Peuchebrun

Pêchebrun (Puychebrun, Peuchebrun, Pèchebrun) appartenait à la famille noble des Chabot dont le logis a disparu. Cette usine, comme dit au XIXe siècle, était établie sur un bief dérivant provisoirement une partie des eaux de l'Osme. Il abrite deux meules, est en bon état de conservation. Une turbine a remplacé à la fin du XIXe siècle l'antique roue à aubes. Son axe se situe sur la limite exacte des communes de Longré et Paizay-Naudouin-Embourie. Après-guerre on lui ajoutera un moteur électrique.

Le moulin de Pèchebrun et son gîte rural
 

Pêchebrun (Puychebrun, Peuchebrun, Pèchebrun) appartenait à la famille noble des Chabot dont le logis a disparu. Cette usine, comme dit au XIXe siècle, était établie sur un bief dérivant provisoirement une partie des eaux de l'Osme. Il abrite deux meules, est en bon état de conservation. Une turbine a remplacé à la fin du XIXe siècle l'antique roue à aubes. Son axe se situe sur la limite exacte des communes de Longré et Paizay-Naudouin-Embourie. Après-guerre on lui ajoutera un moteur électrique.


Extraits d'actes...
Michel Chabot devient propriétaire du domaine de Péchebrun en 1847 suite à un partage de biens dans sa famille. Puis le moulin fut vendu par procès-verbal d'adjudication le 31 octobre 1847 à l'étude de Me Bonnisseau, notaire à Paizay-Naudouin, par Michel Chabot, ancien magistrat et propriétaire, demeurant à Fontenay-le Comte (Vendée) - par l'intermédiaire d'un mandataire, Louis né Colas Pommier – une partie du domaine de Péchebrun située en la commune de Longré. D'où ceci : «Le nommé Sauvignon (Francois Sauvignon meunier et cultivateur demeurant à Péchebrun en 1850), se rendit adjudicataire du moulin et divers autres immeubles parmi lesquels se trouvait un pré appelé «pré de gain». Prise de possession à la Saint-Michel 1848)».
A noter qu'il est précisé que la famille Sauvignon afferme le moulin de Péchebrun et la métairie depuis déjà de nombreuses années.

Le moulin de Péchebrun est alimenté par un cours d'eau (bief) qui paraît avoir été creusé de main d'homme, le cours d'eau est bordé dans une de ses parties par un pré (pré de Lafont), sur sa rive une digue (ou chaussée large de 3 m) est élevée de 50 cm au dessus du pré. Elle est destinée à permette le fonctionnement du moulin en retenant un volume d'eau suffisant.


Un autre pré (pré de La Font) situé sur Paizay-Naudouin, longeant le bief du moulin mais en laissant un chemin (chaussée de 3m) utile aux travaux d'entretien, sera l'objet d'un long différend et de procès.

Description du moulin en 1850 (tel qu'en 1847)
"Un moulin situé à Péchebrun commune de Longré, composé d'une chambre basse, d'un grenier au-dessus, un toit à côté, une autre chambre où se trouvaient deux roues, deux meules avec accessoires à l'usage de cette usine, une écurie, un fenil par dessus, une cour, un petit quéreau contenant 3 ares 25 centiares, confrontant du levant et du midi au chemin, du couchant au pré du moulin et du nord au cours d'eau et au pré gain."


Le moulin a été établi sur un bief dérivé de l'Osme qui passe (fond du cliché) selon une courbe et devant les vestiges d'un ancien logis.

L’Aume - orthographe actuelle de l’Osme - prend sa source en partie près du bois Trapeau à Ardilleux, en un lieu appelé le « Puits de l’Osme ».
«  (…) Au sud de la commune d’Ardilleux), couverte de prairies naturelles et d’un bois appelé « Bois Trapeau » inondé en hiver par les eaux qui jaillissent du puits de l’Osme (altitude 100 m) et vont en suivant une pente rapide - le faîte de ce coteau atteint 160 m d’altitude sur la commune de La Bataille. L’Osme a une autre source sur la commune de Bouin. Elle ne coule qu’en hiver en ce lieu (…). »
« L’Osme (Aume), ruisseau qui sépare la commune de Loubillé d’avec celles de Hanc et de Paizay-Naudouin (le pont de Maurepas sur le chemin de Loubillé à Hanc, touchant au chemin que l’on va du moulin de Maurepas à Bois-Vignault (terrier de l’abbaye des Alleuds, art. 64). Le pont est près de l’emplacement du moulin ; ce nom de Maurepas leur vient-il que parce qu’il n’avait pas d’eau qu’une partie de l’année, ne faisant par conséquent que peu de farine, qu’un maigre repas, ou bien avait-il été bâti par M. de Pontchartrain qui, au titre de seigneur de Chef-Boutonne, joignait celui de marquis de Maurepas ?
Pont de l’abbaye, pont sur l’Osme, desservant Bois-Vignault, appartenant autrefois à l’abbaye des Alleuds. Il y a été trouvé un gros de François II de Bretagne, 1458-1481 (Saint Louis institua en 1266 le « gros d'argent », ou sou d'argent(.
Le ruisseau du Péré, affluent de l’Osme, la Font-Merlot autre affluent qui alimentait le moulin du Chaumeau. La Petite Fontaine dont le cours rejoint celui de la Font-Merlot ; ces fontaines et ruisseaux tarissent l’été (…).
Cette jolie petite Aume prend donc sa source à Ardilleux et Bouin, à proximité de la ligne de partage des eaux des bassins de la Charente et de la Loire, versant sud. Elle faisait tourner antan les moulins de Puy-Chauvet et de Potonnier. L'Aume a une longueur de cours d'eau de 32,2 km.


Inondations Toussaint 1863
Voici les détails qui étaient transmis sur les dégâts occasionnés dans différentes parties du département par les inondations des 1er et 2 novembre :
«A Aigre, les maisons les plus voisines de la rivière ont été inondées ; les habitants ont été forcés d'en faire sortir leurs bestiaux ; au village du Fouqueure, les maisons, envahies par les eaux, ont dû être abandonnées par les habitants. La vallée de l'Osme est entièrement couverte d'eaux dont le cours est arrêté par la chaussée de la route départementale, et à l'écoulement desquelles ne peuvent suffire les ponts construits sur cette route. Au pont du Moulin-du-Château, comme à celui du Bue, l'eau dépasse de moitié la clé de la voûte. Les eaux de la Charente sont complètement débordées et elles menacent de rompre la chaussée entre la gare de Luxé et le pont de la Terne, par-dessus laquelle elles commencent à passer."

http://www.charentelibre.fr/2013/09/25/les-rivieres-du-bassin-aume-retrouvent-vie

Moulins de la Charente : http://moulinsdecharente.blogspot.fr/2010/10/vif-succes-de-la-ronde-des-moulins.html

Pour se reposer à Longré
Gîte à louer : http://loic.audrain.free.fr/

Le gîte du martin pêcheur : http://www.lacharente.com/Dormir/Locations-et-gites/Meuble-Le-Moulin-de-Pechebrun

Le dessinateur humoriste C. Lestin, de Loubillé (79) aurait aimé connaître Sandra Lebrun et Loïc Audrain ont enfin trouvé le moulin de leurs rêves. Ce site, maison pour 4 personnes, abrite un gîte rural avec piscine. Renseignements : 06 50 83 85 49 ou 05 45 30 74 20 Email : moulindepechebrun.com
 
Dans la presse :

Dimanche 10 octobre 2010, dans le cadre des journées portes ouvertes des moulins, Pêchebrun a invité le public à la visite de 10h à 19h. Une première qui laissait couler au fil de l'Aume de belles perspectives.
L'annonce : "De belles surprises attendent le visiteur. Et sans doute les nouveaux propriétaires du moulin qui ont hâte de faire des échanges sur l'histoire et les légendes locales. Pêchebrun appartenait à la famille noble des Chabot dont le logis a disparu. Cette usine, comme dit au XIXe siècle, était établie sur un bief dérivant provisoirement une partie des eaux de l'Osme. Il abrite deux meules, est en bon état de conservation. Une turbine Kaplan a remplacé à la fin du XIXe siècle l'antique roue à aubes. Son axe se situe sur la limite exacte des communes de Longré et Paizay-Naudouin-Embourie. Après-guerre on lui ajoutera un moteur électrique.
Sandra Lebrun et Loïc Audrain ont enfin trouvé le moulin de leurs rêves. Après une longue chasse, l'an passé avec leur deux enfants ils ont pu se poser sur ce site qui abritait des gites ruraux avec piscine. Le travail ne manque pas d'autant que ces jeunes dans la force de la trentaine ont décidé de profiter sur un hectare et demi des joies que procure au paysan un peu d'élevage et de jardinage. Sandra Lebrun, malgré ses origines parisiennes, préfère le poulet fermier. Et elle aime la faune et la flore des bords de l'Aume. Elle a prospecté les espèces endémiques. Elle a mis le nez au printemps dans de magnifiques fritillaire pintade ou «oeuf de pintade», espèce protégée. Dimanche, elles figureront dans l'exposition sur la faune et la flore locale qui cohabitera avec celle sur les moulins. Loïc Audrain a sorti sa caisse à outils pour aider sa compagne à remettre à neuf le gîte rural bientôt disponible à la location. Des chambres d'hôtes sont aussi au menu et avec les jardins sera créé un lieu de détente et loisirs. Afin de proposer des activités.

Le moulin de Pêchebrun est habité à l'année. Ses propriétaires sont ludographes - ils écrivent des jeux - et exercent cette profession à domicile. Loïc Audrain est né à Pau. Journaliste, il œuvre pour la presse spécialisée dans les jeux pour adultes, il s'escrime entre autres à concocter des mots croisés. Il signe Anoï ou Masseoalia dans Télé Star. Sandra Lebrun, maîtrise d'art plastique, a été la rédactrice en chef de Télé Star Jeux, et adjointe de celui des Schtroumpfs, ou de celui du Journal de Mickey et de Picsou. Aujourd'hui elle s'est mise au vert pour écrire et dessiner à Longré. Mais elle et son compagnon n'ont pas oublié leurs amis, des auteurs de BD notamment. D'où l'idée de les inviter dans cette belle campagne charentaise pour tester les produits du terroir dans une bonne auberge. Cette fête de la BD se déroulera le vendredi 10 décembre pour les enfants de l'école de Paizay-Naudouin-Embourie et alentours. Ils recevront le Pictavien Laurent Audouin qui travaille pour la publicité et l'édition jeunesse : La Tarte à la grenouille chez Milan, Le Rayon de la peur chez Magnard, Le Vidéomaniaque attaque pour J'ai lu jeunesse, etc.

Un moulin à vent de concerve  avec le moulin à eau

L'ancien moulin à vent de Ferret.

A A quelques kilomètres, à l'ouest, était le moulin (disparu) de Narçay (en Angoummois autrefois et aujourd'hui dans commune de Loubillé D&S).

 



L'escalier en pierre et un bout de meule...

(Extrait "Loubillé dans le temps" par Pascal baudouin et Patrick Ricard 2009)

LES MOULINS
Loubillé qui bénéficie de la force du vent et de quelques filets d’eau a vu des moulins à blé s’installer sur son territoire. Des moulins à eau à Chaumeau et Potonnier, des moulins à vent dont deux à Narçais, par exemple. Outre la mouture des bleds (nom commun des froment, orge, méture, etc.) pour faire la farine à pain, le meunier devait écraser le maïs destiné aux animaux. Avec le temps, et l’arrivée des minoteries, les derniers moulins ne se consacraient plus qu’à cette tâche.
Nous relevons sur la carte au 1/80000e de 1853 (secteur Saint-Jean-d’Angély sud-est) un moulin à eau (usine) à Chaumeau, un moulin à vent à la sortie de Narçay sur la route de Paizay-Naudouin, un deuxième un peu plus loin, un ancien moulin sur l’Osme sur une ligne allant de Narçay à Puits-Chauvet, un moulin à eau à Potonnier sur l’Osme.
Sur la carte de Cassini, 1768, nous observons un moulin à eau et un moulin à vent à Chaumeau, un moulin à eau à la hauteur de Puy-Chauvet, un moulin à vent à Narçay, deux moulins à vent à La Rochonnière dont un est ruiné. Mais cette carte n’a pas la réputation d’être absolument infaillible.


Les moulins dans l’histoire
Après les moulins à sang mus par les animaux, les esclaves ou les femmes, c’est la nature, en l’occurrence l’eau et le vent, puis l’énergie mécanique et électrique qui prendront le relais.
Le moulin à eau semble être apparu dès le troisième siècle au sud de la Gaule romaine. Au IXe siècle, ces moulins connaissent une forte croissance. Le moulin à eau est alors une source de richesse et les moulins, qui jusque là étaient exploités par de petites communautés villageoises, vont être alors pris en charge par les seigneurs ou construits et exploités par les monastères. Les habitants n’ont d’autre choix que de se rendre faire moudre leurs bleds à ce moulin contre redevance, c’est une obligation qui résulte du droit de banalité des seigneurs. Cette redevance se faisait sous la forme d’un prélèvement de un seizième sur les quantités à moudre.
Le meunier n’a pas le droit d’aller « chasser » sur les terres de ses collègues voisins. Son chasseron qui va chercher le grain chez le paysan et lui redonne en farine est placé sous haute surveillance.
Le moulin à vent est généralement associé à un moulin à eau lequel cesse de fonctionner en période de basses eaux et d’assèchement total du cours d’eau sur lequel il est établi. Il en allait ainsi aux moulins de Chaumeau.
Le moulin à vent apparaît en Europe vers 1080. En Poitou-Charentes au XIIIe siècle. Ce sont les croisés qui ont rapporté cette bonne idée, car ils avaient pu observer les détails de construction et en apprécier le fonctionnement en Orient. Au début, les ailes, le plus souvent au nombre de quatre, sont constituées d'une armature en bois supportant une toile tendue. Du chanvre à Loubillé. Le meunier oriente la tête du moulin selon le vent et déplie les voiles en fonction. Plus tard, en 1848, l’ingénieur Pierre Théophile Berton invente un système de planchettes orientables pour remplacer les voiles, ce système se règle de l’intérieur du moulin grâce à un ensemble de biellettes.
« Le vent, que seule jusqu'alors la voile utilisait, devient source d'énergie, et le moulin à vent, machine nouvelle, s'immisce dans l'histoire, dans un secteur que l'ordre féodal tout-puissant n'avait pas songé à contrôler. Que ce moyen de production ait été très vite pris en main par la féodalité, rien n'est plus normal dans la société occidentale dominée par les seigneuries. Le juriste inclura donc le vent dans les forces qui peuplent le fief, au XIIIe siècle. Mais la règle est loin d'être générale et variera selon les coutumes régionales dans la France d'Ancien Régime, sans grande unité ni homogénéité juridique ou linguistique. Avant 1789, la coutume de Normandie, selon laquelle « un moulin à vent ne peut être banal », s'oppose à celle du Poitou, qui affirme le contraire. »
Sous l’Ancien Régime, le meunier peut être propriétaire du moulin, il l’érige avec l’autorisation du seigneur moyennant paiement d’un droit. Après la Révolution, le moulin à vent devient entreprise libre, souvent rachetée par le meunier. Le moulin est encore le lieu de rencontre des hommes et des femmes. On y discute de toutes ses affaires, on y échange des nouvelles.

Leur rendement était faible, le meunier connaissait des périodes de chômage imposées par l'absence de vent. Avec la modernisation des moulins à eau et l’arrivée des minoteries, l'apparition de la minoterie industrielle et la généralisation de l'électricité dans les campagnes, l’imposition sur les moulins en tant qu’outil industriel - même s’ils n’était pas utilisés - ces géants ailés étaient condamnés. On leur coupe les ailes, au mieux on les recouvre de tôles pour en faire des silos à grain ou des poulaillers, voire des porcheries. Et ce sont souvent les derniers construits, après 1800, qui disparaissent les premiers. Les meules sont transférées vers un moulin à eau.

 




 
 
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