raix, un repas offert par les communes de Courcôme et Raix. En fin d’après-midi, les personnels du GRIMP ont fait une belle démonstration de descente depuis le sommet du château d’eau. Et il a fallu d’urgence regagner les casernes en raison d’une panne générale de téléphone. «Parce que dans ce contexte, le meilleur endroit pour nous prévenir, c’est à la caserne» ont précisé les sapeurs pompiers.
Le lot de sauvetage est constitué d’une corde de 30 mètres, d’un harnais, d’un descendeur, de six sangles d’amarrage, d’un triangle d’évacuation, de cordelettes, de mousquetons, de poulies…


Sauvetage d'un noyé "volontaire" au plan d'eau (exercice juillet 2013).
Une intervention au doigt... et à l'oeil.



Liens vers d'autres sites :

Sécurité incendie
Les réserves incendie (source : site de la CDC du pays de Villefagnan en 2013)
http://www.cc-paysdevillefagnan.fr/index-module-orki-page-view-id-95.html

La réglementation
Le maire est responsable de la défense incendie. Il doit mettre à la disposition des services de secours les ressources en eau suffisantes, en particulier ce qui concerne les débits d’eau toujours disponibles.
La lutte contre l’incendie s’inscrit dans le cadre des pouvoirs de police administrative du maire et les dépenses sont obligatoires pour la commune (article L 2212-2 alinéa 5 du Code Général des Collectivités Territoriales). Elles englobent la fourniture, la pose, la construction, l’entretien et le renouvellement des équipements et ouvrages destinés à fournir l’eau pour la lutte contre les incendies. La collectivité chargée de l’organisation du service de l’eau pourra être déclarée responsable en cas de défaillance du réseau.
Enfin la circulaire Interministérielle du 10 décembre 1951 définit les principes généraux sur les débits en eau à prévoir pour l’alimentation des matériels incendie et sur les mesures à prendre pour constituer des réserves suffisantes. Cette circulaire est complétée par celles des 20 février 1957 et 2 août 1967. Dans ces circulaires sont établis deux principes de base : un engin de lutte contre l’incendie a un débit nominal de 60 m3/h et la durée d’extinction d’un sinistre moyen est de deux heures. Par conséquent, les pompiers doivent disposer sur place et en permanence de 120 m3 d’eau.
Ces besoins peuvent être satisfaits à partir du réseau d’eau potable (à une pression de 1 bar) ou à partir de points d’eau naturels ou artificiels.
Si les choses semblent assez faciles en milieu urbain, elles sont plus difficiles à réaliser dans nos petites communes rurales où le débit des canalisations d’eau potable n’atteint pas toujours les 60 m3/h.
 
Les réserves incendies
Ainsi afin de répondre à ces exigences de débit et d’accessibilité des réserves incendie, la solution adoptée par les communes de notre territoire est la bâche incendie.
Afin également de réduire le coût d’investissement dans ces équipements, le Conseil communautaire a décidé de réaliser un groupement de commande pour l’achat de ces bâches incendie et d’en faire bénéficier les communes de son territoire.

Un nouveau véhicule arrive au centre en juin 2014
Un CCF 4000 Renault remplace depuis le début de l'été l'ancien CCF IVECO.
CCF 4000 ou CCFM, cabine 4 places, date de 2004, était affecté avant au CIS de Chalais (16).
 
 
 
Réserves souples incendie
3 critères à respecter pour l’implantation des réserves
  • La ressource en eau doit être permanente
  • Elle doit être accessible aux véhicules de lutte contre l’incendie en toute saison : ils doivent pouvoir y effectuer les manœuvres indispensables à leur évolution.
  • Elle doit avoir une capacité suffisante en fonction du risque.
Enfin l’emplacement du point d’eau fait l‘objet de plusieurs prescriptions :
  • Le terrain sur lequel il est situé doit, de préférence être communal,
  • Il doit être clôturé et signalé comme étant réservé aux services d’incendie,
  • Il doit être intégré dans les secteurs à protéger
  • Il doit être inventorié dans les registres des services de secours.

SIDES : de l'innovation en France (vidéo).

En bref...
1951 voit la création en région parisienne de la SARL Société d'Extinction Scientifique, qui construit essentiellement des extincteurs de petites capacité, destinés au marché régional. Elle sera à l'origine de l'actuelle société SIDES (société industrielle pour le développement de la sécurité). Quelques années plus tard les ateliers installés à Champigny sur Marne, développent les premiers véhicules à mousse de lutte contre l'incendie, destinés à l'aviation civile et militaire, et par la suite, aux grandes agglomérations et raffinnerie.
En 1965 une nouvelle usine est construite à Saint-Nazaire (44) sous la raison sociale SIDES.

En 2012 en France existent avec CAMIVA, 7 producteurs de matériels incendie :
- SIDES à ST NAZAIRE (44),
- GIMAEX à ROANNE (42),
- GALLIN-DESAUTEL à NIEVROZ (01),
- HEINIS (67),
- MASSIAS dans le Sud -Ouest,
- SOCOP'HYM dans la banlieue LYONNAISE.
Quelques équipementiers étrangers commencent à pénétrer le marché HEXAGONAL :
- ITURRI en ESPAGNE à MADRID et SEVILLE,
- JACINTO au PORTUGAL,
- BAI à BARI en ITALIE.
En 1998, seuls CAMIVA et SIDES existaient et tenaient le haut du pavé puisque GIMAEX venait de naître sous le nom de GICAR (contraction de GIat CARrosserie).
 
CAMIVA
1970, création de la société CAMIVA qui regroupe les technologie de trois grands noms industriels connus dès le début de ce siècle pour leur maitrise dans différents domaines :
- Les pompes GUINARD, pour l'hydraulique.
- BERLIET : pour l'équipement des véhicules industriels.
- RENAULT : pour les techniques de pointe (motorisation, électronique embaruqée...).
En 1978, CAMIVA rejoint l'entité de RENAULT VI, après le regroupement de Berliet et de Saviem.

 
Afficher la suite de cette page



 
 
Créé avec Créer un site
Créer un site