Avant les PTT
Poste télégraphe téléphone

Il y avait la poste...
Il y eut le télégraphe chappe.
Puis le téléphone !

Le télégraphe Chappe

Communications
Le télégraphe Chappe relayé à Villegats
(altit. 133m au télégraphe).
En 1841, Pierre Bernard est "télégraphier" (stationnaire) à Villegats.


Le télégraphe (résumé)
La première ligne Paris/Lille sera mise en service le 17 août 1794. Puis Bonaparte fait fermer le télégraphe, trop couteux, et c'est la Loterie Nationale qui en finance la renaissance et l'extension en 1803 ! Le décès de Claude Chappe en 1805 ne freine pas le déploiement, que l'Empereur Napoléon finit par encourager, au gré de ses conquêtes militaires: ses 4 frères poursuivent son oeuvre. Sous Louis XVIII sera inaugurée Lyon/Toulon (1822) puis Paris/Bayonne (1824).





Des signaux clandestins sur le télégraphe Chappe entre Tours et Bordeaux, entre 1834 et 1836, le Picton n°127 de janvier 1998.

Ce réseau est à l’origine de la première apparition documentée d’un “virus réseau” puisqu’en 1834, une faille du réseau de télégraphe a été utilisée par les frères Blanc pour connaitre les fluctuations des cours à Paris. Ils s’établissent en 1834 à Bordeaux à la tête d’une société de placement qui mise sur la hausse ou la baisse des valeurs de la Bourse de Bordeaux. Spéculant sur les fluctuations des rentes de l’État, il leur fallait connaître avant les autres si les cours étaient en hausse ou en baisse à Paris afin d’acheter ou de vendre avant que le marché local ne s’aligne sur celui de Paris.
Les deux frères utilisent le télégraphe Chappe avec des complicités. Un fonctionnaire complice introduisait dans un quelconque message officiel, une «coquille» qui en fait signifiait «marché en baisse» ou «marché en hausse». Un autre complice à Bordeaux se chargeait de les prévenir de l’anomalie constatée une fois le message réceptionné, ce qui leur permettait d’avoir toujours une demi-heure d’avance sur tous les autres agents de change. Leur stratagème est découvert après deux ans de fonctionnement.


Lire aussi : "Entre 1834 et 1835, Joseph et Francois Blanc achètent et vendent à coup sûr à la Bourse de Bordeaux. Les gains sont très importants. De fait, les frères Blanc utilisent la ligne nationale pour faire passer de façons codées et secrètes, grâce à l'aide d'un agent du télégraphe, des informations avant que ces dernières n'arrivent par les voies officielles. Un complice finit par avouer le mécanisme. Néanmoins, en mars 1837, les frères Blanc sont acquittés au motif qu'il n'existe pas de loi qui interdisent de recevoir télégraphiquement des informations quelque soit la nature. Cet arrêt aura pour conséquence la promulgation de la loi du 2 mai 1837."

1837 : “La cour d'assises de Tours vient de s'occuper de l'affaire des télégraphes. On se rappelle que des poursuites avoient été dirigées contre deux négociants de Bordeaux, les frères Blanc, à l'occasion de la transmission par le télégraphe de Tours à Bordeaux d'avis sur la hausse et la baisse des fonds à la Bourse de Paris. Plusieurs employés des télégraphes furent également poursuivis, et tous ils ont comparu à l'audience du 14. Les frères Blanc, qui sont jumeaux et d'une entière ressemblance, ont été défendus par Me Chaix-d'Est-Ange. Après plusieurs jours de débats, le jury est entré en délibération et a rendu un verdict d'acquittement, tout en maintenant pour les frères Blanc et le nommé Guibout. employé du télégraphe, des tentatives de corruption vis-à-vis des autres accusés. La cour les a en conséquence condamnés tous les trois aux frais du procès.
"


En 1845, le réseau métropolitain de 5000 km dessert 29 villes avec 535 stations.
L'invention de la télégraphie électrique par Samuel Morse précipite à partir de 1845 la disparition du télégraphe Chappe; la première ligne électrique Paris/Rouen est inaugurée le 3 juillet 1846; le déploiement sera ensuite très rapide.

 
"Le télégraphe optique a été quasi exclusivement affecté aux transmissions des autorités civiles et militaires, ce qui explique le luxe de précautions prises pour garantir le secret des correspondances et le rattachement des personnels aux ministères de la Guerre, de la Marine ou de l'Intérieur.
Les directeurs sont affectés au codage des dépêches et déchiffrage des messages, ils assurent les relations avec les autorités civiles et militaires du département et font partie des personnalités locales. Ils sont souvent diplômés de grandes écoles.
Les Inspecteurs sont responsables du déploiement, de l'entretien et de l'exploitation des postes. Ils supervisent à cheval 12 à 15 stations visitées au moins tous les mois pour apporter les salaires des personnels. Salaire équivalent à celui d'un sous-préfet.
 

 
Les stationnaires sont recrutés parmi la population locale, sans enfants, souvent illettrés; ils sont très isolés et les premiers exposés dans les périodes troubles.
Le règlement intérieur est très strict, et il est formellement interdit de confier son poste à quiconque ou de s'en éloigner pendant le service; deux stationnaires se partagent la permanence, qui commence à midi, se prolonge jusqu'au crépuscule, reprend au lever du soleil avec le même stationnaire, qui a obligatoirement dormi sur place et se termine par la relève à midi; l'aménagement du local est spartiate.
Le service est assuré dimanches et jours de fêtes, les congés sont limités aux raisons médicales, et les activités sont espionnées en permanence par les inspecteurs.
Ces conditions de travail n'empêchent pas la plupart des stationnaires de cumuler un 2e emploi (paysan, agriculteur, tisserand, cordonnier, ...) compte tenu de la faiblesse de leur rémunération."

La tour de Villegats était à vue de celle de Taizé-Aizie au nord et celle de Lonnes au sud. 
Sur les 4 cartes suivantes (1890) le point géodésique où (sinon près duquel) était installé le télégraphe est repéré en jaune (la RN10 en rouge).


- au nord : Taizé-Aizie, station de type tour carrée était située à 2 kilomètres à l'est sud-est de la localité, au lieu-dit "le Télégraphe", altitude proche de 155 m, à proximité du hameau d'Usseau. Il ne reste aucun vestige dans le champ. La carte IGN actuelle mentionne "le Télégraphe". Le poste correspondant au nord, "Civray", est à environ 12 kilomètres.
 


- au sud : Villegats est à environ 12 kilomètres. La station de type tour carrée était située au nord-est du lieu-dit "les Porcherons", point géodésique 133. Il ne reste aucun vestige. Si ce n'est le nom à l'est de la RN10 du champ (champ du télégraphe) dans lequel elle était érigée (voir flèche rouge carte ci-dessus).
 

Le poste correspondant au sud de Villegats est "Lonnes" à environ 6 kilomètres, à mi-distance entre Villegats et Fonclaireau. La station de Lonnes, qui se trouvait au nord du lieu-dit "des Petites Vignes", proche de la borne 129, a totalement disparu. Construite sur le bord sud de l'ancien "Chemin de Lonnes à Bayers passant par le télégraphe, entre les lieux-dits 'la Cape' et 'Bois de Saint-Galvert' ", elle est mentionnée sur le cadastre de la localité, feuillet B4, parcelle 695 en limite de la 694 et 696.
 

Le poste correspondant au au sud de Lonnes est celui de "Fontclaireau" à 6 kms.

En savoir plus (lire Le Picton n° 186 | Novembre Décembre 2007 - http://www.lepicton.com/) : l'article est repris par arhistel...  http://arhistel.poitiers.pagesperso-orange.fr/pages/Chappe.pdf

Puis le télégraphe se fit électrique
Le télégraphe semble avoir été installé à Villefagnan vers 1860.

 
Histoire des téléphones
Quelques dates importantes
- 1878 : Le premier central téléphonique manuel est mis en service. Il desservait 21 abonnés !
- 1885 : Invention du bottin (ou annuaire téléphonique). Le premier annuaire répertoriait environ 6000 noms et adresses d'abonnés de la région de Philadelphie.
- 1889 : Naissance du premier appareil téléphonique fonctionnant avec des pièces de monnaie.
- 1891 : Un entrepreneur de pompes funèbres invente le central téléphonique automatique permettant aux correspondants de communiquer directement sans passer par une opératrice.
- 1923 : Première apparition du cadran et adoption de la numérotation à 7 chiffres. En France, on passera à 10 chiffres en 1996.
- 1942 : Les relais hertziens permettent les transmissions téléphoniques par ondes.
- 1956 : Première liaison téléphonique transatlantique par câble, fruit d'une collaboration entre les États-Unis, le Canada et la Grande-Bretagne. L'utilisation de la fibre optique se généralisera dès 1988.
- 1979 : Le téléphone portable, ou téléphone cellulaire, voit le jour en Suède sous l'impulsion de la société Ericsson. Il utilise les ondes hertziennes dans des portions de territoire découpées en « cellules ».
- 1992 :  La téléphonie passe au numérique avec l'arrivée du GSM (pour Global System for Mobile Communications).
- Les années 1990 voient l'avènement des transmissions par satellite.

Il y eut le téléphone

En février 1885, grâce au chemin de fer et la station à Villefagnan, le télégraphe était installé.

Le 15 novembre 1894 a lieu, dans notre région, la création de la première ligne téléphonique inter-urbaine Angoulême-Mansle-Ruffec.

16 mai 1903, un appareil téléphonique est arrivé au bureau de poste de Villefagnan et reste en attente. Le conseil municipal demande à ce qu'il soit placé rapidement afin d'être utilisé par les commerçants et abonnés.

 




 
 
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