Les routes et leur histoire

Le code de la route
Louis XI, en fondant la Poste en 1464, créa, afin de pouvoir acheminer les courriers royaux, le premier grand réseau routier national. 
Sully eut la charge de grand voyer et mit en place les Ponts et Chaussées. La loi du 29 floréal An X prévoyait des amendes pour dépassements irréguliers. 
En 1851, obligation est faite aux véhicules de laisser libre la moitié de la chaussée et en 1852, les voituriers doivent allumer, à la tombée de la nuit, lanternes et falots. 
En 1899, la vitesse horaire est fixée à 30 km, même en rase campagne.
Le code de la route naît en 1921 avec des consignes particulières pour les cyclistes et piétons...


De Paris en Espagne
Au Moyen-Age, la route de Paris en Espagne était la plus fréquentée d’Angoumois.
Elle partait de Paris, rejoignait Tours et Poitiers, passait par Montjean et Villiers-le-Roux, Villefagnan, Tusson, Aigre, Gourville, Saint Cybardeaux, Villars, Marange, laissant Angoulême à sa gauche, puis Chateauneuf.
L’Etoile d’or, appelée autrefois le Chêne Vert, était le relais de poste assise de Villefagnan. Il jouxtait le logis dit "les Vieilles Tours", ancienne demeure des évêques de Poitiers.
La route postale passait devant cette ancienne demeure.
Plus au nord, se tenait un relais à Bannière de Montjean ; plus au sud, existait un relais également à La Font des Marais, commune d’Ebréon.



Mathurin de Villeneuve tenait la poste “assize” de Villefagnan en 1542. La famille Le Coq recueillait cette charge en 1582, avec pour maître de poste Jehan le Coq. Cette charge fut transférée aux Poitevin sous Louis XIV. Pierre Poitevin installé en 1664, fut succédé après décès par son fils Henri en 1693. 
Cette famille quittait Villefagnan en 1760, lors de l'instauration d'un nouvel itinéraire par Ruffec et s’installa au relais des Nègres.


Pour tout savoir sur cette route et les nouveaux relais de poste poursuivre en consultant les pages très documentées "ROUTES ET RELAIS DE POSTE" sur le site de Ruffec : http://gastronomeruffec.wifeo.com/

Histoire de la Poste (cliquer sur ce lien)
Les routes postales royales (cliquer sur ce lien)

Mémoires de Jean Hérault de Gourville, conseiller d'Etat... 1724
«Le lendemain, M. le prince m'ayant donné un ordre pour le gouverneur de Stenay tel qu'on le souhaitoit, et de l'argent pour mon voyage, je ne songeai qu'à mettre mon billet en lieu où il ne fût pas trouvé, en cas que je fusse arrêté par les chemins ; je l'enveloppai dans un parchemin, et le fourrai dans un panneau de ma selle. Étant parti en poste, j'appris par un gentilhomme de ma connaissance que je trouvai en mettant pied à terre à la porte de Villefagnan, et qui venoit d'Angoulême, que M. de Montausier étoit fort en colère contre moi de ce qu'on l'avoit assuré que j'avois voulu prendre des mesures pour le faire arrêter et mener à Bordeaux, lorsqu'il venoit dans son carrosse à Angoulême. Je continuai mon chemin, comptant d'arriver à Poitiers un peu de nuit, et après que j'y serois entré, de prendre sur la gauche, le long de la muraille, où il y a un chemin qui va rendre proche la porte de Châtelleraut, devant laquelle il y a quelques petites maisonnettes : mais voulant sortir de la poste de Chaunay, où j'avois pris des chevaux, je trouvai M. le marquis de Sainte-Maure, cousin germain de M. de Montausier, qui étoit entré, et qui avoit mis pied à terre avec six ou sept autres messieurs qui l'accompagnoient, dont je connoissois la plupart...»


Nota : Jean Hérault de Gourville allait d'Angoulême à Paris en voiture de poste. A Chaunay, il décida de continuer à cheval. Cet extrait montre toutes les possibilités qu'offraient les realis de poste.


Dans son mémoire sur l'Angoumois, Gervais évoque (page 236,237 et 238) le déplacement de la route postale vers l'actuelle RN 10 :

"Changement de la route de la poste.
Il fut proposé au commencement de l'année 1717 de changer la route de la poste du Poictou en Angoumois, depuis Chaunay jusqu'à Barbezieux, c'est-à-dire que le courrier de Bordeaux, qui a accoutumé de passer par Sausay, Bannières, Villefeignent, Aigre, Gourville, Saint-Cybardeaux, Villars-Marange, laissant Angoulême à la gauche en allant à Bordeaux, pour descendre à Châteauneuf, Nonnaville, et ensuite à Barbezieux, auroit passé par Limalonges, Ruffecq, manle, Pont-de-Churet, Angoulesme et Roullet, et de là à Barbezieux.
Pour établir l'utilité de ce changement, on faisoit voir qu'il y avoit trois postes et demie à gagner, s'en trouvant onze et demie dans cet intervalle de l'ancienne route, et n'y en ayant que huit dans la nouvelle proposée; et on ajoutoit que les chemins de cette dernière sont plus fermes et plus beaux que ceux de l'autre.
Les maires et échevins d'Angoulesme et les habitants du plat pays se joignirent à ceux qui avoient fait cette proposition et représentèrent de quelle importance il étoit que la poste passât par cette capitale de la province. Les officiers de justice et les négociants du dedans et du dehors de cette ville firent les mêmes remontrances ; mais de quelque utilité que parût ce changement pour le Roi et le public, il ne fut pas néanmoins goûté par M. de Torcy (Surintendant général des Postes), soit à cause de la difficulté du passage d'Angoulesme, ou parce que le pont de Mansle, sur lequel il falloit passer nécessairement, étoit alors emporté.
Quoi qu'il n'y ait pas tout à fait trois postes à gagner, comme on le supposoit, dans ce changement, il est cependant vrai qu'il y en a bien l'étendue de deux.
Les lieux de la nouvelle route par lesquels les courriers passeroient sont communément plus gros et mieux fournis pour les commodités de la course que ceux de la route ordinaire.
Il est vrai que la situation d'Angoulesme étant fort élevée et ses abords assez difficiles, le passage des courriers pourrait être retardé s'ils traversoient la ville ; mais en y établissant une poste, on supposerait d'en mettre le bureau au faubourg de l'Houmeau, qui est en- dessous, et de faire tourner le courrier par le chemin bas qui est au bout inférieur de la montagne, pour gagner ensuite le grand chemin de Roullet et Barbezieux, ce qui est très praticable.
La difficulté du passage de Manle étoit d'un objet plus important avant le rétablissement du pont, mais elle se trouve entièrement levée par la construction d'un nouveau (1725 pour 180 000 livres), qui vient d'être fini. Rien n'empêcheroit donc à présent un changement si avantageux, et il seroit à désirer que la Cour voulut bien l'ordonner."

La partie suivante a été tirée en partie et avec son autorisation de l'excellent ouvrage du Docteur Sauteraud, Villefagnan, son Histoire. Qu'il soit remercié de cet excellent travail.
Le 20 août 1760, le conseil d'administration de la ferme des postes autorise le changement de la route au cours de sa séance du 20 août. En 1760 donc, après un important reconditionnement des routes au nord de Poitiers, il fut décidé pour le sud de cette ville, et jusqu’à Bordeaux, un déplacement vers l’est de la route de la poste. Deux itinéraires se concurrençaient : la route de Lusignan vers Saintes et celle de Vivonne rejoignant Villefagnan.

Un ancien projet daté de 1715 voulait faire passer la route de Poitiers à Bordeaux par Chef-Boutonne, abandonnant ainsi l’itinéraire par Lusignan. Sur l’impulsion de Turgot, en 1760, afin de desservir Ruffec et surtout Angoulême, la route royale venant de Poitiers, Vivonne puis Chaunay, fut retracée par Ruffec, Mansle et Angoulême (port de l’Houmeau), puis Barbezieux pour aller à Bordeaux. Une ligne de poste allait desservir Villefagnan à partir de Ruffec en direction de Chef-Boutonne, avec un relais à la Faye, Villefagnan (Etoile d'Or) et Embourie. La route Villefagnan-Ruffec fut retracée à la fin du XVIIIe siècle.


A la veille de la révolution, les routes de la région sont dans un état de délabrement complet. Villefagnan n’a jamais mieux mérité son surnom de “Villefagnouse”. A noter que dans les textes anciens, l’orthographe était “Villefaignan”. Il me serait trop facile de parler de rapport de cause à effets (en fait, il était l'usage à cette époque d'insérer entre le "a" et le "g" un "i"). Nous savons cependant parfaitement que l’origine du nom Villefagnan semble tout autre -- ville des “fayen” ou hêtres -- et que l’orthographe n’obéissait pas encore à des règles rigides. Les cahiers de doléances à notre disposition déplorent tous le mauvais état des routes de la région. D’ailleurs, la baisse d’activité des foires de Villefagnan notée à cette époque semble corroborer ce fait.
La route départementale RD 740 relie Ruffec à Villefagnan. Elle a été construite à la fin de l'ancien régime, en 1788, sous une impulsion lancée par Turgot, Intendant de la Généralité de Limoges de 1761 à 1774 et ordonnée par le dernier Intendant, Meulan d'Ablois. 
Le cahier de doléance de la Faye (8 mars 1789) nous révèle une information de la plus haute importance : la construction de cette route avait été entreprise l'été précédent, en 1788 : "Art 2. La grande route qui vient d'être commencée (et cela dans le meilleur de son terrain) n'ayant servi qu'à son détriment, étant absolument inutile puisqu'elle n'a aucune issue pour sa commodité, faite par l'ambition et la haine d'un intendant qui n'a même pas respecté la saison où les blés mûrs lui promettaient un dédommagement momentané, fait le second sujet de ses plaintes."

Le gouvernement de Louis-Philippe a compris très vite l'intérêt et l'importance de la route (même si parfois il ne s'agissait que d'intérêt militaire : les routes stratégiques). Avant de réglementer la circulation par l'ordonnance du 15 février 1837, ce gouvernement s'attacha au classement des routes et à l'analyse des travaux à entreprendre (loi du 14 mai 1836). Cette même loi du 14 mai 1836 réglait la question des chemins vicinaux en leur apportant un statut et des ressources.
C'était là, le point de départ de l'amélioration du réseau routier rural. 
Cette logique apportait dès 1850 à la Charente le chemin de grande communication n°26 qui relie Ruffec à Montjean et le n°27 (future RD 27), dit de Sauvagnac à Villefagnan, desservant dans le canton : Salles-de-Villefagnan, Tuzie, Courcôme, Raix et Villefagnan.
Ensuite, une prolongation de cette route allait desservir Empuré, Embourie et rejoindre Chef-Boutonne...


Route départementale RD740

Ruffec aurait pu devenir un important carrefour routier
Prévu N° 6. 36 pieds de largeur. Du Languedoc à Nantes par Figeac, Beaulieu, Tulle, Uzerche, Limoges, Saint-Junien, le Pont-Sigoulant (commune de la Péruse en Charente), Ruffec, Chef-Boutonne et Niort.
Cette route serait peut-être une des plus importantes du royaume et en même temps de la province. Elle joindrait la Méditerranée à l’Océan. Elle formerait entre ces deux mers la communication la plus courte et la plus directe. Elle traverserait tout le Languedoc, le Rouergue, le Bas-Limousin, une partie de l’Angoumois, le Poitou et la Bretagne. Le commerce des deux mers se fera un jour par le secours de la navigation, excepté pendant la guerre, mais les négociants qui voudront aller de Marseille à Nantes, à Lorient et autres ports de la Bretagne et de la Basse-Normandie suivront cette route.
Elle traverserait le Limousin dans sa plus grande largeur et établiraait une circulation intérieure des objets de subsistance entre le Rouergue, le Haut et le Bas Limousin et le Poitou.
La route n’est qu’en projet. Qu’en a-t-il été exécuté ? Tout, sauf la portion de Pont-Sigoulant à Ruffec. Elle a pourtant été amorcée et à la largeur prévue à partir des «Quatre-Vents», entre le Pont-Sigoulant et les Tuilières, aboutissant au Petit-Madieu. Elle n’a pas été continuée comme prévu.
Des difficultés sont apparues au pont de Condac et à Nanteuil.

Mais la partie reliant Ruffec à Villefagnan fut construite à partir de l'été 1788 (Lire Cahiers de déolances de La Faye). En 1792, cette
future RD 740 n'était pas terminée puisque :

La continuation sans doute, la perfection certainement pas : on devine qu'il s'agit de la portion comprise entre le village de Sonneville et le sommet de côte au nord du village de Chassagne. Des virages et des lacets qui laissent entendre que les constructeurs de cette route se sont contentés de suivre l'ancien chemin.

A l'ouest du chef-lieu de canton, il fallut attendre 1840 environ pour voir Villefagnan relié à Chef-Boutonne (http://pioussay.wifeo.com/routes-rn7.php).

 


Route départementale RD27
Un chemin de traverse

Le canton de Villefagnan compte des routes d’importance variable. Ainsi, l’axe Ruffec-Longré par Brettes était aussi d’importance. En effet, après aménagement, il a permis de relier Villefagnan rapidement à Ruffec, après 1760, lorsque la route postale fut dérivée sur Ruffec. (travaux en 1788)
Une ancienne route existait, parallèle et  immédiatement au nord de l’actuelle. Elle reliait Villefagnan à La Faye par Boismorin.
 

La route départementale 27 fut construite pour assurer la communication entre l'est et l'ouest du département de la Charente.

Le gouvernement de Louis-Philippe a compris très vite l'intérêt et l'importance de la route. Avant de réglementer la circulation par l'ordonnance du 15 février 1837, ce gouvernement s'attache au classement des routes et à l'analyse des travaux à entreprendre (loi du 14 mai 1836). Cette même loi du 14 mai 1836 réglera la question des chemins vicinaux en leur apportant un statut et des ressources.

Ce sera là, le point de départ de l'amélioration du réseau routier rural. Cette logique apportera à la Charente le chemin de grande communication n°27 (future RD 27), dit de Sauvagnac à Villefagnan.

De nombreuses propositions se firent jour. Chacun veut que la route traverse son village, son bourg ou sa commune, pour ne pas dire sa circonscription électorale. Verteuil et Ruffec veulent ne pas être oubliés, arguant de la facilité ensuite d’établir une liaison avec les Deux-Sèvres par Montjean et Sauzé-Vaussais. Ce choix n’est pas pour autant celui du Préfet. 
De nombreux conflits dans la section allant de Chasseneuil à certains bourgs de la région de Mansle, finalement, on tracera cette route comme prévu avec au sein du canton de Villefagnan un axe principal : Salles, Courcôme, Raix et Villefagnan.
A l’annonce du projet d’établissement d’une route devant relier Sauvagnac à Villefagnan, les communes situées dans la zone traversée entreprennent de faire connaître leur avis, comme d’ailleurs demandé par le Préfet.

Chacun souhaite être relié le plus directement possible aux bourgs voisins en insistant pour obtenir la traversée de son propre bourg même si le bourg voisin doit être quant à lui contourné... “Ce qui est bien pour nous, ne l’est pas forcément pour autrui”
Les combats ne sont pas inexistants au sein de notre canton. Des guerres éclatent à Salles-de-Villefagnan qui exige d'être traversée. 
L’assiette de la route au niveau de Courcôme peut également se discuter et générer quelques heurts.
Villefagnan ne semble pas être trop exigeant et accepte logiquement un raccordement aux environs du village de Sonneville.

Tuzie mérite particulièrement notre attention, d'étant battu avec fermeté pour obtenir le désenclavement de son bourg par le passage de cette route sur son territoire. La commune de Tuzie est issue du découpage arbitraire du département en communes, en 1791. En général, les communes s’inscrivent dans l’espace territorial des anciennes paroisses. Cependant, ce n’est pas le cas de Tuzie, issue de parcelles de terrain, prélevées sur plusieurs paroisses.Tout sera fait pour cela, et dans un premier temps, afin d’éviter de grands travaux, le CD 27 doit le plus possible emprunter les anciens itinéraires.
Toutefois, entre Salles de Villefagnan et Courcôme, il faut traverser de nombreux marais, et, de façon à élargir le chemin existant, abattre de nombreux noyers.
Les rives du Bief, plutôt marécageuses, sont alors occupées par des chènevières (marais à chanvre). Donc, de façon à éviter cet itinéraire et à desservir utilement Tuzie, il sera proposé de faire passer le CD 27 plus au nord.

L’expropriation des terrains
Le maire de la commune de Raix, Pierre Brothier, participe activement à l’opération d’expropriation des terrains situés sur sa commune. En effet, il est désigné à cet effet par le conseil municipal (en accord avec le préfet). Cette expropriation collective ne génère pas trop de différents. En effet, tous à Raix sont convaincu de l'intérêt de cette nouvelle voie quant à son impact sur la bonne santé des foires du 17 de chaque mois. Le conseil municipal émet donc un avis hautement favorable le 16 décembre 1838. Le chemin de grande communication n° 27 va faciliter le déplacement des marchands, chalands et clients vers les champs de foires et les auberges de la commune.

Les actes de vente des terrains
Le 25 mai 1839 (acte n° 205), le notaire de Villefagnan, Louis Bouquet Bellavaud dresse les actes d’achat des terrains.
57 propriétaires cessionnaires sont consentants pour une somme totale de 2559,65 francs. A ces cessionnaires volontaires s’ajoutent 5 autres propriétaires non consentants et non présents pour une somme de 288 francs. La valeur totale des terrains (cours, jardins, vignes et champs) à acquérir est donc de 2847,65 francs. La commune s’engage à payer lesdits propriétaires en six paiements égaux étalés du 1er janvier 1840 au 1er janvier 1846.

Les travaux
Les travaux peuvent débuter en 1849. Le chemin de grande communication n°27 se profile sur la carte d’Etat Major (Section de St Jean d’Angély, édition 1852, échelle 1/80000).
On devine à l’examen de cette carte que son extension se profile alors à l’ouest de Villefagnan en direction de Chef-Boutonne. Un moulin à vent va d’ailleurs disparaître entre Empuré et Embourie.
De nombreuses difficultés doivent être “aplanies” quant au nivellement entre Courcôme et Tuzie. Puis, en 1847, s’esquisse le projet de voie de chemin de fer Paris-Bordeaux.
Quelques alignements
1857 : plan d’alignement (Salles de Villefagnan) en vue de faire passer la route à son emplacement actuel devant la salle des fêtes.
1870 : plan d’alignement sur Raix en vue élargir le carrefour devant l'école (non réalisé)
1914 : nouveau plan d’alignement à Raix et Salles-de-Villefagnan.

L’alignement du CD27 à Raix
En 1870 un plan d’alignement du CD27 dans sa traversée du bourg de Raix est établi. Ce plan ne sera pas mis à exécution.
Avec l’avènement de la III° République vient l’heure de l’érection de mairies-écoles. Raix n’échappe pas à la règle et fait construire cet édifice à l’angle que forme la route de Raix-La Faye avec le CD27.
Peu d’espace est disponible à l’avant de cette construction. Aussi, quant en 1913, les Ponts et Chaussées tentent de réaliser le plan d’alignement de 1870, des difficultés surgissent. Le projet de cour de récréation devant la mairie va devoir être abandonné. Cependant, l’inspecteur primaire réclame cette nouvelle cour avec insistance en raison de l’insuffisance de celles déjà existantes. Le conseil municipal de Raix va devoir adresser de nombreuses suppliques au Sous-Préfet de Ruffec afin de modifier ce plan d’alignement en vue de conserver l’espace prévu pour cette cour de récréation. Le plan d’alignement sera modifié et approuvé en 1914...




 
 
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