Le jeu de rampeau

Michel Gatineau raconte...
«En 1941, ici, on s'ennuyait, il n'y avait pas de fêtes, c'était la guerre. Le quartier général des jeunes, c'était le village de La Place qui possédait deux bistrots, chez Proust où était fixé le siège social de l'Espérance et chez Gourdon. Deux bistrots qui possédaient chacun un jeu de rampeau...
Clichés Pascal Baudouin (Ballade de Pailleroux 2003)

Derniers coups de rampeau à la ballade de Pailleroux (Villefagnan).

 
Définition du terme "rampeau".  A ne pas confondre avec la courte-boule qui se joue encore à Lupsault (16). Le rampeau serait un jeu poitevin, selon Yvon Pautrot du CG86.
Le rampeau ravit le photographe Yohann Bonnet.
 

Attention : ne pas confondre le rampeau du Poitou-Charentes (et certaines règles locales) avec le rampeau du grand Sud-Ouest : ici, autour de Ruffec, trois quilles (à découvrir ci-dessous) ; plus au sud, "l'ancètre du booling" dit-on...


Le jeu de rampeau devant la mairie de Theil-Rabier dans les années 70.

Dans le Nord-Charente
A Villefagnan et alentours (source : Roger Orvain), on installe un jeu de rampeau de la façon suivante : une piste, un bas-flanc latéral (à gauche de la piste en principe) contre lequel seront alignés trois quilles, et un second en butée de piste face au joeur. A celà s'ajoutent trois quilles en bois de 40 cm de hauteur, de 8 à 10 cm de diamètre, puis une boule en acier d’environ 1 kg, une grosse planche pour l’alignement des quilles, enfin il ne faut pas oublier d'apporter un jeu de 32 cartes.

Le joueur qui abat seul le plus de quilles remporte la partie et gagne les mises (même si les jeux d’argent sont interdits). Le responsable de jeu mène la partie. Chaque joueur choisit une carte (d’où intérêt du jeu de 32 cartes) pour s’identifier et mise (souvent, la mise initiale allait de 20 à 50 centimes).

Un jeu de cartes, et des petits sous...


1er tour
A tour de rôle, chaque joueur est appelé par la carte qu’il a choisi (les cartes sont mélangées avant le début du jeu) et lance sa boule pour abattre les quilles. Lorsque tous les joueurs ont effectué un lancer, deux cas sont à envisager :
  • 1er cas
    • Un seul joueur abat 3 quilles, il remporte la partie.
    • Un seul joueur abat 2 quilles et les 3 quilles ne sont pas abattues, il remporte la partie.
    • Il en est de même s’il n’y a qu’une quille abattue par un seul joueur.
  • 2e cas : X joueurs abattent 3 quilles ou 2 quilles ou 1 quille.
  • Les joueurs qui ont abattu le plus de quilles poursuivent.
  • La mise globale est divisée par x pour définir une mise complémentaire.
  • La partie se poursuit par un tour complémentaire.
2ème tour
  • Les joueurs éliminés au tour précédent peuvent poursuivre la partie en remisant la mise complémentaire ;
  • Les joueurs font un nouveau lancer à l’appel de leur carte d’identification  ;
  • les 2 cas évoqués précédemment s’appliquent de nouveau.

La partie se poursuit autant de tours qu’il est nécessaire pour arriver au cas n°1.




Les trois quilles sont alignées, le ramasseur (relanceur, etc.) est à son poste, prêt !


Bel élan !


Trois quilles tombées, chapeau ! Faudra donner la pièce au ramasseur...


Le ramasseur renvoie la boule pour le suivant (et les suivants).










Y'en a une !


Nouveau tireur : et de deux ! "Il n'a pas fait lunette"...



 
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